‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 126 sur 228 · MÉNAGE · texte numérisé non relu

MÉNAGE

— Si vous vouiez être heureux en ménage, tâchez de vouf bien asiortir. Si qiAâ voles apte nvtberef nuhe pari, Ovide.

— Il serait daogereux que votre femme aimât le luxe et la lépense qui sont la ruine des familles. « Qu'on ne m^en parleras, dit Montaigne; selon que Texpérience m'en apprit, |e «qaiers d'une femme mariée, au-dessus de toute autre vertu, a vertu économique ; c^est sa maltresse qualité, et qu'on doit hercher avant toute autre chose; comme le seul douaire qui ert k ruiner ou sauver nos maisons. Mulier domi damnum est (Ut salus, » Prenez donc une femme qui aime l'ordre et l'arangement, et qui soit ménagère, mais sans avarice ; car une emme avare est ordinairement méchante et querelleuse. Avec me femme économe la dot grossit tous les jours, tandis [Q'avec une femme qui ne se refuse rien, toutes les riches accessions sont mangées avec la dot avant qu'elles arrivent, i le vieux patrimoine est bientôt entamé.

L'abbé Blanchard.

— Les vertus de ménage sont d'autant plus difficiles, qu'on* n a plus besoin. Chabron.

— La plus utile et honorable occupation à une mère de amille, c'est la science du ménage. J'en vois quelques-unes Tares; de ménagères fort peu. Montaigne.

— Il ne peut y avoir dans une femme de science plus utile t plus agréable pour un mari que l'art de plaire par les occupations domestiques. C'est de ces petites vertus que l'amour Dème tire sa plus grande force. Omphale file; Hercule est ainco. Bernardin de Saint -Pierre.

— L'iionneur du ménage n'est jamais mieux gardé que inand la femme en garde aussi la caisse ; — le cœur dort lans l'ivresse de la vanité. Lemontet.

— Les soins domestiques sont l'occupation naturelle des emmes, et il n'est pas sans danger, pour elles, d'en dédaigner locun. Je ne répondrais pas de la vertu de celle qui les a pris ^ dégoût. Laténa.

— Le signe le plus assuré du vrai contentement d'esprit est • vie retirée et domestique, et l'on peut croire que ceux qui root sans cesse chercher leur bonheur chez autrui, ne l'ont !H)int chez eux-mêmes. J.-J. Rousseaf.

— Tout homme qui se platt dans sa maison, aime sa ^^mme; et si l'homme est heureux chez lui, sa femme Test (Rssi. Le hAu.

— Le caractère de l'homme s'abaisse et celui de la femme (^ennoblit dans les soins minutieux des détails domestiques.

LAliNA.

"^ Qu'est-ce qu'un bon ménage aujourd'hui? un mari trompé qui ne s'en doute pas, ou bien une femme malheureuse

qui souffre et ne dit mot. Cela ne se voit que trop souventi hélas! mais cependant, et j*aime k le dire :

Je connais quelques bonnes âmes Qui, Conservant les mœurs de l'âge d'or» Dans Paris affichent encor La sottise d'aimer leurs femmes ; Et qui, d'un chaste hymen respectant le saint nœad, Près d'une épouse tendre et sage.

Trouvent l'amour dans leur ménage, Et le bonheur au coin du feu. A. B.

— Beaucoup de ménages d'aujourd'hui ne sont que la parodie du gouvernement constitutionnel de notre époque, oùleroi règne et ne gouverne pas. M"* de Girardis.

— Lorsque la lune de miel est passée, il arrive assez souvent que les ménages les plus heureux sont les ménages à quatre. Balzac.

— Quand une femme dédai<zne de raccommoder les chemises de son mari, on peut en augurer qu'elle se complaît à repriser les chaussettes de son amant. Ck>isiiEBSON>

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