‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 135 sur 228 · OCCASION · texte numérisé non relu

OCCASION

— En amour, l'occasion est semblable à une bouteille qû échappe des mains, si on ne la saisit par le col; mais d'autres fois elle est comme l'anguille : souvent à force de la presser, elle glisse et disparaît. Bacok.

-— Amants, la bonne heure ne sonne

A toutes les heures du jour.

J'ai lu dans l'alphabet d'amour

Qu'un galant près d'une personne

N'a toujours le temps comme il veut :

Qu'il le prenne donc comme il peut.

Tous délais y font du dommage. La Fontaine.

— Il n'y a que la fuite de l'occasion qui puisse rendre honnêtes femmes, celles qui ne le sont pas par tempérament. Mais hélas ! la complaisance donne souvent ce que le tempéranieat refuse, et le tempérament ne refuse pas longtemps ce que la complaisance accorde. Rochebrone.

— En amour, il est plus aisé de se soustraire aux occasions que de s'en bien tirer. M*"* de Rieux»

— Tout ce que les femmes peuvent raisonnablemeqt promettre, c'est de ne pas chercher les occasions. Létis.

— Les femmes pardonnent quelquefois à celui qui brasqae l'occasion, mais jamais à celui qui la manque. Adriek Dcpoî*

— L'occasion est comme un fruit qu'il faut cueillir, lorsqa*ii est mûr ; une fois tombé de l'arbre, on ne l'y rattacha l^lui. Ph. db Vahemhi»

Ed amour, ce sont moins les occasions qui nous man« , que nous qui les manquons. ***

— II est d'heureux moments, des moments où le cœur, ist ouvert sans défense et n'attend qu*un vainqueur; tfais il faut les saisir, il faut qu'on les épie : L'occasion est une, et veut être ravie. Dopatt.

Le plus malin de tous les diables, celui qui tente toutes mmes, c'est le diable qu'on nomme Occasion. Wiéland. Les occasions qui nous rendent fragiles, ne font que nous :er combien nous le sommes. M"* de Choiseul.

OOCUPATIOBT.

L'amour est l'occupation des désœuvrés. Diogène.

Il n'y a point d'occupations plus convenables aux femmes elles qui les obligent le moins à sortir de leur maison.

Le P. DU Bosc.

La femme n'a jamais qu'un horizon borné ; les murs de ison conjugale le mesurent. M*"* de Staël.

Ck)mbien la femme qu'on croyait la plus réservée, fait nges révélations à son amant, lorsqu'elle s'est abanie! Que de savoir elle a sur les plus secrets mystères de ar! Elle connaît même jusqu'au langage de la débauche, mr est l'unique occupation, le premier intérêt des femmes, l'échappe à leur active et pénétrante curiosité. Meilhan.

Une des principales occupations des hommes c'est de sr les femmes. Lacretelle.

Certains ouvrages qui n'occupent que les doigts, sont en e faveur auprès des femmes. Pendant six ans, toutes les es, sous prétexte de broderie anglaise, ont passé leur vie à des trous dans le linge. La broderie et la couture sont des ations hypocrites qui permettent à Tesprit des femmes r courir la prétantaine, tandis qu'elles ont l'air d'être ver> iment assises au sein de leur ménage, où il n'y a en réalité

corps inerte. Pour son mari, une femme qui brode est absente que si, à califourchon sur un manche à balai, en était allée un samedi soir baiser l'ergot de messire as. La main est là qui coud, qui brode, qui ourle, mais it est parti au sabbat. Le mari est comme le geôlier qui soigneusement et avec sécurité un traversin coiffé de nuit

prisonnier évadé a mis adroitement dans son lit.

Alphonse Kau« 23'

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