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Ainsi, bien faire ce qu'elle fait n*e8t que le seeond des sm d'une femme : le premier doit être toujours de le faire propnment. J--J* Rousseau.
' — Corset et jupon blancs, bas toujours bien tiré.
Petit pied dans mule gentille , Sont plus appétissants qu'un objet décoré
De tout ce qui frappe et qui brille.
Non, non, l'ajustement avec art arrangé, Les plus beaui ornements, la plus ricbe pamre,^ N'ont pas l'attrait friand d'un joli négligé Où la propreté semble embellir la nature. Pahabd.
— La propreté est la toilette de la vieillesse. M"* Neckei.
— Une jeune femme malpropre donne du dégoût à qai II regarde, et fait honte à qui la possède. Adolphe Ricabd.
— Une femme malpropre n'est pas une femme, c'est un monstre. Rétif de la Bretonne.
— Une femme malpropre est rarement une honnête femme. On fait peu de cas de l'estime des autres, quand on en a si peu pour soi. Adolphe Ricabd.
PROSTZTUTION.
— La prostitution n*est pas un crime, c'est un supplice.
L'abbé Constant.
•^ La prostituée :
C'est la fille de taverne,
La fille qui boit du vin bleu , Qui veut dans son amant un bras qui la gouverne ,
Un cœur de fer, un œil de feu ; Et qui , dans son taudis, sur sa couche de paille,
N'a d'amour chaud et libertin.
Que pour l'homme hardi qui la bat et la fouaille
Depuis le soir jusqu'au matin. Auguste Babsieb.
— Quand on voit* de malheureuses femmes, dépouillant toute pudeur, agacer effrontément les passants et* ne conserver de leur sexe que la passion la plus brutale, le cœur et les sent se révoltent ; les plus doux plaisirs de la nature sont enlaidis, ils perdent tous leurs attraits, et l'on ne conçoit pas qu'il 7 ait des hommes assez vils pour les rechercher. Labouisse.
— Pauvreté ! Pauvreté ! C'est toi la courtisane. C'est toi qui dans ce lit a poussé cet enfant
Que la grâce eût jeté sur Tautel de Diane!.... G*est toi qui, chuchotaDt daus le souffle du veut. Au milieu des sanglots d*une insomnie a mère, Est venue un beau soir murmurer à sa mère : Ta fille est belle et vierge, et tout cela se vend ! Pour aller au Sabbat, c*est toi qui Tas lavée, Comme on lave les morts pour les mettre au tombeau; Cest toi qui, cette nuit, quand elle est arrivée. Aux lueurs des éclairs, courais sous son manteau !
Hélas ! qui peut savoir pour quelle destinée, En lui donnant du pain, peut-être elle était née ? D'un être sans pudeur ce n'est pas là le front. Rien dMmpur ne germait sous cette fraîche aurore. Pauvre fille! à quinze ans, ses sens dormaient encore; Son nom était Marie, et non pas Marion. Ce qui Ta dégradée, hélas ! c'est la misère , Et non Tamour de Tor. — Telle que la voilà, Sons les rideaux honteux de ce hideux repaire, Dans cet infâme lit elle donne à sa mère, En rentrant au logis, ce qu'elle a gagné là.
Vous ne la plaignez pas, vous, femmes de ce monde T Vous qui vivez gatment dans une horreur profonde De tout ce qui n'est pas riche et gai comme vous ! Vous ne la plaignez pas, vous, mères de familles, Qui poussez les verroux aux portes de vos filles. Et cachez un amant sous le lit de l'époux! Vos amours sont dorés, vivants et poétiques; Vous en parlez du moins, — vous n'êtes pas publiques.. Vous n'avez jamais vu lé spectre de la Faim Soulever en chantant les draps de votre couche, Et, de sa lèvre blême effleurant votre bouche. Demander un baiser pour un morceau de pain.
Alfred de Musset.
— Partout où le corps se livre avant que le cœur se donne^ 18 un palais comme dans un bouge , il y a prostitution ; et t mariage sans amour est la prostitution consacrée.
Charles Lbkeslk.