‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 16 sur 228 · AMOURETTE · texte numérisé non relu

AMOURETTE

— Un habitué du café Procope disait un jour à Piron : — Pourquoi donc, au \ku de courir la brune et la blonde, n'êtesvous pas assez sage pour vous contenter d'une seule maîtresse f — Mon ami, lui répondit le poëte :

Pour satisfaire à tous mes vœux,

C'est trop peu que d'une amourette;

Je fais tour à tour les doux yeux

A la vestale, à la coquette;

Voilà le sort le plus heureux

Où l'homme, h mon gré, puisse atteindra:

La vestale allume les feux,

Et l'autre sert à les éteindre.

r— Malgré les oatrages du temps, on se souvieDt toujours irec plaisir des amoure^ttes de son jeune âge : C'est le parfum de rionocence qui nous suit jusqu'au tombeau.

Adolphe Ricard.

Bien des jours ont passé depuis cette journée, Hélas ! et bien des ans. Dans ma quinzième année. Enfant, j'entrais alors ; mais les jours et les ans Ont passé sans ternir ces souvenirs d'enfants; Et d'autres jours viendront, et des amours nouvelles Et mes jeunes amours, mes amours les plus belles, Dans Tombre de mon cœur, mes plus fraîches amours. Mes amours de quinze ans refleuriront toujours. Brizeux.

— Un oncle disait à son neveu qui maudissait à Clicby les fredaines qui l'avaient fait incarcérer dans cette prison : — Pourquoi diable ! aussi, vous êtes vous amouraché de la première venue? — Pourquoi, mon oncle? Eh ! mon Dieu! c'est bien simple, répondit le prisonnier, c'est parce qu'elle est venue la dernière. A. R.

AKOUBEUX.

— L'homme amoureux suit la femme, comme le taureau suit te sacrificateur. Salomon.

— Il est impossible d'être amoureux et sage en même temps.

Bacon.

— A force de parler d'amour on devient amoureux ; il n'y a rien de si aisé : c'est la passion la plus naturelle à l'homme.

Pascal.

— Il faut tout pardonner aux amoureux ainsi qu'aux gens des petites maisons. M*"* db Sévignb.

Les amoureux ne s'ennuient jamais de parler d'une même rbose, pourvu que l'intérêt de la personne qu'ils aiment s'y inmve mêlé. M*"* de Sartort.

— Les amoureux sont comme les petits enfants ; il ne fau iioe les bercer un peu pour les endormir. Saint-Évremont.

^ En amour, ceux qui feignent d'être amoureux réussissen beaucoup mieux^que ceux qui le sont véritablement.

Ninon de Lenclos.

— Un honnête homme peut être amoureux comme un fou, Duds non pas comme un set. La Rochefoucauld.

— Les plus sages conseils, les meilleures leçons,

A gens bien amoureux, Monsieur, sont des chansons.

OUINAULT.

«* On ne peut empèchor un homme d'être amoureux, malf Il ne prend guère le titre d'amant qu*on ne le lui permette.

Diderot.

— Blâmer un jeune homme d'être amoureui, c'est reprocher à quelqu'un d'être malade Diiclos.

— Un homme amoureux est un homme qui veut être plus aimable qu il ne peut, et voilà pourquoi presque tous les amoureux sont ridicules Champfort.

— La moins coquette des femmes sait qu'on est amoureux d'elle un peu avant celui qui en devient amoureux.

Florian.

— Ce qui flatte le plus une femme, c'est de voir amoureux d'elle seule, un homme dont beaucoup d'autres femmes sont amoureuses. Kochkbrunë.

•^ L'homme d'esprit, amoureux, n'est presque jaknais satisfait : la finesse de sa vue est un obstacle à son bonheur : un mot qui échappe à sa. mntlresse, un regard qu'il lui surprend, un son de voix qu'il interprète, mille nuances imperceptibles, tout suftit pour le troubler dans ses espérances . et lorsqu'il jouit du plus tendre amour, son esprit le poursuit encore : il tourmente sou cœur par les disliuctions les plus subtiles ; il doute m c'est lui qu'on aime ou si c'est soi qu'on aime en lui ; il craint d'être aimé parce qu'il aime, et non par le charme d'un ascendant invincible. Il analyse l'amour, et ses doucciif s lui échappent — Le s t eu jouit sans être aimé. Il croit taire sur les femmes U sensatiuu rapide qu'il fait sur lui-mêmis. Son cristallin, heureuseineut ccinstruit , rassemble dans son foyer tous les rayons divergents, et lorsqu'à peine il est aperçu, il se croit l'objet 4ics regards du monde; il se croit aimé, parce qu'il est aimable, parce qu'il esi un sot, et sur cette base inébranlable son bonheur est élevé. N'en soyons donc jamais en peine, le sot fut un amant heureux, le .^ot es: mari tranquille; et comme tout lut tourne en bien, s'il lui arrive d'être c..., comme il est possible, il Test avec une béatitude à laquelle l'amant fortuné porté envie. Si vers l'aube du jour, il voit sortir quelqu'un de Tappartement de sa femme, il court vers elle, ouvre son écrio, compte »es diamants, et rit comme un fou de ce que le voleur D*a pas su h's trouver. Nf.cker.

— fcisprit, béti<e, laideur, beauté, inégalité de condition, Vamour s'accommode de tout, et semble même se plaire aux assemblages les plus bizarres Quant à la force, tout le monde a celle d'être amoureux, puisque, pour prouver la violence de totre passion, on ne vous demande que des faiblesses. Lbvis.

— Devenir amoureux D*est pas le difficile, c>st de savoir dire qu*oo Test. Alfred de Musset.

— Je ne connais qu*une seule bonne eicuse d'être amoureux, c'est rimpossibilité de s'en défendre.

M"* Dksbordes Yalvorr.

— L*amour est un alchimiste. Un amoureux est presque toujours un homme qui, ayant trouvé un morceau de «barbon, le serre précieusement dans sa poche en disant : C'est du diamant.

Stahl.

Toujours un amoureux s'en va tête baissée. Cheminant de son pied moins que de sa pensée, Heureux un amoureux ! — Il ne s'enquête pas Si c'est pluie ou gravier dont s'attarde son pas. On en rit; c'est hasard s'il n*a heurté personne. Mais sa folie au front lui met une couronne, A l'épaule une pourpre, et devant son chemin La flûte et les flambeaux, comme un jrune Romain !

Alfhed dk Musset.

AMOVa TILIAL.

— Une vieille de quatre-vingts ans battait sa fille, qui en avait soixante. Celle-ci se mit à pleurer; sa mère s'arrêta. — « Pourquoi plfurez-vous? je vous ai traitée souvent plus sé\èrement, sans que vous ayez versé des larmes. » «< C'est, ma mère, répondit-elle, que je m'aperçois, à la faiblesse de vos coups, combien vos forces diminueui. > M*"* Necker.

^ Qui aime sa mère n'est jamais méchant.

Alfrkd de Musset.

— Il y a des occasions où un fils qui manque de respect à son père, peut, en quelque sorte, être excuse; mais si, dans quelque occasion que ce fût, un enfant élait assez dénaturé pour manquer à sa mère, à celle qui Ta porté dans sou sein, qui l'a nourri de son lait, qui. durant des années, s'est oubliée pour ne s'occuper que de lui, on devrait se hâter d'étoufljer ce misérable, comme un monstre indigne de voir le jour

J.-J Rousseau.

•— Quand de nos passions le feu s'est amorti. Pouvoir consolateur ! tu n'es que mieux senti. Heureux qui, fatigué d'une Inu^uc tempête, Sur le sein maternpl peut reposer sa tête! L'homme, quelques instants bercé par les amouri. Voit s*env7ler bientôt le rêve des beaux jours.

G*e8t alors qu*il répète, abjurant sa chimère :

On retrouve uue amante, et jamais une mère ! Ducis.

' — Une maîtresse est ce qu*on aime le plus ; une femme, ce qa*on aime le mieui ; une mère, ce qu*on aime toujours.

J. Petit-Senn,

AKOUA MATSaNEXi.

— Une bonne mère s'amuse pour amuser ses enTants, comme la colombe amollit dans son estomac le grain dont elle veut nourrir ses petits. - J.-J. Rousseau.

— La mère sait aimer, c'est toute sa science. .. Elle aime son enfant, même avant qu*il respire. Quand ce gage d'amour, si longtemps imploré, S'échappe avec effort de son flanc déchiré. Dans quel enchantement son oreille ravie. Recuit le premier cri qui Paunoncc h la vie! Heureuse de souffrir, on la voit tour à tour

Soupirer de douleur et tressaillir d'amour. Millevotb.

— C'est h l'amour maternel que la nature a confié la conservation de tous les êtres; et pour assurer aux mères leur récompense, elle l'i mise dans les plaisirs et même dans les peines attachées b ce délicieux sentiment. Châmpfort.

— L'amour mr.cernel est le seul bonheur qui surpasse toute» les promesses df- l'espérance. M"' de Flâbâut.

— Oh! l'amour d'une mère! amour que nul n'oublie! Pain merveilleux qu'un Dieu partage et multiplie! Table toujours servie au paternel fdyer!

Chacun en a sa part et tous l'ont tout entier !

Victor Hugo.

«— L'amour maternel donne beaucoup et reçoit peu, mais il fit de son propre fonds. M"* Voillez.

— La mère est ici-bas le seul Dieu sans athée.

Erncst Legouvé. •

— Dans tous les animaux de la création, depuis le chien jusqu'à la femme, le cœur d'une mère est toujours une chose su- ^blime. Alexandre Dumas.

AMOUR PATERNEXi.

— Le bonheur des Dèrcs est généralement plus caché qu9

— Si —

celui des mères, parce que les mouvements de leur âme sont plus réservés et plus contenus. Alibert.

— L'homme a des vices, il en a de tous genres, il en montre d'atroces quelquefois à Pégard de ses semblables, mais il n*en a presqui* jamais à Pégard de ses enfants. C'est que, voulant assurer la conservation de l'espèce humaine, la nature prévoyante a profondément enfoncé dans son cœur l'amour paternel et » fait de ce sentiment non une vertu mais un instinct irrésistible. Thiers.

AKOVa PIiATOBriQUE.

— Dans les âges de la galanterie, le platonisme est la passion de la vieillesse. / Ninon.

— La délicatesse en amour eitermincrait le genre humain, si les femmes en avaient seules, ou si les hommes l'avaient toute de leur côté. M"* de Rieux.

— L'amour est un vrai caprice, involontaire dans celuimème qui l'éprouve; le mérite de la personne aimée n'en est qoe l'occasion ou l'excuse, et non pas la véritable cause. Tout le prestige de ce manège sublime rentre toujours dans le désir de contenter un besoin purement physique; et les prudes nes'efforcent de le décorer de beaux noms que pour n'être pas obligées d'en rougir. Ninon or Lenclos.

— Les femmes ne soutiennent que l'amour platonique peut exister que pour avoir au moins le plaisir de parler de quelque chose qui lui ressemble. Rochebrune.

— Les femmes qui ne connaissent pas l'amour délicat, et qui sont incapables de le connaître, disent qu'il n'existe pas, qu'il est extravagant, chimérique, ridicule, je ne sais quoi encore. Je dis moi, qu'il est vrai, qu'il est raisonnable, qu'il existe, et qu'il procure beaucoup de plaisirs. Il y a des femmes qui n'aimeot pas le clavecin, parce qu'elles n'en jouent pas : il en est de même de 1 amour délicat. M*"' de Rieux.

— Au commencement de leur commerce, deux amants se croient animés des sentiments les plus délicats, ils épuisent le» finesses, les exagérations, l'enthousiasme de la métaphysique la plus recherchée ; l'idée de leur excellence les enivre quelque temps. Mais suivonsrles dans leur liaison : bientôt la nature va reprendre ses droits; la vanité, satisfaite par l'étalage de ces propos alambiqués, va laisser au cœur la liberté de sentir et de s'exprimer : et, tout en méprisant les plaisirs de l'amour, il arriTe on jour où ces gens-là sont fort étonnés de se trouver.

après un long circuit, au m^me point qu*un paysan, qui, de bonne foi, aura commencé par où ils auront uni.

Ninon de Lrnclos.

— Le plus rare de tous les amours est Pamour chaste.

Achille Poincklot.

— Les honnAtes femmes parlent très volontiers de famour platonique ; mais tout en paraissant Testimer beaucoup, elles s'habillent de telle façon qu'il n'y a pas un seul ruban de leur toilette qui ne n .us en éloigne. Adolphe Ricard.

— Toutes les femmes aiment beaucoup les esprits qui habi» Cent de Jeunes corps, et les ûmes qui ont de beaui yeui.

J. JOUBERT

— D'une main rude et triomphale,

Ucrcule, pour faire sa cour.

Filait, dans Sarde, aui pieds d'Ompbale;

Que Glait-il en ce séjour?

L'histoire ne jette aucun jour

Sur un point aussi mémorable; .

Mais il esi «>ssez peu probable

Qu'il Glât le parfait amour. Beaumanoir

— Presque toutes les femmes prêchent l'amour platonique; mais beaucoup d'entre elles res.^rrohlrnt à ces avares fastueux qui parlent toujours de dépenses sans jamais en faire.

SAiNT'PROSrER.

— « Lorsque je lis de belles phrases sur l'amour, disait un jour le docteur l^llemand, de Montpellier J'en lève les épaules. L'amour, ajoutait il, n'est pas du tout dans le cœur: c'est tout bonnement l'attraction de doui muqueuses. » A. R.

— BiilTon a dit qu'il n'y a de l'amour que le physique qui fsoit bon Je ne puis souffrir en aucune circonstance qu'on mette i'homme à quatre pattes, et qu'on réduise h drux gouttes de fluide, versées voluptueusement, la passion la plus féconde en vertus et en crimes. Je ne puis souffrir qu'on fasse du maître des hommes et des dieui, un petit sot, violent et muet.

DiDEHOT.

— Une femme ne prêche jamais si bien, au nom de son honoeur et de sou repos, l'amuur platonique à son amant que lorsqu'elle est tentée de remplacer celui-ci par un autr*», si d^ le, tour n*cti Joué. Adolphe Ricard.

AKoua-PROPas.

— Ne te flatte pas d*ètre beaucoup aimé d'une femme* qui sVime beaucoup. Ptthagore.

— Si vous voulez réussir auprès des femmes, obligez leur amour-propre : il est toujours reconnaissant. M"' de Rieux.

— Cest par notre amour- propre que Tamour nous séduit : Eh ! comment résister à un sentiment qui embellit ce que nous avons, nous rend ce que nous avons perdu, et nous donne ce que nous n*avons pas ! Chahpfort.

— L*amour- propre fait faire aux femmes plus de folies que Pamour même. Adrien Duput.

— Les femmes ont tant d'amour-propre, que lors même qu'elles ne nous aiment plus, elles éprouvent du dépit de nous voir suivre leur exemple. D'Argens.

— Une femme qui sait se rendre nécessaire à Tamour-propre d'un homme, n'est pas longtemps sans être aimée.

— L'amour-propre est un ballon gonflé de vent dont il sort des tempêtes quand on y fait une piqûre. Voltaire.

— Quand l'amour-propre domine dans la jalousie, l'amour a perdu son empire. Lingrée.

— Entre vous et une femme au-dessous de vous, les délices de Tamour-propre sont pour elle. Vous n'êtes pas dans le secret du bonheur que vous donnez. Entre vous et une femme audessus de vous par sa fortune ou sa position sociale, les chatouillements de vanité sont immen^ips et sont partagés. Un homme n*a jamais pu élever sa maîtresse jusqu'à lui ; mais une femme place toujours son amant aussi haut qu'elle. • Je puis faire des princes, et vous ne ferez jamais que des bâtards ! » est une réponse étincelantc de vérité. Balzac

— ('e qui flatte le plus l'amour-iiropre des femmes, cVst d'être aimées sans qu'on ose le leur dire, pourvu toutefois que ce silence ne soit pas éternel. Louis Desnotkrs.

— Les ffmmes aiment mieux qu'on froisse leur robe que leur amour-propre. Cummkrson.

— C'est une vieille maxime de guerre que l'on dit aux jeunes gens, lorsqu'ils arrivent au régiment, que si l'on a un billet de logement pour une maison où il y a deux sœurs, et que l'on ▼eoille être aimé de l'une d'elles, il faut faire la cour à l'autre. La piqûre d'amour- propre fait le lien des mariages les plus heureux, après ceux que l'amour a formés. Beaucoup de maris t'assurent pour de longues années l'amour de leur femme en

prenant une petite maîtresse deux mois après le mariage. On fait nattre Thabitudc de ne penser qu'à un seul homme, et les liens de famille viennent la rendre invincible. Stendhal.

— L'ainour-propre est le premier des amours, et le seul qui *ne fasse pas d'inconstants. P. Bochpèdre.

— La plupart des femmes prennent l'amour comme un amusement ; elles s'y prêtent et ne s'y donnent pas.

M*"' DE Lambert.

— Pour être désiré, fêté, avantages si chers à l'amourpropre, il faut être agréable, amusant, nécessaire aux plaisirs des autres. Je vous avertis qu'on ne réussit que par-là, et surtout auprès des femmes. Ninon de Lenclos.

— C'est ordinairement une grande folie que de montrer de la sagesse; c'est plus ordinairement encore une (grande sagesse que de montrer de la folie. Il faut avoir de la sagesse pour soi^ et tous les dehors de la folie pour les autres. Ce conseil est bon à suivre, surtout avec les femmes. Elles veulent bien qu'on les aime tendrement, mais elles veulent aussi qu'on les divertisse, et qui fait l'un sans l'autre, ne* fait presque rien. Les femmes préfèrent même qu'on les divertisse sans les aimer, plutôt que de les aimer sans les divertir. M*"* de Rieux.

— L'homme qui platt le plus aux. femmes du monde est d'ordinaire celui qui les estime le moins. Il leur faut avant tout du plaisir, et le respect leur en assure peu. Amusez-les, elles vous rechercheront. Laténa.

AWOE.

— L'ange qu'on a aimé jusqu'à la folie, devient quelque* fois, avec le temps, un vieux diable que l'on déteste.

Erasme.

— Les femmes, tous les jours, nous paraissent des auge» Par leur grande douceur ; ne vous y fiez pas : Elles sont à peu près semblables aux oranges

Que l'on cultive en nos climats.

A les voir à l'arbre on les aime; Ce fruit quelquefois même est assez désiré ; Mais il cache souvent une amertume extrême.

Sous un dehors bien coloré. Pamabd,

— Les jeunes fllles, ces anges charmants que nous aimon» tous, ont en elles quelque chose qui les inquiète et les tourmente, c'est le désir impatient et fougueux de n*étre au plu» tôt que des anges décbus« Adolphe Ricard.

— Les femmes sont toujours meilleures Tannée qui vient.

Proverbe.

— A trente- six ans, une femme commence i se fixer, comme les girouettes qui se rouillent. Dancoort.

— L*araaut d'une jeune femme doit devenir infidèle; le temps enlève en même temps des charmes à sa maîtresse, et des /eux à son amour; mais une femme qui nous platt à quarante ans est sûre de son empire ; tous ses moyens de plaire sont calculés ; elle sait les employer tour h tour, et le temps, loin de les détruire, ne leur prête que plus d'attraits.

Ninon de Lenclos.

— Les femmes devraient au moins cesser de Tètre à quarante ans. C'est assez, ce me semble, d'avoir joué à la poupée et à la madame pendant vingt-cinq. Qu'on ne s'y trompe pas, les femmes, et surtout les jolies femmes, y jouent plus, cd effet, à dix-huit ans qu'à six. M*"* d'Arcomville.

— C'est une folie sans pareille que de se fier à la prohité, à la constance d'un jeune homme de vingt ans. A cet Age, on est moins l'amant d'une femme que des femmes; on est plus épris du sexe que de l'individu, quelque charmant qu'il soit.

Rétif de la Bretonne*

— Une vieille coquette disait un jour à Rivarol : — a Et vous, Monsieur, combien me donnez-vous d'années? — Pourquoi donc vous en donnerais-je, Madame, n'en avez-vous pas assez? lui répondit le célèbre écrivain.

— Vingt années de vie sont pour nous une bien sévère leçon!

M"' Staël.

— Une femme de quarante-cinq ans n'a d'importance que par ses enfants ou par son amant. Stendhal.

— Passé quarante ans, une femme devient un grimoire indéchiffrable, et il n'y a plus qu'une vieille femme capable de deviner une vieille femme. Balzac.

— A dix- huit ans on adore tout de suite, h vingt ans on aime, à trente-six on désire, a quarante on réfléchit.

Patilde Kock.

— En France, on flatte les femmes à vingt ans ; à quaraote on les abandonne. Stendhal.

— Le yieui marquis de B... disait un jour à madame de N... : — Je vous assure, comtesse, qu'à soixante ans, j'étais encore Peufant chéri des dames. — Ah ! marquis, reprit madame de N..., dites donc plutôt l'enfant gàlé.

— Une jeune fille de seize ans se laisse aimer; une femme de trente ans se fait aimer. — II y a plus de mérite à donner qu*à laisser prendre. Adolphe Ricabd.

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