‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 17 sur 228 · APPARENCE · texte numérisé non relu

APPARENCE

•^ Une femme vertueuse ne doit pas seulement mériter Testime de son mari, mais Tobteinr : s'il la blâme, elle est blAmable : et fût-elle innocente, elle a tort sitôt qu'elle est soupçonnée; car les apparences mêmes sont au nombre de. ses devoirs. J.-J R()us>kau.

— Nimiumne crede colori ; Ne vous fiez pas aux apparences, dit le poète, et il a raison, ('ombien en effet :

Combien n'a-t-on pas vu de belles aux doux yeux, Avant le mariage, anges si gracieux.

Tout h roup se changeant en bourgeoises sauvages. Vrais démons, apporter Tenfer dans leurs ménages ! A. R.

— L'apparence des vertus est bien plus séduisante que les vertus mêmes, et celui qui feint de les avoir a bien de Tavantage sur celui qui les possède. M*"* Riccoboni.

— Les femmes donnent leurs appas à médiciner difficilement, mais h garçonner tant que Ton veut. Montaigne.

— Un de nos poëtes ad rossa cette petite leçon à une jeune personne dont la fierté dédaigneuse l'avait offusqué :

A quoi pensoz-vous, .Sylvie, D'être fière de vos appas?

Hé ! no savez-vous pas Jusqu'où la mort porte sa tyrannie?

Vous avez beau charmer, vous aurez le destin

De ces Heurs si fraîches, si belles.

Comme elles vous plaisez, vous passerez comme elles.

Ces appas qu'en vous on adniire, S'en iront avec vos beaux jours.

Le temps qui fuit toujours.

N'épargne rien de tout ce qui respire.

Malgré leurs yeux jadis si brillants et si doux.

Lise et Cbloris ne sont plus belles; On les adora comme vous, Comme elles vous plaisez, vous passerez comme elles.

— Les femmes attachent tant de prix à certains appas da lear sexe, et elles seraient si honteuses d*en être déshéritées ou peo pourvues, que moins elles en possèdent, plus elles cherchent à 60 montrer. Achille Poimcelot.

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