SENS
— 11 n*y a point de folie plus furieuse que celle des sens. NuUa capitalior pestis quam corporis voluptas. Cicéron.
— Vaincre les désirs des sens, c'est de toutes les victoires It plus grande. Maxima cunctarum Victoria , Victoria voluptatis»
OXENBTIERN.
. — On évite avec un soin infini d'avertir les femmes, de leur laisser même pressentir qu'elles seront attaquées par les sens»
et que ce seront là les attaques les plus dangereuses poorellei» On leur parle toujours dans la supposition qu'elles sont dé purs esprits, et le malheur est qu'on ne peut guère faire antreroent. Qu*arrive-t-il de là ? Gomme elles ne se sont jamaii défiées que leur ennemi le plus redoutable était celui doat od ne leur avait point parlé, elles se trouvent sans défense... Ce n'est pas des hommes dont il faudrait faire peur aux femmei, mais d'elles-mêmes. Que pourrait un amant si la belle qu'il attaque n'était pas séduite d'abord par ses propres désirs?
Ninon oe Lenclos.
— Il ne faut rien accorder aux sens quand on vent lear refuser quelque chose. J.-J. Rodssrac.
— L'amour des sens ne veut que plaire et jouir ; il ne désire plus ce qu'il possède ; son feu meurt, si vous ne lui donnez toujours un aliment nouveau ; vous lui reprocheriez vainement son inconstance ; c'est l'agitatipn seule de ses ailes qui coosene et rallume son flambeau. Steui.
— L'amour, même le plus pur, naît des sens, et cependant la femme y cherche moins sa propre satisfaction que celle de l'objet aimé. Souvent elle cède pour donner la dernière et la plus grande preuve de sa tendresse. Ce sacrifice ajoute à son amour tout le prix qu'elle attachait à sa vertu. L'homme, ao contraire, est dévoré de désirs, tant qu'il n'a pas tout obtenu. Chaque faveur n'est, pour lui, qu'un droit de plus à une entière possession ; mais, dès qu'il y est parvenu , son ardeur se calme, et le plus ordinairement s'éteint. La nature, en exigeant de lui une exaltation et une énergie physiques qu'elle ne demande pas à la femme, semble avoir voulu réserver plus spécialement à l'un l'enivrement des sens, à l'autre les vives émotions de TAme. Aussi l'amour est-il presque toujours dans l'homme, égoïste et sensuel; dans la femme, dévoué, tendre et délicat ; et la jouissance, qui détache l'un, enchaîne Taotre.
Latéha.
— Les plaisirs de l'Ame allongent autant la yîe que ceux des sens l'abrègent. Cabanis;
•— Ce n'est point par les sens que viennent à faillir les femmes . elles en ont presque toutes le commandement. Il n'en est pis ainsi des hommes, même les plus délicats; c'est toujours par là qu'ils sont faibles. Aussi, dans le commencement de la passion, tous les avantages sont du côté de la femme ; mais a-t-elle affaire à qui sait la toucher, les choses changent bientôt de face. Elle sent vivement les maux qu'éprouve celui qu'elle aime ; son imagination lui prête tant de nouvcaui charmes, que parvenue à ce point, une fenune veut déjà trop
fortement le bonheur de son amant pour lui refuser le reste* Je pense donc que ce n'est pas par les sens qu*il faut aUnquer les femmdâ : le cœur, rimagination ou la vanité, c'est toujours par là qu'on les prend. Saint Prosper.
— Plus Tamour sensuel a obtenu, plus il est près d'être ingrat. Lâténa.
«^ Il est beaucoup plus aisé de trouver une femme sensible qu'un gigot tendre. Grimod de là Reynière.
— Quand le cœur est véritablement touché, il sent du plaisir à tout ce qui lui prouve à lui-même sa propre sensibilité.
M"* DE Tencir.
— - Il ne peut y avoir de sensibilité sans douleur, ni de plaisir sans* la sensibilité. Gratiàn.
— La dernière preuve de la sensibilité d'une femme est presque toujours la première époque de Tinconstance de son amant. Les nœuds de Tamour ne peuvent-ils donc Jamais se resserrer d'uncAié, qu'ils ne se relâchent de l'autre?
Deshahis.
•— Quand on n'est plus sensible à l'amour, on a plus de repos et moins de plaisir, moins de vie. Duclos.
— Aux pieds des femmes tant qu*elles paraissent ne rien sentir pour nous, nous les dédaignons dès qu'elles se sont montrées trop sensibles ; et à la honte éternelle de notre siècle, combien sont flétries pour les mêmes faiblesses dont nous tirons vanité! Marat.
— Les femmes se perdent souvent par la sensibilité ; elles se saoYent par la coquetterie. M"** AzaIS.
-^Les sensibilités romanesques sont toujours dupes ; c'est la faute de leur exigence. Charles Nodier.
— Le fluide nerveux chez les hommes s'use par la cervelle, et chez les femmes par le cœur; c'est pour cela qu'elles sont plus sensibles. Stendhal.
— Un peu d'amour développe rapidement la sensibilité et l'intelligence des femmes. C'est par le cœur qu'elles mûrissent oa se gâtent. Latbna.
SSNSATZOBT.
— L'amour est plutôt le dieu des sensations que des sentiments. NufON DE LeNCLOS.
— En amour, il n*est pas difficile de cacher ce que Ton sait, mais ce que Ton sent. Dqclos.
— L*îgDorance fait tout le plaisir et toute la fraîcheur des franère s sensations. Riyaiol.
— Cest la violence de nos idées, la précipitation de notre amoar qui nous rend stupides aux yeux des feoames. L'homme qui a osé on peu ses sensations est plus pressé de plaire que d'aimer. George Samd.
— - L*amour est le plus matinal de nos sentiments.
FONTENELLE
— L^amour se dédommage sur les sentiments du coeur en les exaltant, de ce que les sens lui ont refusé. M"* de Lambert.
— L'amour n'est rien sans sentiment, et le sentiment est eacore moins sans amour. Sterne.
— Toas les raisonnements des hommes ae valent pas un saatiment d'une femme. Voltaire.
— L'amant trop aiméjde sa maîtresse semble l'aimer moins, el vice versd. En serait-il des sentiments du cœur comme des bienfaits? Quand on n'espère plus pouvoir les payer, on tombe dans l'ingratitude. Champfort.
— Quand une femme permet à un homme de lui parier de ses aentiments, elle n'est pas fâchée qu'il les ait; et quand on ■Vest pas fâchée d'être aimée, on a, ce me semble, des dispositions i aimer aussi. M"** de Puisietiz.
— Le sentiment est partout autour d'une jolie femme : il eMdaM les plis de sa robe, dans les boucles de ses cheveux, dans les nœuds de ses rubans. S'il attaque la tète, c'est un caprice qui ne dure pas longtemps. S'il descend jusqu'au cœur, ce M*esl qu'une faiblesse contre laquelle il est facile de s'ar- BNf. S'il descend encore. . . On fait de grands projets pour le combattre, mais, quelque vertu que l'on ait, on n'en a pas asseï |Mwr en oser toujours, et l'amour est si doux qu'il vous êéiaraae. Rochebrune.
— Il est affreux d'être l'objet d'un sentiment qu*on ne peut paitagfT, l'on souffre et Ton rend malheureux : aimer et être aioié Ccst le bonheur du ciel ; quand on l'a connu et qu'on Ta per4a, il ne reste qu'à mourir. M"* de l'Espinassb.
— On n*est pas plus le maître des impressions que l'on a, que de tousser ou d'éternuer. M°** du Deffand.
— Un jeune homme sensible, et portant l'honnêteté dans l'amaur, était bafoué par des libertins, qui ise moquaient de sa toamore sentimentale. 11 leur répondit avec naïveté : « Est-ce ma bute à moi, si j'aime mieux les femmes que j'aime, que les femmes que je n'aime pas ? • Cbampfobt.
— Le temps, qui afTaiblit les seDtiments crimiDels, ramènit aux afTectioDs légitimes. M"* de Stàel.
— En fait de sentiment, ce qui peut être évalué n'a pas de valeur. Ghampfqbt.
— Le sentiment se trouve souvent peu intéressé dans le commerce des femmes, et on est assez heureux d'y rencontrer le plaisir. Doclos.
— Les femmes ne tiennent à la vie que par les liens du cœur, et lorsqu'elles s'égarent, c'est encore par un sentiment qu'elles sont entraînées. M"* de Staeu
— A votre âge souvent on Ignore, Sophie,
D'un lien fortuné la douceur infinie;
Mais un jour vous saurez ce qu'éprouve le cœur
Quand un vrai sentiment n'en fait pas le bonheur.
Lorsque sur cette terre on se sent délaissée,
Qu'on n'a d'aucun ami la première pensée,
Lorsque Ton peut souffrir sans que sur ses douieun
Aucun mortel jamais ne répande de pleurs,
On se désintéresse à la fin de soi-même ;
On cesse de s'aimer si quelqu'un ne nous aime.
Et d'insipides jours l'un sur l'autre entassés.
S'écoulent lentement et sont vite effacés.
Ne pensez pas non plus qu'il suffise, Sophie^
De songer au bonheur, à la fin de sa vie;
Celui qu'on goûte alors du passé doit venir :
Ceux qui nous ont aimé peuvent seuls nous chérir;
C'est par le don heureux des jours de la jeunesse.
Qu'on mérite l'amour jusque dans la vieillesse :
Le cœur qui fut à nous vit de ses souvenirs.
Et les prend quelquefois pour de nouveaui plaisirs.
— On peut bien imposer silence au sentiment, mais non lui donner des bornes. M"^ Nëcker.
— Les sentiments délicats ont une sorte de pudeur; s'ils ne sont devinés, ils sont incomplets; on dirait qu'on ne peut les éprouver qu'à deux. M*"* de Duras.
— Une femme à sentiment se balance sur la vie entre le passé qu'elle regrette et l'avenir qu'elle craint. E. Jour.
— Le vulgaire se plaint ou se vante d'être haY, calomnié, aimé, chéri. Le sage ne s'occupe point des sentiments qu'il inspire, mais de ceux qu'il éprouve. Il sait que ce qui est triste, amer, douloureux, ce n'est pas d'être haï, mais de haïr; que ce qui est doux, noble, grand, ce n'est pas d'être aimé» mais d*aimer« Daniel Stbrn.
SiFARATIOW.
— Il est plus facile de prendre de Tainoor qoand on n*ena pas, qaede 8*eD défaire quand on en a. Là Rochefoocauld.
— Réunis, un homme et une femme forment un tout; miii séparés ils sont semblables à une moitié de ciseaux qui nepeat servir que de racloir. Franceun.
— ■ Femmes ! vous êtes nos moitiés ; avec nous assorties»
Vous faites un beau tout.
Séparez-vous de nous, vous n'êtes que parties.
Ou n'êtes rien du tout.
Séparez-vous de nous, vous n'êtes que des ombres
Sans force et sans pouvoir.
Vous êtes les zéros, et nous sommes les nombres
Qui vous faisons valoir.
— Un mari qui, après s'être séparé de sa femme avec scandale, vient à la reprendre, est plus déshonoré qu'auparavaot, parce qu'il s'en déclare publiquement le vil esclave. Ddclos.
— Ma bonne, disait un jour M. de }*** k sa femme : — Vous connaissez M. de M***f — Oui. — Eh bien! il plaide en séparation. — Et pourquoi donc, mon Dieu? — Parce qae, dit-on au Palais, des cornes lui sont venues au front. — Et M. de M*** a la bonhomie de s'en fâcher? — Mais je m^ea fâcherais comme lui, Madame, reprit sévèrement M. de J*^. — Ma foi, mon ami, vous auriez tort ; par le temps qui court, c'est fort bien porté, je vous assure A. R.
— Des cœurs bien unis ne se séparent pas, ils se déchirent.
AOBIEN DUPUT.
— Dans les causes ordinaires de séparation, on donne le tort à la femme, mais souvent le mari est cause que la femme a tort, et il a lui-même le tort d'avoir appris au public que sa femme avait tort. Dufresnt.
— Un amant qui reçoit son sac se donne un ridicule.
CoMMEUOR.
*^ Une femme qui n'était plus de la première jeunesse, se présente un jour devant un avocat du barreau de Paris, et, les larmes aux yeux, le consulte longuement sur une demande eo séparation de corps qu'elle voulait intenter contre son mari. Après bien des plaintes mêlées à des divagations de toutes sortes, comme la dame pleurait toujours sans articuler rien de précis, Pavocat qui n'avait pas de temps à perdre, lui dit : •— Voyons, Madame, arrivons au fait; votre mari vousa-t-il
frappée devant témoins? — Lui, Monsieur ! c^est le plus donx de tous les hommes, on vrai mouton. — Disslpe-t-il au Jeu votre fortune? — 11 ne sait jouer qu'au loto. — Boit-il avec excès? — Ah, fi donc ! — Emporté par la violence de ses passions, est-ce un libertin, a-t-il des maîtresses? — Des mattresses, bon Dieu ! Hé ! qu'en ferait-il donc, le pauvre cher booQune ? — Mais puisque votre mari n'a pas de défauts, de quoi donc vous plaignez-vous? — Pardon, Monsieur, il en a, et de très grands, je vous assure, répondit la plaideuse, en poussant un gros soupir. — Mais alors, Madame, faites-lesmoi connaître, reprit l'avocat qui commençait à s'impatienter de cet interrogatoire inutile. — Ah ! Monsieur, je suis bien malheureuse ! — Mais encore une fois, quelle est la cause de votre chagrin? — De grâce. Monsieur, n'insistez pas, je vous en supplie, répond la plaideuse en pleurant de plus belle. — Cependant, Madame, je ne puis demander votre séparation sans connaître les torts de votre époux...; voyons, répondez-moi..., que lui reprochez -vous? — Ce que je lui reproche. Monsieur?. •• Ah ! jamais, non, jamais je n'oserai vous le dire. .. — C'est donc quelque chose de bien terrible?... 11 faut cependant en finir?-- Ah ! Monsieur, si vous saviez ! s'écria la plaideuse en fondant en larmes. — Voyons, Madame, voyons, calmez-vousunpeu; de quel crime votre mari s'est-il rendu coupable envers vous? — Mon mari, reprend la plaignante, en se cachant le visage dans les deux mains — Allons, Madame, allons, an peu de courage. — Mon mari, reprend-elle..., mon pauvre mari n'est plus un homme... il ne Test pas plus, Monsieur, que ces malheureux Italiens qui chantent dans la chapelle du pape!!! — Corbleu! Madame, le cas est grave, s'écrie, en toussant pour ne pas rire, l'avocat qui connaît enfin les griefs de sa cliente... mais tranquillisez-vous cependant, ajoute-t-il, après avoir repris son aérienx, la Justice peut intervenir, et dans peu de temps, je l'espère, votre mariage sera cassé. — Au nom du ciel ! Mon sieur, faites que ce soit au plus tôt, tout de suite, demain si cela se peut! exclame la plaideuse avec emportement. — Eh! Madame, un peu de patience, s'il vous platt; le meilleur procès ne se gagne pas en un jour... Mais, dites-moi, reprend le Jurisconsulte, curieux d'obtenir de nouvelles informations, quel Age a votre mari? — Cinquante-six ans, Monsieur..., il y en a trente que nous sommes mariés. — Trente ans, ditetvoos? et c'est aujourd'hui seulement que vous demandez votre séparation? — Hélas! Monsieur, il y a tant de mauvaises langues dans ce monde ! Et puis, que peut une pauvre femme, seule, abandonnée de tous?... — Cette résignation vous fait
fésKot le plvs grand honnear. Madame, mais dans Tiiilirèl bien enteoda de votre cause, voos auriez dA yenir beiactap |éM tôt. — Certainement, Monsieur, mais depuis huit |«m, je me demande chaque matin ce que je dois faire. — CtaiBent depuis huit jours! s'écrie l*aYocat qui n'y comprend fias rien ; mais encore une fois, Madame, c'était il y a trente •ni<^'il fallait venir me consulter... — Trente ans! Ah ça! H oosicur, nous ne nous entendons pas du tout, répliqua yiTela dame, dont la voix était maintenant beaucoup plas .. Je fois bien, en effet, mariée depuis trente ans, mais î n'eft impuissant que depuis quinze jours. — A celte cap lieation inattendue, ravucat laisse échapper un effroyable Jorament, s^esquive et court encore. Adolphe Ricabd.
— Le ciel n*a point de châtiment pour les serments dei amoureux. Amantis jusjurandum pœnam non hahet.
PoBLius Strus.
— Les femmes ne doivent pas croire aux serments des kommei, car il leur coûte bien peu de jurer et de promettre:
Nulla viro juranti fœmina credat...
Nihil metuUjurare, nihU prœmittere parcU, Catulle.
— Les serments sont la fausse monnaie avec laquelle on paie les sacriGces de Tamour. Ninon de Lenclos.
— • Le serment de ne plus aimer est presque aussi raisonnable que celui d'aimer toujours. M*"* de Poisiedx.
-— Celui qui promet de bonne foi un éternel amour, et celui qui croit à de pareils serments, sont également dupes. Ton de cœur, Taotre de sa vanité. Laclos.
— Les serments de l'amour prouvent son inconstance.
Marmontbu
— Un de nos premiers poëtes lyriques met ces beaux vers la bouche d*un amoureux trompé, s^adressant à sa mat-
trease:
Vous juriez autrefois que cette onde rebelle Se ferait vers sa source une route nouvelle. Plutôt qu'on ne verrait votre cœur dégagé... Voyez couler ces flots dans cette vaste plaine; C'est le même penchant qui toujours les entraîne ; l£nr cours ne change point, et vous avez changé !
— Il n'y a point de serments qui fassent plus de parjures qae les serments d'amour. Roghebrdiie*
— ^ Quittée pour une antre, livrée k la boute et & la dou« ir, une femme fait autant de serments de n^aimer jamais, *elle en avait fait d*aimer toujours ; mais quan<) une fois on reçu pour Pamour, on ne peut plus vivre quer pour lui. land il s'établit dans une Ame, il y répond je ne sais quel arme qui altère la source de toos les autres plaisir»; quand s'envole, il y laisse toute Pborreur du désert et de la soli« de : c'est sa os doute ce qui a fait dire qu*il est plus facile de mver une femme qui n'ait pas eu diamant, que d'en trouver i n'en ait eu qu'un seul. Desmâbul
— Un étudiant que sa maîtresse accusait de trablaoa, lui pondit :
Il est bien vrai, je vous ai tout promis ;
Mais vous aussi vous m'aviez tout permis :
C'est en amour trop souvent la coutume ;
Et vous deviez savoir que les serments
Qui sont prêtés sur un autel de plume,
Sont aisément emportés par les vents. A. R.
— La société dicte à la femme qui se marie une formule de 'ment. Elle doit jurer d'être fidèle et d'être soumise, c'est-àre de n'aimer jamais que son mari, et de lui obéir en tout. jQ de ces serments est une absurdité, l'autre est une bassesse. e femme ne peut répondre de son cœur, même quand son iri serait le plus grand et le plus parfait des hommes.
George Sand.
— Une charmante jeune fille me disait naguère ;
Sur la feuille d'une rose.
Un jour je gravai ces traits :
« Quelque amant qu'on me propose,
» Non, je n'aimerai jamais. »
Ces mots j'achevais à peine.
Qu'un zéphyr, au même instant»
Emporta de son haleine
£t la rose et le sennent. A. R.
— Ne faisons pas de serments, ef condfrisons-aeus eonnff nous en avions fait. P. Rochpèdre