‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 177 sur 228 · Walsh · texte numérisé non relu

Walsh

— On ne peut vivre dans la société après Tàge des passions; elle n'est vraiment tolérable que lorsqu'on peut se servir de son estomac pour s'amuser, et de sa personne pour tuer, le temps. Champfort.

— Soyez fort délicate sur vos connaissances, mademoiselle; qu'aucune considération ne vous engage à yoir mauvaise compognie. On juge d'un homme par le choix de sa maîtresse, de ses amis et de ses livres ;et d'une femme par le choix de ses sociétés et de son amant. M"* de Rieux.

— La société dépend des femmes. Tous les peuples qui out malheur de les enfermer sont insociables. Voltaire.

— <v La société, qui rapetisse beaucoup les hommes, réduit femmes k rien. Ghampfort.

— A la comédie, Tintrigue finit ordinairement par le mage ; dans la société c'est par lui qu'elle commence.

MARiyAUX.

— Dans la société, les femmes s'aiment quelquefois, mais n'est toujours qu'en attendant les hommes. Saint-Prosper.

— Ce qu'une femme prise le plus dans la société de son laat, c'est la certitude qu'il n'est pas avec une autre.

Ch. Rom aim ville.

sonrs.

— L'attachement et les soins gagnent les cœurs, mais ils ne s recouvrent guères. J.-J. Rousseau.

— Des soins trop assidus auprès d'une femme qui aime ailars, ne lui paraissent que des importunités. ***

— Les femmes aiment la vivacité dans les soins qu'on leur nd. Ne vous étonnez donc pas que l'amant empressé, auda- »ux et libertin, soit si souvent préféré à l'ennuyeux et froid ari. Elles ne considèrent pas que c'est la variété et la noniauté qui donnent cette ardeur, et que si le libertin était issi accoutumé que le mari à leurs faveurs, elles ne lui sellent pas moins indifférentes. Ph. de Varenkes.

SOXiITUBZ.

— On est plus en sûreté contre l'amour au milieu de' la aie que dans la solitude. Ovide.

— La solitude tente puissamment la chasteté.

Vadvenargues.

— La solitude n'apaise pas les troubles du coeur si la raison î g'en mêle. M*i* de L'Espin asse.

— La solitude est la consolation des coeurs trompés.

ZlMHERlIANIf.

— Aux cœurs blessés l'ombre et le silence ! Balzac.

— La solitude ne peut vaincre l'amour, mais elle l'épure et Moctifie. Ce qui est de la nature de l'homme doit rester

ms l'homme; il ne faut pas le détruire, mais apprendre à I9 en diriger. Zihhermann.

— Il faut la solitude pour jouir de son cœur et pour aimer, ais il faut être répandu dans le monde pour réussir.

Stendhal.

SOMBISXZi.

— Un épirier et sa femme, tous deux fort dévots, étaient lllés re confesser, la veille de Pâques, dans Téglise de Sainl- Eustarhe, leur paroisse. l.e prêtre qai avait coutume de rec^ voir Paveu de leurs fautes, était un homme for( Agé qui, os Jour-là , se trouvait à son confessionnal depuis sept heures du matin. Or, pendant que la dame s*accusait de ses péchés, le pauvre homme, accablé par la fatigue, s*endormit insensiblement, l/épicière, après avoir dit tout ce qu- elle avait sur la conscience, attendit quelques minutes ; mais bientôt, assourdie par le bruit des orgues qu'on accordait pour la solennité da lendemain, elle s*éloigna, convaincue d'ailleurs, qu'au miliea de tout ce tapage, son confesseur lui avait donné sa pénitence et son absolution. Le mari, qui était de l'autre côté du confessionnal voyant que sa femme se retirait, dit son confUeor, et déjà il commençait à s'accuser de ses péchés, lorsqu'il entendit le prêtre qui ronflait. — « Mon père, lui dit il, en le tirant par sa soutane, je crois que vous dormez. » Le confesseur, cbagrla d'avoir été surpris en cet état, et n'étant encore qu'à demi éveillé : — Pardonnez-moi, madame, lui répondit- il, sans se douter de sa méprise, je ne dors pas, j'écoute ; à telles enseignes qne le dernier péché dont vous vous êtes accusée est d'avoir couché trois fois avec le premier garçon de votre boutique. — Miséricorde! Je le suis !!!... s'écria le mari tout bouleversé par cette révélation inattendue. — Eh ! qu'êtes-vous donc, mon brave homme?» lui demanda le vieux prêtre que cette exclamation faite à haute voix venait de réveiller tout à fait. — Comment ! ce que je suis?... Mais, mon père, c'est vous-même qui venez de me l'apprendre, répliqua le malheureux épicier... Je suis ce que fut lé sire de Franc-Boisy Je suis c... pour la troisième fois !!!>» A. R* ) — La vérité, mesdames, ne se trouve pas seulement dans le vin, elle est aussi dans le sommeil : in vinovel insomno veritas. Si donc votre conscience vous reproche un amant, éloignezvous de la chambre nuptiale, faites lit à part. Les fortes paslions rêvent, a dit un philosophe; on prend plaisir à songer à ce que l'on aime; et plus d'une fois, le nom d'un amant, prononcé pendant le sommeil, est venu révéler à de pauvres maris les blessures qu'ils portaient au front. Aoolphb Ricabo.

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