SOUHAIT
«— Un poëte amoureux s*écriait en songeant à sa maîtresse :
Que ne suis-je la fougère Où, sur le soir d'un beau jour, Se repose ma bergère Sous la garde de TAmour !
Que ne suis-je le zéphyr Qui caresse ses appas.
L'air que sa bouche respire ; La fleur qui natt sous ses pas!
Que ne suis-je Tonde pure Qui la reçoit dans son sein !
Que nesuis-je la parure Qu'elle met sortant du bain!
Que ne suis-je cette glace Où ses charmes répétés, OfTrcnt à l'œil une grâce Qui sourit à ses beautés !
Que ne suis-je la fauvette.
Qu'avec plaisir elle instruit, Et qui sans cesse répète :
Aimez, aimez jour et nuit !
— Il y a peu de femmes qui n'aient la faiblesse de souhai* r d'être aimées de plus de gens qu'elles n'en veulent aimer*
M"' DE Sartort.