‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 189 sur 228 · GOLO · texte numérisé non relu

GOLO

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Sur dii bommes de trente -ctiiq ans qui «lisent à uns

feame ]e vous aime, il n'y en pas un peut-être qui aime ^écilablement. Certes les ferames trompent aussi, noos le savons, mais elles trompent pour cacher ce qu'elles éproaveat, rbomme pour montrer ce qu'il n'éprouve pas.

Ernest Legouvé.

— Pour se consoler d'avoir été trompé dans ses amours, un de mes amis chantait naguère :

Ma mattresse est volage, Mon rival est heureux ;

S'il a soop

C'est qu'elle en avait deux.

Et vogue la galère,

Tant qu'elle,

Tant qu'elle.

Et vogue la galère.

Tant qu'elle pourra voguer!

Puisse ce petit couplet, chanté chaque jour à plein gosier, consoler dans leur malheur ceux qui seroni affligés comme mon ami! A. R.

— D'un caractère beaucoup plus sérieux, un autre pauvre diable récemment marié, se consolait de ses infortunes conjagalex, en répétant sans cesse ces beaux vers dans lesquels il trou- >ait du moins un bon conseil : -

Laissons le petil-matlrc et Tinipudeut cjTBÎqQe S'abreuver de scandale et vivre de critiqae. Et, sans frein, sans pudemr, déchirer de kms traits Celles dont ils n'ont pu profaner les attraits; Laissons cette vermine orgueilleuse et sans âme Se parer des débris de l'honneur d'une fename ; Le bruit est pour le fat, la plainte pour le sot : L*honnéte homme trompé s'éloigne et ne dit moi.

Lahovi.

— Les femnes veulent partout de l'estriordinatre, et l'extraordinaire n'est pas toujosrs possible : il est moins dangereux de les tromper que de rester au-dessous de ce qu'elles attendent. Rochebrcne.

— Un mari peut ne pas savoir que sa femme le trompe, mais il n'est jamais sûr qu'elle ne le trompe point. M*^ db Sonkit.

— On s'étonnait devant Champfort, que madame de N***, qui s'était jetée dans la dévotion depuis que la jeunesse l'avait quittée, ne cessât point cependant d'avoir des amants et dt

les tromper. — ÎVfessieurs, répondit le poëte, ceux qui comptent sur la rémission de leurs péchés se gênent rarement pour en commettre ; leur conscience se blanchit comme un linge sale, et pour la plupart d*entre eux, Tabsolution n'est qu'une lessive. A. R.

— Le chansonnier Hoffmann se trouvant un soir dans un salon, fut prié de donner en peu de mots son opinion sur les femmes. — Mesdames, dit-il après quelques minutes de recueillement :

Vous savez mieux plaire et séduire,

Vous savez mieux aimer que nou$;

Vous avez un parler plus doux,

Vous avez un plus doux sourire;

Mais pour compléter votre empire

Et nous mettre en tout après vous.

Mesdames, il me faut bien le dire :

Vous savez mieux tromper que nous. A. R.

— Les honnêtes gens aiment les femmes; ceux qui les trompent les adorent. Beaumarchais.

— Les femmes trompées sont toujours les plus folles amantes. Richardson.

— Les femmes ont mis eltes-mèmes parmi les devoirs d*un homme qui sait vivre, celui de les tromper en les flattant.

Félix Faulcon.

— J'ai entendu dire : il faut garder une femme, juste le temps de tromper votre prédécesseur ; un instant de plus, c'est à votre tour d'être trompé. Alphonse Karr.

— Un mari trompé improvisa les vers suivants, après avoir admiré, dans la galerie du Louvre, le beau tableau de Mignard, représentant Syrinx et ses femmes fuyant épouvantées à l'aspect du dieu Pan qui sort du fond des eaux :

A l'aspect du dieu Pan, Syrinx pâle et tremblante.

En invoquant les dieux se plonge au fond des eaux.

Un front cornu, sans doute, a causé l'épouvante,

Dont elle semble encor trembler sous les roseaux.

Hideux était jadis cet ornement de tète :

Les choses changent bien ! Eût-on dix pieds de crête,

11 n'est femme, en ce Jour, qui d'un œil aguerri,

Ne les vit en riant au front de son mari. A. R.

— Femme! femme! créature faible et décevante!... nul animal créé ne peut manquer à son instinct ; le tien est-il donc de tromper ? Beaumarchais.

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*- Quand on n^ainae pas trop, on n*ainie pas assez.

Bussy-Rabutin.

— Un peu d*amoar nourrit Tamour, mais trop d*anionr le fait mourir. Montlosier.

— En parlant de sa maîtresse, un poëte avait dit avant le publiciste :

Je vais la voir, la presser dans mes bras.

Mon cœur ému palpite avec vitesse ;

Des voluptés je sens déjà l'ivresse.

Et le désir précipite mes pas.

Sachons pourtant, près de celle que j*aime.

Donner un frein aux transports du désir ;

Sa folle ardeur abrège le plaisir,

Et trop d'amour peut nuire à Tamour même. Parut.

— Tu!

Cest de tous les pronoms le plus joli de tous. Que de jeunesse il donne aux phrases qu^il abrège! L'amour qui l'inventa Tenvie à l'amitié. Et ce qui manque au roi, c'est d'être tutoyé.

— Ce vilain vous peint la froideur ; Ce joli toi peint la tendresse; Vous souvent afQige le cœur.

Toi bien placé comble d'ivresse.

— Rien, en effet, n'est plus éloquent que ce petit mot dans la bouche de celui qu'on aime. Adroitement jeté dans une conversation amoureuse, il fait craindre et rougir ; mais le cœur pardonne aisément ce que la passion se permet, et le pardon que l'on obtient est encore une victoire.

Adolphe Ricard.

— En amour, quand deux yeux se rencontrent, ils se ta- ^'^Dt. Alphonse Karr.

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