ARGENT
— Tout le monde est apprécié et payé par Targent ; la considération, le bonheur, l'amitié, la vertu même, tout cela est acheté, payé, jugé au poids de Tor : il n*y a qu'une seule chosp qai soit au-dessus de l'opinion, qui soit restée snns tache comme le soleil et qui en ait la chaleur, qui viviûe Tâme, qui réclaire, qui la soutient, qui la rend plus forte, plus grande, et cette chose, ce présent de la Nature, c'est Tamour.
M"* DE l'Espinasse
— En amour, quand on divise de l'argent on augmente lamour. quand on en donne on le tue. Rochebrune.
— L'une des sources des malheurs du mariage, c'est que la fille n'y envisage que la personne, et que la mère n'y considère que le bien. La RocnE.
— Plus d'une fois je me suis étonné Que ce qui fait la paix du mariage En est le point le moins considéré Lorsque l'on met une Glle en ménage.
Les père et mère ont pour objet le bien ; Tout le surplus, ils le comptent pour rien ; Jeunes tendrons à vieillards apparient ; Et cependant je vois qu'ils se soucient D'avoir chevaux à leur char attelés De même taille, et mêmes chiens couplés :
Ainsi des bœufs, qui de force pareille Sont toujours pris; car ce serait merveille Si sans cela la charrue allait bien.
Comment pourrait celle du mariage Ne mal aller, étant un attelage Qui bien souvent ne se rapporte en rien?
La Fontaihi.
— Les parents ont appris la sagesse,
Mais, oublié 1 amour, fête de la jeunesse;
Ils ont aimé jadis, et ne comprennent plus
Que Ton ait, à son tour, les penchants qu*ils ont eus.