‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 28 sur 228 · LE VRAI BONHEUR · texte numérisé non relu

LE VRAI BONHEUR

Heureux qui te regarde, trois fois heureux qui t'écoute, à ma belle Naïs. Te donner un doux baiser, c'est être demidieo ; te serrer entre ses bras, c'est jouir de Timmortalité !

Sannazar.

— Ce qui fait que si souvent l'amour n'est pas un bonheur, c'est qu'il a trop de plaisirs; ses joies sont trop vives ; l'intervalle qui les sépare se passe à les attendre, et le plaisir absent empêche le bonheur présent. M"** Gdizot.

— L'amour est la plus terrible et la plus honnête des passions; c'est la seule qui ne puisse s'occuper de son bonheur sans y comprendre le bonheur d'un autre. Alphonse Karr.

— Si Tamour donne rarement le bonheur, il y fait songer continuellement. Senancodrt.

— Le bonheur dépend souvent de bien jouer En amour

comme au jeu les heureux sont les habiles. Ernest Legoovb.

— Le malheur du bonheur, c*est la satiété ; et le bonheur du malheur, c'est l'espérance. Pierre Leroux.

^ L'amour s'ennuie d'être heureux, et c'est toujours le bonheur des amants qui détruit leur bonheur.

PAUVRE PETITE î

Fuis de Colin les discours dangereux, Rosette, crains son éloquence :

f II jure, en anoant vertueux,

De respecter ton innocence

Déjà pourtant sa main presse ta main ; Ce doux langage t*a séduite;

Tu crois aax vertas de Colio..

Pauvre petite !

Certain de plaire, il exige uo baiser.

En vain ta pndeur s'inquiète;

Il pleure; comment reruser?

Sa bouche approche...; fuis, Rosette.

Mais dans tes bras le cruel 8*est jeté ;

Contre son cœur ton cœur palpite :

Tu t'enivres de volupté...

Pauvre petite !

Jouis, hélas ! jouis, crédule enfant :

Le bonheur a tant d'inconstance !

Demain peut-être... plus d'amant,

Plus d'avenir, plus d'existence !

Encor brûlant des baisers du matin

Le soir même l'ingrat te quitte :

Tu croyais ton bonheur sans fln...

Pauvre petite !

— Les femmes sont moins heureuses du bonheur qu'ellef coûtent que du bonheur qu'elles donnent. P. Rochpèdrb.

— Une femme qui laisse maladroitement son mari se rassasier de son bonheur, court grand risque de ne pas voir ce bonheur durer longtemps. M"* Charles Rkybaud.

— La plupart des gens nouvellement mariés traitent le bonheur comme une drogue amère ; ils l'avalent d'un trait, sans •le goûter. Alphonse Karr.

— Ménagez votre bonheur, mes amis. Il faut au bonheur ■lui-même un régime. Et n'oubliez pas que souvent Tamour s'en va parce qu'on ne fait pas pour le conserver tout ce qu'on avait fait pour l'inspirer. Stàhl.

— Tous les trésors de la terre ne valent pas le bonheur d'ètrt aimé. Galdéron.

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