‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 45 sur 228 · CONTRAINTE · texte numérisé non relu

CONTRAINTE

ne

— La contrainte qu'on impose à l'amour, loin de l'aflaibliry sert souvent qu'à raugmeoler. IVP* Riccoboni.

Pour garder certaine toison

On a beau faire sentinelle;

C'est temps perdu lorsqu'une belle

Y sent grande démangeaison :

Un adroit et charmant Jason,

Avec l'aide de la donzelle,

Et maître expert en Cupidon, Trompe facilement et taureaux et dragon. La contrainte est l'écueil de la pudeur des filles :

Les surveillants, les verroux et les grilles, Sont une faible digue à leur tempérament. A douze ans aujourd'hui point d'Agnès ; à cet âge Fillette nuit et jour s'applique uniquement A trouver les moyens d'endormir finement

Les Argus de son pucelage.

Larmes de crocodile, yeux lascifs, doux langage, Soupirs, souris flatteur, tout est mis en usage

Quand il s'agit d'attraper un amant. La Fontàiiie*

— La contrainte*est la mère des désirs. S'opposer à ceux d*nne femme, c'est donner aux ressorts de son imagination plus de force et plus d'élasticité. Telle qui aurait été sage par tempérament, devient coquette par contradiction. D*Argens»

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