M»« DE L
— Un homme assez heureusement né pour n* acquis de l'expérience avec les fenmies à vingt-ci exposé à en être dupe toute sa vie.
— Si la jeunesse n'a pas assez d*expérience, la vie trop. P. Roc
— Les femmes sont extrêmes : elles sont meilleai que les hommes. La B
— La beauté et les vertus des femmes sont supé vertus et à la beauté des hommes ; mais une femn méchante est plus laide et plus méchante que le pli plus méchant des hommes. M"* de Gir
— Quand l'amour est extrême il se croit tout pe
Gaw
— Une trop longue absence et une trop fréquente sont également le tombeau de l'amour : les extrêm chent.
— Un mari disait à sa femme : « Je vous permet: les princes et les laquais. » Il avait raison; les deu déshonorent par le scandale. M
— L*éventail est un petit meuble indispensabl femmes qui ne savent plus rougir.
— Fait-on un conte un peu joyeux
Qu'Aglaé n'ose entendre , L'éventail s'ouvre, et sur ses yeux
Il est prompt à s'étendre.
- ÎI3 —
Tpile aimable, chaste ou trompeur, Mais toujours plein de grâce,
Un éventail sert la pudeur Ou du moins la remplace.
.es femmes sont faibles parce qu'elles ne sont souteuupr r le cœur. Pytiiagore.
a femme qui n*a point encore aimé est si honteuse de sa re faiblesse qu*elle voudrait se la cacher à elle-même; seconde, elle se contente de la cacher aux autres ; mais, troisième, elle ne se soucie plus de la cacher à personne.
DUFRESMT.
1 les faiblesses de Tamour sont pardoninibles, c'est prin» lent aux femmes qui régnent par lui. Vauvenargues. ne femme faible est celle à qui Ton reproche une fautie, a reproche à elle-même, dont le cœur combat la raison, t guérir, qui ne guérira point ou bien tard. Une femme ante est celle qui n'aime plus ; une légère , relie qui , n aime un autre; une volage, celle qui ne sait si èHe ce qu'elle aime ; une indifTércnte, celle qui n'aime rien.
Là Bruyère.
"amour n'est fort que de notre faiblesse.
Ninon de Lenclos.
-On connaît peu l'amour, on craint trop son amorcei; est sur nos lâchetés qu'il a fondé sa force; est nous qui, sous son nom, troublons notre repos ; est tyran du faible, esclave du héros. Voltaire.
es coquettes sont folles et n*ont point de faiblesses ; les s à sentiments sont sages et en ont. Marivaux.
I y a de l'injustice aux hommes à punir les femmes des (es qu'ils s'efforcent de leur inspirer. M"* de Lambert. A vanité bien entendue fait des femmes vertueuses ; la terie ménagée Tait des femmes agréables. La faiblesse en 8 deux sortes , dont les unes sont malheureuses, et les sont méprisables. M** Riccoboni.
I en est des maux de Pâme comme de ceux du corps : en )ant trop des douleurs qu'on souffre, on les augmente; échissant trop sur ses faiblesses , on les fortifie.
M"" d'Arconville.
1 n'y a rien de si désobligeant que d'avoir des faibleslet
«n pure perte; nous ne nous pardonnons que celles dont un amant sait profiter. Ninon de Lenclos.
— Les femmes ont des moments de faiblesse auxquels il leui est impossible de résister. Qu^un homme plutôt qu'un autre ei: profite, cela est heureux, et non glorieux. Nous sommes la dope des femmes jusque dans les faveurs qu*elles nous accordent.
ROCHEBRUNE
.— Le synonyme du mot femme , c*eit le mot faiblesse.
Shasespeabe.
' — Les femmes ne doivent avoir d'autres faiblesses que celles 4iue la nature rend excusables. Young.
— Je ue sais si Ton citerait une femme qui n'ait eu qa'ooe faiblesse : la première sert d'introduction à beaucoup d'autres. II n'est point de femme qui ne s'étçnnàt d'elle-même, si elle se considérait au delà du premier pas qu'elle a osé faire. La barrière une fois ouverte» le char s'élance, et l'œil ne peut plas le suivre. , Chabamon.
— 11 est de la sagesse des hommes de se défier de la fatblesw 4es femmes. Adrien Dupdt.
— Les femmes ne sont jamais plus fortes que lorsqu'elles «'arment de leur faiblesse. M""* du Deffand.
^- Les femmes succombent à l'amour avec tant d'esprit, <i'émotion, de coquetterie, de délicatesse et de volupté, qu'elles regretteraient de n'avoir pas de temps en temps quelques jolies faiblesses. Marivaux.
— Les femmes se disent incapables d'une faiblesse devant les liommes qui leur déplaisent, comme les faux braves parlent de leur bravoure devant les poltrons. Çhampfoet.
— Loin de rougir de leur faiblesse, les femmes s'en font gloire ; elles affectent de ne pouvoir soulever les plus légers fardeaux ; eile^ auraient honte d'être fortes. Pourquoi cela? €e n'est pas seulement pour paraître délicates ; c'est par ooe précaution phis adroite : elles se ménageât de loto des excuses €t le- droit d'être faibles à l'occasion. J.-J. RousasAU.
— Les femmes ! tel qui glose de leurs faiblesses enrage de ne pouvoir les partager. B&AoïiAscaAfs.
— Ce 4ui reed les faiblesses des femmes inexcosables, c'est le peu de mérite des hommes à bonnes fortuaes. Lcvia.
■— Quand une jeune femme aune faiblesse publique, tout le monde a son pardon dans le cœur et sa condamnation sur kn lèvres. Alpiieo db Vigny.
— Beaucoup de fenunes sont si faibles qu'on doit moins lef faUmer d'être vaincues que de s*exposer à être attaquées.
Laténa.
TAXtLlASLVti.
-^ Il n*y a rien de si embarrassant qae d'être familier ayee ime femme dont on est amoureux : une pression de main» uo regard n*ont pins de sens; on ne peut comprendre ni se faire campreodre. Rochebrune.
— Avec les femmes , on ne peut compter sur rien : leur ccrar, de cire le matin, est d'airain le soir; et telle qui vous a permis hier les familiarités les plus compromettantes, se révoltera demain si le jeu ne lui convient plus. Adolphe Ricard.
A ce sexe enchanteur,
Quel rouge sied le mieux ? Celui de la pudeur. Sapbo.
— Si les femmes veulent seulement être belles à leurs propres yeox et se plaire à elles-mêmes, efles peuvent sans doute, dans U manière de s'embellir, dans le choix des ajustements et de la parure, suivre leur goût et leur caprice ; mais, si c'est aux boaunes qu'elles désirent de plaire , si c'est pour eux qu'elles se fardent, je leur prononce, de la part de tous les hommes, que le blanc et le rouge les rend affreuses ; que le rouge seul les vieillit; qu'ils haussent autant à les voir avec de la céruse sur le visage qu'avec de fausses dents en la bouche, et qu'ils protestent sérieusement contre tout l'artifice dont elles usent pour le rendre laides. La Bruyère.
— Tout est souvent feinte dans une fille ; Ne TOUS y fiez pas : l'une paraît gentille Pour savoir se servir d'une beauté d'emprunt. Mettre un visage blanc sur un visage brun ; L*amtre de faux cheveux compose sa coiffure ; Cette autre de ses dents bâtit l'architecture ; Celle-ci doit sa taille à son patin trompeur ; L^autre, sa belle goi^e à l'art de son tailleur. Des charmes apparents, on est souvent la dupe, Et rien n'est si trompeur qu'animal porte-jupe.
Destouches.
— Quand on ne peut se faire valoir par ses attraits, on doit ae rendre recommandable par son mérite, et gagner du cdté de Teiprit et des sentiments ce que Ton perd du côté de la personne. La beauté ne saurait être l'ouvrage de nos mains; et' ai OQ ne l'apporte en naissant on la cherche inutilement dans
les apprêts ridicules d'une toilette.... Les femmes qui ont été
belles, et qui ont recours à l'artifice pour réparer l'outrage du
temps, ont encore plus de torts que celles qui ne le sont poiot,
et qui cherchent à réparer le refus de la nature. Le regret de
n'être plus belle doit en quelque sorte être effacé par la Tanité
de TaToir été. Une femme qui n'est plus en état de faire des
jconquêtes, peut toujours s'applaudir en secret de celles qu'elle
r-a faites autrefois, et, si elles lui ont échappé avec ses charmes,
'cUc jouit toiyours de l'idée flatteuse de les avoir faites. Mais le
• chagrin d'être dépourvue d'attraits, dans l'âge où Ton en poor-
' rait avoir, semble plus juste et plus raisonnable; et il est beau-
't;«up pHis cruel, quand on est jeune, de ne point trouver de
^'Cœurs qui veuillent se rendre, que de n'en pouvoir plus soa-
X «aeltre torsqu'on en a perdu les moyens. Saint-Evremoxd.
— L'art déplatt dès qu'on le soupçonne. Et les charmes que Ton se donne, Annoncent ceui que l'on n'a pas.
— SI les femmes étaient telles naturellement qu'elles le " deviennent par artifice, qu'elles perdissent en un moment toute < la fraîcheur de leur teint , qu'elles eussent le visage aussi al- I lumé et aussi plombé qu'elles se le font par le rouge et par la i peinture dont elles se fardent, elles seraient inconsolables.
La Bbuyère.
— Le poëtc Brébeuf fit sur les femmes de son temps ce qui* t: train si connu :
Avant-hier, Alison partit si follement Pour un long et lointain voyage , Que , sortant de chez elle avec empressement, . Elle oublia ses gants , ses dents et son visage.
Les femmes ne doivent pas mettre sur leur visage plus
«4iac Dieu y a mis. Pierbe ob Résignac.
^ Deux coquettes qu'on nommait Amintc et Cydalise,
Voulaient entrer dans une église.
Voyant d'un rouge épais leur visage farci :
— Allez, que le ciel vous bénisse ; IRetirez-vous , leur dit le suisse :
Les masques n'entrent point ici.
— Temps pommelé, femme fardée ne sont pas de longue dofée. Proverbe.