BOILEAU
— L'amour peut être une faute, mais c'est une faute qui honore, qu'on envie même en la blâmant, et qui n'est pas commune aux âmes viles. Achille Poincelot.
— En amour, les premières fautes donnent des remords, les <lernières les font perdre.
— Une jeune femme , quelle que soit sa position sociale, est ordinairement honnie à sa première faute, qui, les trois quarts du temps est respectable. U.ne femme faite, citée pour ses nombreuses galanteries , est accueillie partout avec honneur, avec empressement, pour peu qu'elle ait de l'esprit, de la tenue, de l'effronterie, et particulièrement de la fortune.
Charles Levbsle.
— Pour la plupart des femmes , une faute ignorée n'en est pas une.
— L'amour, comme la flamme, purifie tout.
M"' Clémence Bobebt.
— Qnand une honnête femme a commis une faute, elle pleure, fe repent, et se promet bien de ne plus recommeocer. Cette pro-
Bsse est assurément très sincère, mais il est prudent de croire atefois qu'elle n*eiclut pas même le monstre avec Iqui l'on a îché. Adolphe Ricard.
— Les femmes s*attachent aux hommes par les faveur» [Bielles leur accordent; les hommes guérissent par ces mêmes neurs. ^ La Bruyère.
— Lorsque les femmes obligent trop, elles viennent à n*oriiger plus ; Texcès de leurs faveurs en Tait naître le dégoût.
M"' DE Sartort.
— Tant qu'aux désirs de vos amants
Vous paraîtrez inexorable, Rien ne ralentira Tardeur infatigable
De leurs tendres empressements.
Mais dès qu'ils vous croiront à leurs vœux favorable. Adieu larmes, soupirs, zèle, flamme et serments.
Toujours rigoureuses, sévères,
N'accordons rien aux soupirants;
Souvent nos faveurs les plus chères Ne font que des ingrats et des indifférents.
M""* Deshodlièbes.
"- En amour, les faveurs n'ont de prix qu'autant qu'elles i<)Dt gratuites; Pâmant n'est flatté de les obtenir, la maîtresse ne trouve de douceur à les accorder, que lorsqu'elles sont un <ion, et non l'acquit d'une dette. L'amour est la seule passion 'pisé paie d'une monnaie qu'elle fabrique elle-même, et l'amour seul peut acquitter l'amour; Ninon de Lenclos.
— II n'y a rien qu'une honnête femme oublie moins que les favears qu'elle a données; il n'y a rien qu'une femme galante
Oublie plus tôt. ROCHEBRUNE.
— Une femme oublie d'un homme qu'elle n'aime plus jusiHï'aux faveurs qu'il a reçues d'elle. Ninon de Lenclos.
— Les faveurs qu'une femme accorde ont plus que leur réalité propre; elles ont encore celle que notre imagination '^ donne. Montesquieu.
— Toute femme aimable régnera longtemps par l'amour, ss clic rend ses faveurs rares et précieuses, si elle sait les faire valoir. Veut-elle voir son amant sans cesse à ses pieds? Qu'elle le tienne toujours à quelque distance de sa personne; mais daos sa sévérité, qu'elle mette de la modestie et non pas du <îaprice, qu'elle soit réservée et non pas fantasque. Qu'elle se S^de surtout, en ménageant son amour, de faire douter da
sien ; qu*e]le se fasse chérir par ses faveurs, respecter par sei refus; et que Tamant honore la pudeur de sa maîtresse, saoi avoir à se plaindre de sa Troideur. Af* de Poisibdi.
— Dans les faveurs de la fortune comme dans celles de Vimour, on ne passe guère de rimagination à la réalité sans y perdre. Fontenelle.
— Il a*est pas bien décidé si la dernière faveur est uae preuve certaine qu'une femme aime celui h qui elle raccorde.
Ninon de Lenglos.
— Les femmes sont comme les princes; souvent elles cèdent à rimportuoité ce que la faveur n'aurait point obtenu.
Lévis.
— C*est aux rois à donner promptement et k donner de bonne grâce ; mais c*est aux femmes à donner tard, à donner presque comme si elles s'en repentaient, et à faire, s'il est permis de parler ainsi, des libéralités avares. M"** de Saitokt.
— Le véritable amour, toujours modeste, n'arrache pas ses faveurs avec audace; il les dérobe avec timidité. La décence et rhonnéteté raccompagnent au sein de la volupté même, et loi seul sait tout accorder au désir sans rien 6ter à la pudenr. Cest une erreur cruelle de croire que Pamour heureux n'a plus 4e ménagements à garder avec la pudeur, et qu'on ne doit plus de respecta celle dont on n'a plus de rigueurs à craindre.
J.-J. Rousseau.
— En amour, les détails valent mieux que l'ensemble ; les petites faveurs mènent aux plus grandes et les surpassent quel- <Iuefois. Sylvain Maréchal.
— En amour, une faveur qui n'est pas exclusive est une injure. J.-J. Rousseau.
— Une faveur payée avilit celui qui la reçoit et déshonore celle qui l'accorde. Duclos.
— Les faveurs dont les vieux libertins s'enorgueillissent le pins, ne sont en réalité que des« ignominies ; car, si ce n'est II misère, c'est .la débauche ou la cupidité qui les accorde.
Adolphe Ricard.
rSBCBKS (Dé6mtioD}
— La femme est l'être du monde le plus indéfi ùissable«
M"* DE Lambert.
— Qui peut définir les femmes? Tout à la vérité parle es «lies, mais un langage équivoque. Celle qui parait la plus in* différente est quelquefois la plus sensible ; la plus indiscrète passe souvent pour la plus fausse : toi:4ours prévenus, Tanioai
Ole dépit dicte les jugements que nous en portons; et l*esprit iplas libre, celui qui les a le mieux étudiées, en croyant réoodredes problèmes, ne fait qu'en proposer de nouveaux. « Il a trois choses, disait Fontenelle, que j'ai toujours beaucoup imées sans jamais y rien comprendre : la peinture, la musique t les femmes. » Desmahis.
— L'aberration des comètes n'est pas plus difficile à calculer |ae les mouvements du cœur, de Tesprit, et surtout de Tamouriropre des femmes. Plus je les vois et plus je me persuade que 'amour-propre est à peu près l'unique clef de leur caractère. )r, le caractère ne* se compose que des habitudes de l'âme et teTesprit mélangés, il est vrai, à des doses inégales; et j'ai )eaacoap de peine h. croire que le sexe duquel des hommes de valent ont dit : Il est impossible de le connaître^ ne doive pat loate son impénétrabilité au défaut presque absolu de caractère. Mirabeau.
— La femme est une créature humaine qui s'habille, qui Ittbilie et qui se déshabille. Alphonse d'Aragon.
— Une femme est une table bien servie qu'on voit d'un oeil iliilérent avant ou après le repas. Helvétius.
-—Chez les sauvages, c'est une bête de somme, dans l'Orient BD meuble, et chez les Européens un enfant gâté. Meilhan.
— Qu'est-ce que c'est qu'une femme ? Pour la définir il faudrait la connaître. Notre siècle peut en commencer la définition, mais je soutiens qu'on n'en verra le bout qu'à la fin du DKNide. Marivaux.
— C'est le premier domicile de l'homme, répond Diderot.
— Les femmes ressemblent aux maisons espagnoles qui ont iMiaticoup de portes et peu de fenêtres. Il est plus facile d'y pénétrer que d'y voir clair. Jean-Paul Richter.
— Elles sont comme les enfants ; on les amuse avec des Jouioiu, on les endort avec des louanges, on les séduit avec des^ promesses. Elles pleurent pour des riens, se dépitent à la Doiodre contradiction et s'emportent au premier refus de leur >béir. Ce sont, je le répète, de véritables enfants, mais des enl^iols qui gouvernent le monde. Grimud de la Retnièbe.
-- Une femme est une variété rare dans le genre humain, 'ont voici les principaux caractères physiologiques:
Cette espèce est due aux soins particuliers que les hommes ^Qt pu donner à sa culture, grâce h la puissance de l'or et à la 'Itileiir morale de la civilisation. Elle se reconnaît générale- ^\ À la blanchenr, à la finesse, à la douceur de sa peau. ^D penchant la lortc à une exquise propreté. Ses doigts ont ■orrear de reDC4>ntrer autre chose que des objets doux, mod-
leax, parfumés. Comme rhermine, elle meurt quelquefo/f -j de douleur de voir souiller sa blanche tunique. Elle aime k -i lisser ses cheveux, à leur faire exhaler des odeurs enivrantes; ■ à brosser ses ongles roses, à les couper en amande; à bai- ^gner souvent ses membres délicats. Elle ne se platt, pendant *^ la nuit, que sur le duvet le plus doux; pendant le jour, qae sur des divans de crin : aussi la position horizontale est-elle celle qu'elle prend le plus volontiers. Sa voix est d'une doaceur pénétrante. Ses mouvements sont gracieux. Elle parle avec une merveilleuse facilité. Elle ne s'adonne à aucun travail pénible, et cependant, malgré sa faiblesse apparente, il 7 a des fardeaux qu'elle sait porter et remuer avec une aisance miraculeuse. Elle fuit l'éclat du soleil et s'en préserve par dMngénieux moyens. Pour elle, marcher est une fatigue. Mange-t* elle? C'est un mystère. Partage-t-elle les besoins des autres espèces? C'est un problème. Curieuse à l'excès, elle se laisse prendre facilement par celui qui sait lui cacher la plus petite chose; car son esprit la porte sans cesse à chercher l'inconnu. Aimer est sa religion : elle ne pense qu'à plaire à celui qu'elle . aime. Etre aimée est le but de toutes ses actions; exciter des désirs, celui de tous ses gestes. Aussi ne songe-t-elle qn'aui moyens de briller: elle ne se meut qu'au sein d'une sphère de grâce et d'élégance; c'est pour elle que la jeune Indienne a filé le poil souple des chèvres du Thibet, que Tarare tisse ses voiles d'air, que Bruxelles fait courir des navettes chargées du lin le plus pur et le plus délié, que Visapour dispute aux entrailles de la terre des cailloux étincelants, et que Sèvres dore sa blanche argile. Elle médite nuit et jour de nouvelles parures, emploie sa vie à faire en^peser ses robes, à chiffonner des fichas. Elle va se montrant brillante et fraîche à des inconnus dont les hommages la flattent, dont les désirs la charment, bien qa^ils lui soient indifférents. Les heures dérobées au soin d'ellemême et à la volupté, elle les emploie à chanter les airs les plus doux : c'est pour elle que la France et l'Italie inventent leurs délicieux concerts, et que Naples donne aux cordes une Ame harmonieuse. Cette espèce, enfin, est la reine du monde et l'esclave d'un désir. Elle redoute le mariage, parce qu'il finit par gâter la taille, mais elle s'y livre parce qu'il promet le bonheur. Si elle fait des enfants, c'est par un pur hasard. Quand ils sont grands elle les cache. Balzac.
— Les femmes sont une monnaie marquée au coin de l'amour et qui cesse d'avoir cours aussitôt que son empreinte est effacée.
Adrien Ddput
-— Ce sont det poêles à dessus de marbre. Charles Lemcsle.
— Bérénice la belle,
Qai semble contre amour si Gère et si cruelle, Me dit tout franchement, en pleurant, l'autre jour, Qa'elle était sans amant, mais non pas sans amour.
Régnier.
*• La femme est un milieu entre Thomme et Penfant. Ceux qoi la traitent en enfant la font dupe, ceux qui la traitent en bomme en sont dupes. Beaumanoir.
— Cest un délicieux instrument dont Tamour doit être Farchet et rbomme Tartiste. Stendhal.
-^ Cest le cœur de l'homme. Pierre Leroux.
— C'est le plus bel oiseau que nous ayons sur terre.
Alfred de Musset.
FZBIKE (Pour).
— Les femmes valent mieux que les hommes; elles soot plos portées à se dévouer au bonheur d autrui.
M"* DE Puisieux.
^ Dieu qui s'est repenti d'avoir fait l'homme, ne s'est jamais repenti d'avoir fait la femme. Malherbe.
— Tout est femme dws ce qu'on aime. La Mettrie.
— II y a de la femme dans tout ce qui plaît. Ddpaty.
— La femme est le chef-d'œuvre de l'univers. Lessing.
— Les femmes sont la plus belle moitié du monde.
J.-J. Rousseau.
— Dans leur sein nous puisons la vie,
Et dans leurs bras la volupté.
Leur amitié douce et chérie,
Survit h la prospérité.
On les rencontre, à son aurore, Dans le sentier qui conduit au bonheur, Et malheureux, on les retrouve encore
Sur le chemin de la douleur.
- Les femmes remplissent les intervalles de la conversation Idela vie, comme ces duvets qu'on introduit dans les caisses 'porcelaines : on compte ces duvets pour rien, et tout se iserait sans eux. M"* Necker.
— Honorez les femmes ! elles sèment des roses célestes sur cours de notre vie ; elles forment les nœuds fortunés de nour, et sous le voile pudique des grâces, elles nourrissent oe main sacrée la fleur immortelle des nobles sentiments.
.o Schiller*
— JM —
— Qa*on suive dans le coars de lear vie cent personnes oaires de chaque sexe, on trouvera dans Tun vingt fois pi vertus que dans Tautre. Le prince de Ligiu
— 0 femmes ! quel pouvoir vous ftit donné sur nous. Nous naissons vos amants, nous mourons vos époux; Nous prenons, enchantés d'un regard, d*une larme, Le bonheur dans vos yeux, des lois k vos genoux ; Notre unique penser est d'être auprès de vous, C'est notre premier vœu, c'est notre dernier charme.
Du ciel la profonde sagesse
Fit de vous notre enchantement,
Notre trésor le plus charmant.
Notre plus chère et douce ivresse
Et nos amis les plus constants ;
Le transport de notre jeunesse,
Le calme de notre vieillesse,
Notre bonheur de tous les temps. Ddo
— Les hommes ne connaissent pas les femmes sous un i nom que sous celui de beau sexe ; mais s'il est seulement pour ceux qui n'ont que des yeux, il est encore, pour ceui ont un cœur, le sexe générateur qui porte l'homme neuf dans ses flânes au péril de sa vie, et le sexe nourricier qui laite et le soigne dans l'enfance. II est le sexe pieux qui le | aux autels lorsqu'il vient de naître; il est le sexe pacifiqa ne verse point le sang de ses semblables ; le sexe consoli qui prend soin des malades, et qui les touche sans les bleii
Bernardin oe Saint-Pierbi
— Avec notre existence
De la femme pour nous le dévoûment commence. C'est elle qui, neufmois, dans ses flancs douloureux Porte un fruit de l'hymen trop souvent malheureux, Et, sur un lit cruel longtemps évanouie. Mourante, le dépose aux portes de la vie. C^est elle qui, vouée à cet être nouveau, Lui prodigue les soins qu'attend l'homme au berceaa Quels tendres soins! Dort-il ; attentive, elle chaste. L'insecte dont le vol ou le bruit le menace : Elle semble défendre au réveil d'approcher. La nuit même d'un fils ne peut la détacher; Son oreille de l'ombre écoute le silence; Ou, si Morphée endort sa tendre yigilance,
Au moindre bruit, roavrant ses yeux appesantis, die Yole, inquiète, au berceau de son fils, I>ans le sommeil longtemps le contemple immobile, Et rentre dans sa couche, k peine encor tranquille. S^éveille-t-il? son sein, à l'instant présenté» Dans les flots d'un lait pur lui verse la'santé.
Qu'importe la fatigue k sa tendresse extrême !
Elle vit dans son fils, et non plus dans soi-même;
Et se moatre, aux regards d'un époux éperdu.
Belle de soa enfant à son sein suspendu.
Oui, ee fruit de Phymen, ce trésor d'une mère.
Même à ses propres yeux, est sa beauté première.
Bientôt d'autres bontés suivent d'autres besoins. L'enfant, de jour en jour, avance dans la vie : Et comme les aiglons qui, cédant à l'envie De mesurer les cieux, dans leur premier essor, Exercent près du nid leur aile faible encor, Doucement soutenu sur ses mains chancelantes. Il commence l'essai de ses forces naissantes* Sa mère est près de lui : c'est elle dont le bras Dans leur débile effort aide ses premiers pas; -Elle suit la lenteur de sa marche timide ; Elle fut sa nourrice, elle devient son guide. Elle devient son maître, au moment où sa voix Bégaie à peine un nom qu'il entendit cent fois : Ma mère est le premier qu'elle l'enseigne à dire. Elle est son maître encor dès qu'il s'essaie à lire; Elle épelle avec lui dans un court entretien. Et redevient enfant pour instruire le sien.
Gabriel Legouvé.
— Amante, fille, sœur, épouse, mère, aïeule : dans ces six inoU est ce que le cœur humain renferme de plus doux, deplvs étatique, de plus sacré, de plus pur, de plus ineffable.
Massias.
•^ Sans la femme, l'homme serait rude, grossier, solitaire, <i il ignorerait la grâce qui n'est que le sourire de l'amour. La femme suspend autour de lui les fleurs de la vie, comme ces lianes des forêts qui décorent le tronc des chênes de leurs guirlandes parfumées. Chateaubriand.
■^ H y a une femme à l'origine de toutes les grandes choses.
Lamartine.
"^ À mesure que les caractères honnêtes, rêveurs, délicats
et moroses se désenchantent et se désafTectionnent des hommes on les voit an contraire mporter vers les femmes tout ce qu'il •ont de Tacultés aimantes, d'estime, de respect et d'admiratioa Les femmes sont, en effet, la dernière illusion qu'on puiss perdre, si tant est qu'on la perde jamais tout entière ; c'est 1 dernier bonheur où l'âme se blase, c'est la dernière passion q« se dessèche au cœur, c'est la dernière ivresse dont on s désenivre. Louis Desnoters.
— C'est un précieux trésor pour l'homme qu'une femme qi l'aime. 11 n'y a point de cœur d'où l'amour tombe de plv haut, et k flots plus larges et plus pressés, que du cœur de ' femme. La tendresse n'a point de source plus profonde, dévouement n'a point d'abandons plus sublimes, le sacrifice a point d'actes plus saints et plus complets que chez elle.
Sainte-Foix.
— A la beauté fidèles Un peu plus qu'aux amours, Les femmes ont des ailes Pour nous porter secours ; Toujours sur le qui-vive, Toujours elles sont là.
Quand le plaisir arrive, Quand le bonheur s'en va.
— La femme est le plus beau, le plus précieux bijou tiré d< récria de Dieu pour l'ornement et le bonheur de l'homme.
AUG. GlITARD.
— La femme est l'être le plus parfait entre les créatures; ell( est une création transitoire entre Thomme et Tange. Balzac
— Le cœur de la femme est un abtme d'amour. 11 sait i la fois, et s'élever vers ce qui est plus haut que lui, pour Tad mirer et le vénérer ; et se pencher vers ce qui est près de lui pour l'aimer et le chérir; s'incliner vers ce qui est plus bas pour l'appuyer et le soutenir. La femme a un sourire pour toute les joies, une larme pour toutes les douleurs, une consolatioi pour toutes les misères, une excuse pour toutes les fautes, un prière pour toutes les infortunes, un encouragement pou toutes les espérances. Sainte-foix.
— Quand on songe à tout ce qu'elles apportent de tendresse de sollicitude, de protection, de grâce, de charme, de bonheur ou du moins de consolation dans la vie de l'homme, on es tenté de ne .plus parler aux femmes que tète nue, à deu; genoux, le front plongé dans la poussière. Que si on ne le fai pas, du moins généralement, j'imagine à en juger par moi
que c'est aniquement k cause de la fatigue qui résulterait de cette posture. Louis Desnoters.
(Contre).
Epigraphe.
— Dot veniam corvis, vexât censura columbas. Joyénal.
Tradaction.
Lorsque le temps dessèche un chèue, ou dit qu'il se coun>QDe; quand il commence à décolorer une rose, on dit qu'elle est flétrie. W* de Genlis.
— La femme est plus amère que la mort. Salouon.
— De mille hommes j'en ai trouvé un bon, et de toutes le» femmes pas une. Le même.
— En apercevant une femme pendue à un arbre, Diogèoe s'écria : — Par Jupiter ! il serait bien à désirer que tous les «irbres portassent de tels fruits! A. R.
— La mer renferme moins de poissons et le ciel d'étoiles, que la femme de méchanceté. Codrus.
— Terrible est la violence des flots que soulève la mer ea fareor, terrible le souffle du feu, terrible le tourbillon des torrents, terrible la pauvreté, terribles mille autres fléaux; cependant il n'en est aucun plus terrible que la femme. Nulle couleur ne saurait peindre ce désastre, nulle parole en donner l'idée. Si c'est un dieu qui a inventé la femme, qu'il sache ce dieu, quel qu*il soit, qu'il a été pour l'homme le funeste artlsaa don mal suprême ! Euripide.
— - La femme est le plus afTreux de tous les maux. Le uême.
— Jolies ou non, les femmes ne valent pas grand'chose : laides, elles font mal au cœur; belles, k la tète. Bion.
— La terre et la mer produisent uu grand nombre. d'animaux féroces ; mais la femme est la grande bête féroce entre toutes. Mânandre.
— Je compare la femme à la panthère , car toutes leurs parties sont semblables. Dans les oiseaux, l'analogue de la femme est la perdrix; dans les reptiles, la vipère. Aristoje.
— La femme n'est qu'un mâle imparfait. Philoh.
— Les femmes sont si fatales au genre humain que celles mêmes qui sont honnêtes font le malheur de leurs maris.
HésiODB.
— La nature ne fait des femmes que lorsqu'elle ne peut point parvenir à faire des hommes. Aristote.
— sso *
— On trouverait plutôt an eygoe noir qa*ooe femme ;véri« tablemeat vertueuse. Jn vénal.
— Comment aimer plusieurs femmes, lorsqu'il n'en faut . i|u*une seule pour nous faire endurer toutes les misères ho-maines ! Properce.
— Sans les femmes, les hommes eussent conversé avec lefl ^ieux. CicÉRON.
— Il n'y a point de crimes qu'une femme ne puisse commettre.
Plautb.
— Une femme bonne est plus introuvable qu'un corbeav blanc. Saint Grégoire.
— Fréquenter une femme, c'est s'exposer à toute espèce de tentations; tout en elle est disposé pour blesser qui i'approche-i C'est sa forme qui porte au péché : c'est de sa substance qu's pris origine la nécessité de mourir. Loin de nous cette peste • cette contagion, cette ruine cachée! Oh ! de quels désordres \em femmes ne sont-elles point cause?... Tout est funeste en elles ^ on se perd dans leur amitié ; qui se lie à une femme se préparc de grands chagrins; qui s'y attache illégitimement se fait S lui-même une blessure incurable. La femme engendre la per^ ciicieuse concupiscence.... Je tairai le reste; il faut plutôt ejs rougir que le révéler. Une liaison avec une femme est la source de tous les crimes; c'est la glu envenimée dont se sert le diable pour s'emparer de nos âmes. Une liaison avec une femme est une incongruité ! ! ! Saint Cyprien.
— C'est une grande question de savoir si les femmes, aa jugement dernier, ressusciteront en leur sexe ; car il serait à craindre qu'elles ne parvinssent à nous tenter encore à la face de Dieu même. Saint Augostin.
— Être toujours avec les femmes sans y faillir, c'est plos faire que de ressusciter les morts. Saint Bernard.
— Une bonne femme est plus rare qu'un phénix.
Saint Jérôme.
— Quand J'entends une femme parler, je la fuis comme une vipère sifflante. Saint Pier.ie.
— On ne passe que deux bons jours avec une femme, nous dit un vieil auteur : celui qu'on l'épouse et celiii qu'on l'enterre. Une femme n'est bonne qu'en deux endroits, reprend-il insolemment : dans le lit ou dans la tombe, vel in thalamo, vel in tumulo. Si donc, dans ta jeunesse, cher lecteur, on te propose le mariage, dis aussitôt, ajoute-t-il avec méchanceté, que le temps de te marier n'est pas encore venu, et quand tu seras vieux, réponds qu'il est passé. A^R.
— • Les femmes ! c'est ce qu'il y a de meilleur et de pire au
x&onde... Anges poar ceux qu^elles aiment, ce sont de vrais démons pour ceui qu'elles n'aiment pas. In eadem urna et cLtArwn est et vipera. E. de Neufville.
— Voulez-vous bien connaître une femme ? Figurez- vous un 30U petit monstre qui charme les yeux et qui choque la raison ; c|iii platt et qui rebute, qui est ange au dehors et harpie au
dedans... Mettez ensemble la tète d'une linotte, la langue d'un serpent, les yeux d'un basilic, Thumeur d'une chatte, l'adresse â'un singe, la lubricité d'une chèvre, les inclinations d'un hiboa, l'éclatant du soleil et l'inégalité de la lune; enveloppez toat cela d'une peau bien fine et bien blanche; (goutez-y des bras, des jambes et cœtera. . . et vous aurez une femme complète. Sticotti.
— La fenmie ! c'est Taugmentatrice du péché.
Saint AncusTm.
— Cest un joli défaut de la nature. Milton.
— Les femmes n'ont que de petites Ames. Montesquieu.
— Elles ne considèrent que Técorce des choses,
Malebrancbb.
— Elles ne valent pas le diable;
La meilleure est toujours en malices téconde; C'est un sexe engendré pour damner tout le monde.
Molière.
-- C'est un mets digne des dieux quand le diable ne l'assaifonoe pas. GALDiaoN.
Lorsque le Créateur finissant son ouvrage,
De ses rares beautés fit le portrait vivant,
L*homme était trop heureux, au sortir du néant.
De porter sur son front cette divine image.
Le monde tout entier était son apanage ;
Sar tous les animaux son pouvoir était grand ;
Le sort ne put souffrir qu'il vécût si content;
Il lui ravit bientôt un si doux avantage.
Pour calmer, disait-on, ses chagrins, ses ennuis,
On lui fit une femme; on ne put faire pis!
Le malheureux dormait, il ne put s'en défendre.
11 vit, en s'éveillant, îa cause de ses maux;
Il la prit ; mais hélas! il devait s'aller pendre.
Car son premier sommeil fut son dernier repos.
— En un cœur féminin, la malice semée
Profite, multiplie et croit comme chiendent. Boubsadlt.
— Dieu a placé la f^mme sur la terre pour que l'homme ne ^t pas de trop grandes choses.
— Les femmes ne doivent pas être comptées paniri les indi — Tidus de Tespèce humaine. Cdjas.
— Elles ont an cœur d'amadou. Montesquieu.
— Elles n*ont de bon que ce qu'elles ont de meilleur.
Champfort.
— Perfides comme Tonde! a dit Shakespeare.
— Belles comme les séraphins de KIopstock, terribles comm^ . es diables de Milton ! s*est écrié Diderot.
— Byron, en parlant des orages, dit à son tour :
J'ai vu ceux de la femmo et j*ai vu ceux des flots. Et j*ai plaint les amants plus que les matelots !
— « Et moi », s'écrie le grand poète :
Et moi, je ne veux plus m'embarrasser de femme; A toutes je renonce, et crois, en bonne foi, Que vous feriez fort bien de faire comme moi. Car, voyez- vous, la femme est, comme on dit, mon maitr^H Un certain animal dirficile à connaître, Et de qui la nature est fort encline au mal : Et comme un animal est toujours animal. Et ne sera jamais qu'animal, quand sa vie Durerait cent mille ans; aussi, sans repartie, La femmç est toujours femme, et jamais ne sera Que femme, tant qu'entier le monde durera; D'où vient qu'un certain Grec dit que sa tète passe Pour un sable mouvant. Car, goûtez bien, de grâce, Ce raisonnement-ci, lequel est des plus forts : Ainsi que la tète est comme le chef du corps. Et que le corps sans chef est pire qu'une bête. Si le chef n'est pas bien d'accord avec la tôte. Que tout ne soit pas bien réglé par ses compas, Nous voyons arriver de certains embarras; La partie brutale alors veut prendre empire Dessus la sensitive; et l'on voit que l'un tire Adia. l'autre à hurhaut: l'un demande du moo, L'autre du dur; enfin, tout va sans savoir où. Pour montrer qu'ici bas, ainsi qu'on l'interprète, La tète d'une femme est comme la girouette I Au haut d'une maison, qui tourne au premier vent : C'est pourquoi le cousin Aristote souvent La compare à la mer; d'où vient qu'on dit qu'au monde On ne peut rien trouver de si stable-que l'onde. Or, par comparaison (car la comparaison
Nous fait distinctement comprendre une raison,
Et nous aimons bien mieux, nous autres gens d*étnde
Doe comparaison qu'une similitude] ;
Par comparaison donc, mou maître, s'il vous platt.
Comme on voit que la mer quand l'orage s'accroît,
Vient à se courroucer ; le vent souffle et ravage.
Les flots contre les flots font un remû-ménage
Horrible; et le vaisseau, malgré le nautonnier,
Va tantôt à la cave, et tantôt au grenier :
Ainsi quand une femme a sa tête fantasque.
On voit une tempête en forme de bourrasque,
Qui veut compétiter par de certains... propos.
Et lors un... certain vent, qui, par... de certains flots.
De... certaine façon, ainsi qu'un banc de sable...
Quand... les femmes enûn, ne valent pas le diable.
Molière.
— — C'est un phénomène que de rencontrer une femme *nii fasse le bonheur de son mari. M"* de Sommert.
— Toute femme vaut un hommage.
Bien peu sont dignes d'un regret. Beaumarchais.
— C'est à tort qu'on appelle imprenable une forteresse qui Q*&pasété prise; il en est de même d'une femme infaillible.
Maurice oe Saxe.
— Les femmes qui n'ont jamais aimé que leurs maris sont plos rares que les perles enfouies au sein de la mer.
Paul de Musset.
-- Femmes, femmes ! objets chers et funestes, que la nature orna pour notre supplice ; qui punissez quand on vous brave, QQi poursuivez quand vous craint; dont la haine et l'amour sont fgslement nuisibles , et qu'on ne peut rechercher ni fuir ^^poDémeut ! Beauté, charme, attrait, sympathie ; êtrp ou chimère inconcevable, abîme de douleurs et de voluptés! beauté P^Qs terrible aux mortels que l'élément où Ton t'a fait naître, lûalheareux qui se livre à ton calme trompeur ! c'est toi qui prodais les tempêtes qui tourmentent le genre humain.
J.-J. Rousseau.
^ Un poëte trompé par les femmes a lancé contre elles ce ^\m anathème :
Objet séduisant et funeste Que j'adore et que je déteste; Toi que la nature embellit I^es agréments du corps et des dons de l'esprit;
Qui de l*homme Tais un esclaye.
Qui t'cD moques quaud il te plaiot.
Qui l'accables quand il te craint, Qui le punis quand il te brave; Toi, dont le Tront doux et serein Porte le plaisir dans nos fêtes, Toi qui soulèves les tempêtes Qui tourmentent le genre humain; Être et chimère inconcevable, Abîme de maux et de biens, SeraS'tu donc toujours la source inépuisable De DOS mépris et de nos entretiens?
— Un homme do paille vaut une femme d'or
— L'ombre d'un homme vaut plus que cent femmes.
Proverbes.
• — Les femmes sont placées sur la terre pour délasser iti liommcs de la raison. Charles Lemeslb.
— Dorante, las du célibat, Las de passer ses jours dans le libertinage,
Crut qu'il fallait changer d'état Et se soumettre enfin au joug du mariage.
On lui proposa deux partis.
Une femme grosse et dodue,
Une autre petite et menue ; G*est de quoi contenter les divers appétits.
Toutes deux étaient fort de mise :
il choisit la petite, et dit d'un ton railleur :
■ Ma foi, de cette marchandise, » Le moins qu'on en peut prendre, est toujours le meillear. »
— - Une petite femme est souvent un grand fardeau.
OXEMSTIERN.
— J'épouserais plus volontiers une petite femme qu'une grande, par cette raison que de deux maux il faut choisir le moindre. Gommersor.
— La femme est ni) diable très perfectionné. Victor Hogo.
— Les femmes ne sont quelque chose que quand les hommes ne sont rien. Chaumette.
— Madame 6... était à vingt-cinq ans une jolie femme, mais elle avait une mauvaise tête, et son mari souffrait beaucoup de sa méchante humeur. Un jour, comme il s'en plaignait devant un de ses amis : — Vous êtes injuste, mon cher, lui répliqua son confident, les femmes sont la plus belle moitié du monde, et la vôtre est charmante entre tontes. — Je n'en dis-
onwDs pas, mon ami, répondit M. 6..., mais de cette moitié i l>€lle, je voudrais bien cependant n*avoir que la moitié. A. R. — Pour un Orphée qui fut chercher sa femme daos l*enfer, ^mbien de veufs, hélas ! qui n'iraient pas même en paradis, ^*ils pensaient y retrouver la leur ! J. Petit-Ssnn.
•^Vous qui pouvei tout vaincre, et n*étes que faiblesse, Péché de la nature agréable à nos yeux* Charlatans adorés, poisons délicieux.
Tyrans, dont le pouvoir nous platt quand il nous blesse; Objets par qui la terre assujettit les cieux, Source de nos plaisirs comme de nos tristesses, Dont le jaloux orgueil a malgré les déesses Fait gémir sous les fers le plus puissant des dieux; Ghers espoirs de nos cœurs, idoles de nos sens, Sexe, qui bien souvent bravant les plus puissants, Par un éclat trompeur t'en es rendu le maître Écueils contre lesquels il est doux de périr, Femmes ! pour une fois que vous nous faites nattre, Hélas! combien de fois nous faites-vous mourir!
— Si Dieu a fait la femme, le serpent Ta complétée.
Casimir Daumas.
—Pour qui perd sa femme et vingt-cinq sous, la plus grande perte c'est Targent. Proverbe.
rXMMZ (Sur).
— Femme! Ce nom seul touche TAme, mais il ne Télève pu toujours ; il ne fait nattre que des idées agréables, qui <^eDDent'un .moment après des sensations inquiètes, ou des ^timents tendres; et le philosophe qui croit contempler, n'est bientôt qu'un homme qui désire, ou qu'un amant qui rêve.
Desmabis.
— Les fenmies ! ce nom-là me chatouille l'oreille. Les femmes ! c'est, je crois... c'est \k cette merveille Que jusqu'à ce moment je ne connaissais pas. Faites-moi le portrait des femmes. — Leurs appas. Mon fils, sont au-dessus de toutes les louanges. Figurez-vous un être entre l'homme et les anges. , Câ fatales beautés ont des yeux meurtriers Qui de nos faibles cœurs percent tous les sentiers ; Le chant des rossignols est bien moins agréable Que le son de leur voix; leur discours est aimable» Insinuant, badin ; leur commerce est charmant.
Les femmes, en un mot, sont tout enchantement : Jamais sans succomber, nul homme ne les brave. Et dès qu'il les regarde il devient leur esclave.
— Dans les pays tempérés, où le climat, donnant moins d'ar^ dcur aux désirs, laisse plus de coofînncc dans les vertus, les femmes n'ont pas été privées de leur liberté; mais la législation sévère les a mises partout dans la dépendance. Tantôt elles furent condamnées à la retraite, et séparées des plaisirs comme des affaires. Tantôt une longue tutelle semblait insulter à leur raison. Outragées dans un climat par la polygamie qui leur donne pour compagnes éternelles leurs rivales; asservies dans un autre à des noeuds indissolubles qui souvent joignent pour jamais la douceur à la férocité, et la sensibilité à la haine; dans les pays où elles sont les plus heureuses, gênées dans leurs désirs; gênées dans la disposition de leurs biens; privées de leur volonté même dont la loi les dépouille; esclaves de ropinion qui les domine avec empire, et leur fait un crime de Tapparence même; environnées de toutes parts déjuges qui sont en même temps leurs séducteurs- et leurs tyrans, et qui, après avoir préparé leurs fautes, les en punissent par le déshonneur, ou ont usurpé le droit de les flétrir sur des soupçons : tel est à peu près le sort des femmes sur toute la terre. L'homme à leur égard, selon les climats et les âges, est indifférent ou oppresseur ; mais elles éprouvent tantôt une oppression froide et calme qui est celle de Torgueil, tantôt une oppression violente et terrible qui est celle de la jalousie. Quand on ne les aime pas, elles ne sont rien; quand on les adore, on les tourmente. Elles ont presqu'à redouter également et l'indifférence el l'amour. Sur les trois quarts de la terre, la nature les a placéei entre le mépris et le malheur. Thomas.
— Dans presque toutes les contrées, la cruauté des \ou civiles s'est réunie contre les femmes à la cruauté de la nature. Elles ontété traitées comme des enfants imbéciles. Nulle sorted< vexations que chez les peuples policés l'homme ne puisse exercer impunément contre la femme La seule représaille qui dé* pende d'elle est suivie du trouble domestique, et punie d'un mépri plus ou moins marqué, selon que la nation a plus ou moins d< mœurs.. . Femmes, que je vous plains ! il n'y avait qu'un dédom magement à vos maux ; et si j'avais été législateur, peut-êtr Teussiez-vous obtenu. Affranchies de toute servitude, vou «uriez été sacrées en quelque endroit que vous eussiez para.
Diderot.
— Comme les femmes foot une partie agréable et nombreuse delà société, et que leur suffrage sert beaucoup à établir le caractère d'un homme, il est nécessaire de leur plaire : je veux parroDséquent, mon fils, vous initier dans quelques secrets qui vous .«eront très utiles, mais que vous devez garder en vousmême ot cacher avec le plus grand soin.
Les Tommes sont des enfants d^unc large et bonne crue : elleê ont la parole, de Tesprit quelquefois ; mais le bon seods ou le raisonnement, je n'en ai jamais connu de ma vie qui en eût, ou qui agit et raisonnât vingt-quatre heures de suite. La moindre passion, le moindre goût arrête sur-le-champ leurs meiilrures résolutions. Leur beauté négligée ou contredite, quelques années de plus, enflamment à Pinstant leurs petites passions et dérangent tout le système moral de leur conduite qQ*elles avaient arrangé dans leurs moments raisonnables. Un homme de sens joue avec elles, les flatte, les amuse, comme il ferait avec un enfant, mais ne les consulte jamais, ni ne leur tooGe des secrets intéressants, quoiqu'il leur persuade souvent qu'il le fait; c'est la chose du monde qui flatte le plus leur viDité : elles aiment beaucoup à se mêler dans les affaires, qu'elles embrouillent et gâtent presque toujours. Justement persuadées que les hommes eu général ne les regardent que comme de jolis bijoux, elles adorent cet homme qui leur parle sérieusement, et qui paraît se confier à elles et les consulter; je dis qui parait, car les hommes faibles les consultent en effet, le sage n*en fait que le semblant. Aucune flatterie n'est trop îorteni trop dégoûtante pour elles Elles avalent tout avec avidité : vous pouvez flatter une femme sur son goût supérieur dans le choix de son éventail Les femmes qui sont ou très belles ou très laides aiment qu'on les flatte sur leur esprit; celles qui ne sont ni laides ni belles aiment bien qu'on leur parle de leurs grâces et de leur beauté. Ces secrets, mon fils, doivent être inviolables si, comme Orphée, vous ne voulez être mis en pièces par tout. le sexe. Chesterfikld.
—Voulez- vous être aimé d'une femme, éludiez ses goûts, coQsaltez ses plaisirs , contentez ses fantaisies, passez-lui ses eaprices , Termez les youx sur ses défauts, louez les qualités qu'elle a, prêtez-lui celles qui lui manquent , ne faites point l'éloge des autres femmes en sa présence , surtout point de S^oe : on ne pardonne ni ce qui nuit aux plaisirs, ni ce qui mortifie l'amour-propre. M"*' de Puisieux.
— Il y a des femmes qui ne cherchent et ne veulent que les plaisirs de ramoiir;d autres qui joignent l'amour et les plaisirs : quelques-unes qui . ne reçoivent que rameur et
rejettent tous les plaisirs. Les premières aiment Tamoar DOD ramant ; les deuxièmes résistent longtemps, se défient leur faiblesse, mais enfin Tamour est le plus fort. Les tj sièmes sont faites pour aimer, mais chez elles les princi arrêtent les mouvements de la nature, et plus leurs sentime sont retenus, plus ils sont forts. M*"* de Lambert.
— II y a des femmes qui regardent les amants du même • que les cartes ; elles s'en servent pour jouer quelque tem elles les rejettent ensuite, en demandent des nouvelles, finissent par perdre avec les neuves tout ce qu'elles ont gag avec les vieilles. Sophie Arnould.
— Je me suis toujours bien trouvé des maximes suivan sur les femmes : Parler toujours bien du sexe en génén louer celles qui sont aimables ; se taire sur les autres ; les v peu ; ne s'y fier jamais ; et ne jamais laisser dépendre i bonheur d'une femme quelle qu'elle soit. Chahffo
— Chez tous les peuples, et dans tous les pays voués l'idolâtrie des femmes, il faut en faire des Romaines oa < sultanes; le milieu entre ces deux partis est le plus dangerei
Helvétius.
— Demander s'il est bon ou mauvais d'aimer les femm c'est comme si l'on demandait s'il est bon ou mauvais d'a> soif, et que l'on voulût interdire à tout le monde de boire pa qii*il y a des gens qui s'enivrent. D'Argeks
— La femme a besoin d'un guide qui lui ôte la responsi lité d'elle-même. Godwin.
— Les femmes mariées sont des forteresses que l'on pr plutôt d'emblée que par composition. 6. Walsh.
— En France, une femme mariée est un fruit qu'il i pas absolument défendu de cueillir, pourvu qu'on laisse l'ai où on le trouve : un mets auquel il est presque permis goûter, pourvu qu'on n'enlève point le plat. Sterne.
^ Une femme, quelle qu'elle puisse être, est une dé pour des prisonniers. M*"* de Staei
— Le commerce des femmes et la lecture des romans sentent à l'homme raisonnable une fâcheuse alternative : gliger les circonstances intermédiaires et sauter toi^^ de s au dénoûment, c'est perdre bien du plaisir ; ne ricïn pas c'est perdre bien du temps. Charles Lemesle.
— Le châtiment de ceux qui ont trop aimé les femmes de les aimer toujours. J. Joubert.