LUCILE
J'allais trouver le dernier vers d'une villanelle; celle qui m'inspirait alors c'était Lucile! L'âme languissante et la bouche entr'ouverte, je songeais bien plus à la muse qu'au poème^ à Lucile qu'à la villanelle.
Clic! clac ! j'ai reconnu son pas, flou ! flou! et le bruit de sa robe. Elle entre toute parfumée. « Que faisais-tUj cher amour? — J'allais trouver le dernier vers d'une villanelle. »
Après que j'eus dit cela, je sentis sur mon front la fraîcheur de ses lèvres écarlates, pareilles à de la neige qui serait rouge; et^ soudain, mon poème fut achevé, car celle qui m'inspirait alors, c'était Lucile !
a M'aimes-tu? » murmurai-je^ et, en même temps,
je mordillais l'ongle de son joli pouce. « Je ne t'aime plus, » dit-elle sans détour. A cette parole, je demeurai sans voix, l'âme languissante et la bouche entr'ouverte,
Clic ! clac 1 Flou ! flou ! Lucile était partie. Moi, pour l'oublier, je voulus faire des vers; mais je ne pus, car une grande mélancolie m'étreignait Pâme, et je songeais bien plus à la muse qu'au poème, à Lucile qu'à la villanelle!
mâ^
op New York,