‹ L'amour romantiqueChapitre 16 sur 23 · JUVÉNAL · texte numérisé non relu

JUVÉNAL

— Ami Sancho, vois-tu cette troupe de de'mons, ces géants ?

— Quels géants! répliqua Sancho Pança.

— Ceux que tu vois là, dit Don Quichotte, avec leurs grands bras.

— Prenez garde, ceux que vous voyez là ne sont point des géants, mais des moulins à vent...

(Michel Cervantes.)

Au-dessous de ces citations, il ajouta :

— Constance est une infâme. Jean-Jacques est...

— Arrête, cria Eclard en bondissant comme un chevreau.

Rihor se retourna, prit la correspondance de Fabius Real qu'on lui tendait, et lut ; ensuite de est y verbe, il fit la conjonction et et la phrase commencée ainsi :

Jean- Jacques est

fut modifiée et terminée de la sorte :

Jean-Jacques Eclard et %pger de TZjhor sont deux niais !

N'es-tu pas de mon avis, mon vieux, mon pauvre chéri ?

— Dame ! plutôt deux fois qu'une !

Il y eut un moment de silence. Eclard embarrassé faisait ses ongles avec une plume. Rihor brossait son chapeau, changeait de cravate, puis passant un habit noir :

— Jean-Jacques, dit-il, Jean- Jacques...

— Eh bien?

— Huit jours dans les nuages, c'est trop, mon ami, beaucoup trop. Je suis descendu du ciel, et si tu veux en descendre à ton tour, nous irons nous promener et nous rencontrerons...

— Des idées ?

— Assurément cette fois, et nous les garderons.

— Si ça leur plaît.

— Oh ! ça leur plaira ; ce sont de bonnes filles ! Et de Rihor souriait en relisant encore les lettres

de Real.

Ils sortirent bras-à-bras, et comme ils passaient sous les fenêtres de Constance Nœfas, tous les deux levèrent en même temps la tête :

— Oh ! je n'aimerai plus, dit Roger.

— Et moi j'aimerai toujours, conclut Jean- Jacques.

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