‹ L'amourette; pièce en trois actesChapitre 3 sur 89 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

MAINCiAUD, MARTHE, puis LAVERTON.

MAINGAUD, entrant du fond.

Ouf! qu'il fait chaud à- marcher I II y aura sûrement (le l'orage tantôt I

MARTHE, se levant.

Oh! Monsieur Maingaud ! Bonjour! Je ne vous avais pas entendu monter.

0 I/A.MOURETTK

MAINGAUD.

Vous étiez trop occupée... Qu'est-ce que voa*^ écriviez là ?

MARTHE

Quelque chose de très difficile! Un devoir de français.

MAINGAUD.

C'est si difficile que ça, le français?

MARTHE

Celui des examens ? Oui !... Je passe mon brevet supérieur dans huit jours et je découvre qu'il y a dans notre langue des tas de mots que j'ignorais, par exemple : « Auto-da-fé, chrestomnthie, pharynx et sot-l'y-laisse » surtout!... Comment ça s'écrit-il, « sot-l'y-laisse? » Monsieur Maingaud.

MAINGAUD, embarrassé.

Mais comme ça se prononce ?... Qu'est-ce que c'est que solilès?

MARTHE

C'est, paraît-il, l'extrémité basse du poulet !... Pourquoi nous demande-t-on de ces clioses-là dans les examens?

MAINGAUD.

Parce que, si l'on n'y demandait que des choses utiles, tout le inonde les saurait et il n'y aurait plus d'examen, partant, plus de société possible.

MARTHE

Quand j'aurai mon brevet, comme je m'empresserai d'oublier ces machines-là 1

MAINGAUD.

A la bonne heure!... Mais je ne veux pas vous distraire ! où sont vos parents?

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