ACTE DEUXIEME /O
CLAUDE
Oh! la barbe, hein! Et laissez-nous passer!
MAZUUE.
Je viens de rétlécliir qu'il y a des symptômes pas très clairs dans vos récits... Cette voiture sans papiers... ces gens qui réclament la frontière... cet individu soi-disant du Conseil d'Etat, une institution lionorable pourtant et qui court les chemins avec une jeunesse !... Tout ça me paraît interloque; et je confisque l'instrument.
JEANMNE.
Oh! mon Dieu!... Il ne nous manquait plus que ça !...
CLAUDE
Vous êtes fou, gendarme ! Et nous, où irons-nous ?
MAZURE
Vous?... Vous n'irez pas! Vous resterez ici!...
JEANNIXE.
Jamais!
MAZURE
La maison est l)onne... La cafetière est une personne aimable, pleine de j^^âces et de mérito. Vous y passerez la nuit, et demain on s'expliquera, (a madame Boizei.) Vous (|ui cherchez des clients, madame Boizel, en voilà !
CLAUDE
Mon amiî Soni^'ez à ce que vous faites! J'ai le bras lonj^'î
MAZUAB, lui mettaot la main sur l'épaule.
Moi! je l'ai solide! Pas de boniments avec moi! J'aime pas les fortes lètes. Vous allez monter avec
7r» l'a.mulhettk
moi sur votre machine et nous la mettrons ensemble, en fourrière, à la gendarmerie. J'ai dit...
Il remonte vers madame Boizel qui est au comptoir. JEANNINE.
Claudel Claudel... Ce n'est pas possible, nous n'allons pas passer la nuit ici!...
CLAUDE, bas.
Tranquillisez-vous, ma chérie, j'ai mon plan ! Je file à toute vitesse avec mon gendarme; à une lieue de Thuméoourt, je l'abandonne dans les champs, et je retourne vous chercher. Tenez-vous prête.
JEANNINE
A la bonne heure! Dépêciiez-vous...
MAZURE, au fond.
Hé l'auditeur! Vous }' êtes?
CLAUDE, remontant.
Voilà! Voilà!
Mazure et Claude sortent.
SCENK IV
JEANNINE, MADAME BOIZEL, TAPAGEUR, puis MAZURE et CLAUDE.
JEANNINE
Dans cinq minutes, il sera de retour !...
MADAME UOIZEL.
AUors... madame et monsieur couchent ici?
JEANNINE
Ça dépendra!... Je ne crois pas!...