‹ L'amourette; pièce en trois actesChapitre 41 sur 89 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

JEANNINE, MADAME BOIZEL, puis TAPAGEUR.

JEANN'INE.

Ainsi, nous sommes forcés de passer la nuit dans ce bouge !

CLAUDE

Je le crains!... Ma petite Jeannine. je suisnavrél... Je ne pouvais pas prévoir!

JEANNINE

. Oh! Claude!... Il n'y a pas de quoi se frapper... Seulement tout cela ne serait pas arrivé si ce matin vous m'aviez écoutée !...

CLAUDE

Ne vous ai-je pas obéi ?

.lEANNINE.

Non... Je voulais prendre le train tout simplement. A cette heure, nous serions bien tranquilles à Bruxelles...

CLAUDE

Ça aurait été moins pittoresque!

JEANNINE

Mais combien plus pratique!... J'ai bien peur que vous n'ayez pas le sens pratique. Allons, ne faites pas cette figure-là ! Je ne me plains pas !.... C'est l'aventure, nprôs tout, le romnnl... Nous penserons à

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tout cela plus tard avec bonheur,, et nous en rirons!...

CLAUDE

Je voudrais bien en rire tout de suite, mais je ne peux pas!...

JEANNINE

Ça viendra... Goniniandez à souper, car je n'ai rien mangé depuis ce matin.

CLAUDK.

Madame...

MADAME BOIZEL.

Monsieur!

CLAUDE

Pouvez-vous nous donner à souper?

MADAMi: BOIZEL.

Certainement monsieur, madame, il y a tout ce qu'il faut!... Je dresse la table ici...

JEANNINE

Oui. oui...

TAPAGEUR

V'ià les bagages... où faut-il les porter?

JEANNINE) prenant une bougie des mains de madame lioizel.

Dans cette chambre... Je vous montre le chemin. J'en profiterai pour ôter mon manteau...

l'.lle entre à gaucho.

TAPAGEi;U.

Je mets les bagages de Monsieur ayec ceux de Madame?

CLAUDE, gèni.

Je... je ne sais pas...

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