‹ L'amourette; pièce en trois actesChapitre 67 sur 89 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LAVERTON, MADAME LAVERTON, MATNGAUD, pui. MADEMOISELLE PENSÉRIAUX.

MAINGAUD.

Tu laisses Jeannine sortir avec un jeune homme?

LAVERTON.

Pourquoi ? Ce n'est pas son tiancé, on n'a rien à y redire. Et puis celui-là est un honnélQ homme!... Ce n'est pas lui qui s'introduirait dans les familles pour séduire les jeunes filles.

MAINCi.VtJD.

Ce seraient plutôt les familles qui essaieraient de le séduire.

IIG LAMOIRKTTE

MADAME LAVERTON.

Le fils de Fenouil frères.

LAVERTON.

Cinq millions d'affaires par an !... Ah ! si Jeannine avait pu s'éprendre de celui-là! Tiens, Maingaud, il n'y a pas de bon Dieu !

MAINGAUD.

Il y en a un, mais il ne s'occupe plus de mariage., le seul qu'il ait fait, le premier, a trop mal tourné. A proi)Os comment va ton gendre ?

Je t'en prie, Maingaud, pas ce mot-là!...

MAINGAUD.

Soit!... Ton beau-fils, alors!...

MADAME LAVERTON.

Non plus!... Notre fils! Ce coureur de dot!...

LAVERTON.

Console-toi, il n'aura pas couru grand'chose !

MAINGAUD.

Tiens, tiens, tu réduis la dot de Jeannine?

LAVERTON.

De moitié!... à quebjue chose, malheur est bon.

MAINGAUD.

Sauvons les meubles!... A quand le mariago?

LAVERTON.

On publie les premiers bans ce matin... dans quinze jours, le criuie sera consomuié!

MAINGAUD.

L'expiation commencera! (luI tendant des papiers.) Le facteur m'a confié ton courrier.

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