A LE U H POINT 1>E DÉPART
et les transformations du (liant , l'ensemble de l’harmonie, sont aussi , avant toute expression, présents à l’imagination de l artiste, à relte oreille musicale interne dont parle Rcid, et <jui suppléait si puissamment chez Tîeethoven à celle qu’avait fermée en lui la maladie. Mélodie et accords, tout cela, avant d’éclater au dehors, a déjà retenti dans l'âme du musicien, a déjà passé devant ses veux sous les espèces de la notation musicale. Car lui aussi copie , non point la nature vulgaire dont les grossières harmonies n'ont rien qui doive être copié, mais l’idéal qu il portait en lui-mème, et que souvent l’éducation n’a pas même eu à féconder.
Comme les créations dans les arts , les créations de la poésie supposent cette transformation des idées en images (pie fixe, pour les reproduire dans l’esprit de la foule, le langage dessiné et coloré du poète. On n’est poète, en effet, qu’à la condition d’être investi du sacré privilège de voir sous les veux de l’Aine se dessiner dans tous leurs reliefs , se nuancer de toutes leurs couleurs , non pas seule-
perano , cercaudo cou la meule Tinvenzioue , e fonuandosi cj tuile /ter [elle idée, cite pot euprimono e rUratjtjono cou le tttaut lia t/ticHa già couct polo oeil’ intelletto. » ( Vasari , Vile de' pin ecceUenli pitloi'i . seultori, archiUet U , .Milano . ISOO. Viia di F.ionardo (ta Vinci, vol. scliimo. pn «; . 50.)