DEPENDANCE DE I. AME
de ses Pensées, < I n n s celle-ci, par exemple, < j u e I que chose de tout aussi formel : « i\ous avons un autre principe d’erreur, les maladies. Plies nous "fttent le jugement et le sens. Pt si les grandes l’altèrent sensiblement, je ne doute point que les petites n \ fassent impression à leur proportion. » Pensées, fragments et lettres deBlaise Pascal, etc., publiés par M. Paugère, tome I! , page 53.
Pt ]\lontaigne avait dit avant Pascal : « Il est cer-
tain que notre appréhension, notre jugement et les facultés tle notre Ame en général souffrent selon les mouvements et altérations du corps, lesquelles altérations sont continuelles Le ne sont pas seu¬
lement lc> lièvres, les breuvages et les grands accidents qui renversent notre jugement; les moindres choses du monde le lournevircnt. Pt ne faut pas doubter, encore que nous ne le sentions pas , que si la fièvre continue peut altcn r notre Ame, que ia tierce n’v apporte quoique altération selon sa mesure et proportion. » iïssais, livre IL chapitre xn; Apologie de Itavmond de Sohonde.