‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 70 sur 93 · I I IM MM I IM KIO.M · texte numérisé non relu

I I IM MM I IM KIO.M

( !ie béante, qu’il présenta au prêtre, aliu qu’il en tirât la sainte hostie, ce qu i! lit le mieux qu’il put et la porta sur l’autel, et que quand il revint il ne trouva plus que les linceuls du mort, dont le diable avait emporté le corps dans ce moment, ce qui épouvanta tellement ce pauvre religieux qu’il en est mort deux jours après.

« Voilà l’histoire , monsieur, qui me parait d’autant moins croyable qu’elle est plus surprenante. iNéanmoins, comme ce sont des personnes il lustres qui l’ont rapportée, et qui disentque celui-là qui lalcura écrite n’est point un homme à visions ni à fictions, j’ai cru que la chose était trop importante pour la négliger, et pour ne vous pas prier de suivre cette histoire de point en point et de nous en mander tout ce que vous en pourrez apprendre. Car si elle était vraie, cela mériterait bien que l’on en lit un procès-verbal dans toutes les formes, et l’on en pourrait tirer de grands avantages : i° pour la réalité du Saint-Sacrement; pour l’immortalité de l aine, puisque le diable ne demandait ce corps que pom le tourmenter avec l ame qui avait péché pour lui; 3° pour le respect que l’on doit aux églises , puisque le lieu saint n’a pu souffrir un corps souillé du péché; pour faire voir qu’on ne doit point enterrer les pécheurs publics dans la terre sainte ,

•*Oï2 J.E DI Alii.E DE RIOM.

<{ii ils n’aient donné de grandes marques de pénitence , puisque celui-ci n’a pu y être souffert, quoiqu’il eût encore la sainte hostie dans la bouche. \ ous voyez donc combien de raisons nous obligeraient à nous assurer du particulier de cette histoire. Mais, comme je vous le dis, je n’en crois rien , et je me persuade que, s’il était arrivé quelque chose de cette nature, vous auriez été le premier à nous prévenir et à nous l’écrire (1). »

Après tout ce qu’on vient de lire dans cette note, la lettre qui précède n’a plus besoin de commentaires. A peine ferai-je observer que si le signataire de cette étrange pièce semble douter du fait particulier dont il a est question , il en admet pleinement la possibilité , toutes les conséquences, et insiste sur sa vérification. Or, ce signataire quel était-il? Je le rappellerai aux lecteurs qui pourraient l’avoir oublié. C’était un des meilleurs grammairiens qu’ait eus la France, un des plus savants professeurs des écoles de Port-Ro\ al. C’était surtout un des premiers et des plus pieux solitaires de ce monastère, l’ami, le confident du fondateur du vrai Port-Royal, du Port-Royal de la grâce ultraefficace, de l’abbé de Saint-Cyran.

(I) Mémoires de Marguerite Périer , MSS. uu 1685, Fonds supplément français de la Bibliothèque royale, p. ‘238.

ii ni.wn.i-. ni hiovi.

Mais cotte lot Ire <lo Lancelot , si importante en elle-même et par le nom de celui qui l’a écrite, à qui est-elle adressée? A l’homme qui était devenu le frère de Pascal, son ami, son admirateur enthousiaste, qui avait pris de Pascal ses affections, ses haines, ses croyances, et jusqu’à quelque chose de sa science , qui était allé aussi loin que lui dans toutes les exagérations de la grâce, et dont l’enlant avait été la première occasion , le premier sujet des miracles de la sainte Epine, en un mot à M. Périor. ,lo m’arrête. La chose devient claire, trop claire. \ ision dans Pascal, croyance aux apparitions dans Al. Périer, cela se tient, c’est la même chose.

, l’aurais pu en vérité me borner à donner pour toute note, pour toute pièce justificative de l 'Amulette de Pascal et de I extase qu elle rappelle, la lettre de Lancelot a AI. Périer.

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