‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 72 sur 93 · I.’.ACWIUM m l'HM |)| M UIII N. O.fly · texte numérisé non relu

I.’.ACWIUM m l'HM |)| M UIII N. O.fly

M. Gousin i , M. Stcffons o/i, \l. Reucltlin (3), INI . ltordns-Ucmouliii (/|), iM . faugère (5), VJ .SaintelîtMive (6), et une foule d’autres. I! ne sera pourtant pas inutile de faire ce que n’a fait aucun de ces écrivains , c’est- à - dire de donner une fois pour toutes les raisons qui établissent sans réplique la réalité de celte catastrophe.

On lit dans le troisième Recueil manuscrit du P. Guerrier - :

« Monsieur Arnoul de Saint -Victor , curé de C.hambours\ a, dit qu’il a appris de M. le prieur

(1) Des Pensées de Postal, rapport à l’Académie française, pag. 15G, 157.

(2) Pascal cl scs idées dans leurs rapports avec l’histoire de la Philosophie , dans les mémoires de l’Académie des sciences de lîerlin, 1837, pag. 182.

(3) Vie de Pascal et esprit de scs écrits . etc. allemand) . Stuttgard. IS'-iO, pag. '|8.

h Éloge de Pascal , couronné par l’Académie française, 18/rl, pag. 59.

(5) Pensées , fragments et lettres de Biaise Pascal, t. 1, introduction, pag. lxi.

(6) Port-ltoyat, t. II, pag. 491.

(7) Fonds supplément français du la Bibliothèque royale, ii" 397. pag. 291 . Ce manuscrit est inscrit au catalogue sous le litre de : Examen d'un écrit sur la signature de ceux qui souscrivent aux constitutions , etc., cl différents autres écrits de Port-Royal.

a) Village à six lieues de Paris, près de la forêt deSaint- Cermain Le domaine de Retz, dit le Désert, en dépend.

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de Barillon, ami de madame Périer, que M. Pascal, quelques aimées avant sa mort, étant allé, selon sa coutume, un jour de fête, à la promenade au pont de Neuilly, avec quelques uns de ses amis, dans un carrosse à quatre ou six chevaux, les deux chevaux de volée prirent le frein aux dents à l’endroit du pont où il n’v avait point de garde-fou, et s'étant précipités dans l’eau , les laisses qui les attachaient au train de derrière se rompirent, en sorte que le carrosse demeura sur le bord du précipice; ce qui lit prendre à M. Pascal la résolution de rompre ses promenades et de vivre dans une entière solitude ( i). »

(J) Ce fragment, ain-i que ceux qui établissent le» relations du curé Arnonl avec Pascal , est reproduit dans plusieurs copies du manuscrit du P. Guerrier. On les retrome par exemple dans la première partie des Mémoires de Marguerite Pcrier, pag. (> et 7, et dans le manuscrit delà bibliothèque Mazarine, n" 2199, ayant pour titre: Mémoires et pièces recueillis par M. Domat (auteur du Traité des lois civiles) sur des disputes théologiques , qui m’ont été corn muniqués par M. Domat, président en la cour des aides de Clermont, son arrière-petit-fils.

Je mentionne ces reproductions manusciiles parce qu’à l’époque où l’on s'y livrait, elles constituaient une sorte de publicité anticipée, qui devait appeler, sur les faits auxquels elles sont relatives , le contrôle et au besoin le démenti des contemporains. Or, ce contrôle et ce démenti, on ne voit pas

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(ictlu pièce, jusqtuci la seule, pnrmi les paniers relatifs à Pascal , où il soil question de l’accident de Veuillv, a plus de valeur qu’on ne serait peut-être lente de lui en accorder au premier abord. Les deux personnages dont il \ est question, le curé Arnoul et le prieur de Pmiillon, étaient deux amis particuliers de Pascal et de sa Famille. Il existe du curé Vrnoul, qui était en outre chanoine de Saint-Victor, plusieurs assertions relatives au caractère et au génie de Pascal, et qui témoignent de ses relations avec lui (i).

jusqu'à présent au moins, qu’elles aient eu pour résultat de les provoquer.

(1) VI Pascal avait des adresses merveilleuses pour cacher sa vertu, particuliérement devant les gens du commun, en sorte qu'un homme dit un jour à M. Arnoul qu’il semblait que M. Pascal était toujours en colère et qu’il voulait jurer; ce. qui est assez plaisant , mais qui ne serait pas bon à écrire. » Manuscrit anonyme de la bibliothèque des pères de l’Oratoire de Clermont , dans le 111e recueil MS. du P. Guerrier, pag. 291.)

« M. Arnoul de Saint-Victor dit que quand on demandait conseil à M. Pascal, il écoutait beaucoup et parlait peu.» [Ibid.)

« M Pascal, étant allé voir M. Arnoul à Saint-Victor arec le duc de Itoannez, vit entrer fort confusément un troupeau de moutons; il demanda à M. Arnoul s’il en devinerait bien le nombre. Celui-ci lui ayant répondu que non, il lui dit tout d’un coup, en comptant un moment sur ses doigts, qu’il y en avait quatre cents. M. de Itoannez demanda à celui qui les conduisait < mh en il r en avait; il lui dit : (Juatre cents »(Jbid.}

970 i/accident nu pont de neuilly.

C’est chez cet ecclésiastique, «à Saint-Victor, que se rendait Pascal , lorsqu’il lit d’un coup d’œil le compte si extraordinairement exact d’un troupeau de moutons qui entrait au même moment dans les cours de l’abbaye.

Quant au prieur de Barillon , qui lut plus tard évêque de Luçon, il était lils du président J.-J. de Barillon, grand frondeur et bon janséniste , en relation avec Saint-Cyran, dont la onzième lettre lui est adressée (1). Bien autrement janséniste que son père, i’abbé de Barillon était très lié a\ ec la famille Pascal. il ne l’était pas moins a\ec l’évêque d’Aleth , Pavillon, le plus ferme (9) des quatre prélats, amis et défenseurs de Port-Royal, qui n’avaient consenti qu’avec restriction à signer le formulaire. Dans une lettre à M. Périer, en date du 99 octobre i()..., il dit qu’il a raconté à cet évêque,

(1) Cctle lettre était une instruction chrétienne destinée à soutenir et diriger la loi de ce magistrat dans t'exil que lui avaient valu les affaires de la réduction des rentes de l'hôtel de ville, à propos desquelles Pascal père fui, de son côté, forcé de se cacher en Auvergne. ( Lettres chrétiennes et spirituelles de messire Jean Duverger de Hauranne , abbf de Saint- Cyran, Paris, H)/i5 et 1647,2 vol. in-4°, seconde partie, pag. 245, lettre \l. — Recueil d'I'lrecht , pag. 159.)

(2) Mémoires historiques et chronologiques sur l'abbaye de Port-Royal des Champs, Paris, 1055, I. II. pag 20

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