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11 ne se trouve que par les voies enseignées dan* l’Evangile.
Grandeur de l’ame humaine.
Père juste, le monde ne t’a point connu, mais je t’ai connu Joie, joie, joie, pleurs de joie.
Je m'en suis séparé -
Dcreliqucrunt me fonlem aquæ vivæ
Mon Dieu me quitterez vous? -
Que je n’en sois pas séparé éternellement.
Celte est la vie éternelle qu’ils le connaissent seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé J. C.
Jésus Christ - - -
Jésus Christ
Je m’en suis séparé ; je l’ai fui , renoncé , crucifié. Que je n’en sois jamais séparé.
Il ne se conserve que par les voies enseignées dans l’Evangile.
lien nciation totale et douce , etc. ..
La pièce dont on vient de lire le fac-similé forme, comme je l’ai dit, le commencement du manuscrit autographe des Pensées, actuellement à la Bibliothèque royale. Elle est collée sur le recto de la quatrième page, au verso de laquelle se trouve l’attestation suivante, écrite de la main de l’abbé Périei , neveu de Pascal.
« .le soussigné , prêtre, chanoine de l’église de
ni i \ mi iii 1 1..
( Ici muni , certifie «j m* le |*;t pit‘i <l(* I nuire | m 1 1 collé sur celle feuille esl écrit île la main de INI. Pascal , mon oncle, et lut trouvé après sa mort cousu dans son pourpoint sous la doublure, avec une bande de parchemin où étaient écrits les mêmes mots et en la même forme qu’ils sont ici copiés. Fait à Paris , ce •î5 septembre 1711. Périer. »
Sur le recto de la page qui vient ensuite est copiée de la main du même abbé Périer, l’écrit extrait de l’habit de Pascal , tel que l’offrait le parchemin et tel que je l’ai donné dans la seconde partie de cet ouvrage, c’est-à-dire avec les trois dernières lignes <pii n’étaient point sur le papier.
En marge, et dans toute l’étendue de la copie, on lit cette déclaration écrite encore par l’abbé Périer : « Ceci est la copie figurée d’un parchemin trouvé après la mort de M. Pascal, mon oncle, écrit de sa main et cousu dans la doublure de son pourpoint. Périer, prêtre, chanoine de l’église cathédrale de Clermont. »
Enfin, en marge toujours, et à côté des deux avant-dernières lignes, se trouve cette courte annotation, due au même ecclésiastique: «On n’a pu voir distinctement que certains mots de ces deux lignes.»
Si I on rompait1 entre eux le papier original et la copie du parchemin . on remarquera que ces deux
l'AC SIMILI'.
pièces, indépendamment de la différence qu’établit entre elles l’existence dans le parchemin seulement des trois dernières lignes de l’écrit, offrent encore quelques variantes de moindre importance. Ainsi au mot martyrologe , le parchemin ajoutait romain. Là où le papier dit certitude , certitude , sentiment , joie, paix , le parchemin disait certitude , joie , certitude , sentiment, vue , joie. De plus enfin, le parchemin donnait seul les trois renvois aux saintes Écritures.
A l’exemple de Condorcet, et avant lui de l’auteur du mémoire inséré dans le Recueil d’Utreclit, j’ai suivi la leçon du parchemin, en ajoutant , comme ils l’ont fait, à la dixième ligne de son texte le mot vue de celui du papier. Le motif de ma préférence, c’est que le parchemin contenait non seulement l’amulette complète , mais l’amulette originale. La manière même dont se termine le papier me semble le démontrer sans réplique. On voit que dans cette seconde façon de son memorial Pascal s'est arrêté après le mot renonciation totale et douce, et que par un bel et cœtera il a renvoyé, pour les trois dernières lignes, au parchemin sur lequel il venait de les écrire.
Lie P. Guerrier, dans son IIIe Recueil MS., pag. ‘2 1 1\ et suivantes, a transcrit, d’après une co-
IM I \M II h I I I .
pie du papier, la pièce trouvée «laits le pourpoint de Pascal. 11) a joint la note ci-dessous, (pii l’ait connaître pour (juelles raisons et sous quelles réserves il la donne néanmoins tout entière, c’est-à-dire a\ec les trois dernières lignes (pie contenait seul le parchemin.
« Peu de jours après la mort de 1VI. Pascal , un domestique de la maison s’aperçut par hasard que dans la doublure du pourpoint de cet illustre défunt il y avait quelque chose qui paraissait plus épais que le reste, et, ayant décousu cet endroit pour voir ce que c’était, il y trouva un petit parchemin plié et écrit de la main de IM. Pascal, et dans ce parchemin un papier écrit de la même main : l’un était une copie fidèle de l’autre. Ces deux pièces furent aussitôt mises entre les mains de madame Périer, qui les lit voir à plusieurs de ses amis particuliers. Tous convinrent qu’on ne pouvait pas douter que ce parchemin , écrit avec tant (h; soin et avec des caractères si remarquables , ne fut une espèce de mémorial qu’il gardait très soigneusement pour conserver le souvenir d'une chose qu’il voulait avoir toujours présente à ses yeux cl à son esprit, puisque depuis huit ans il prenait, soin de le coudre et découdre à mesure qu’il changeait d’habits.