‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 77 sur 93 · FAC SIMILI · texte numérisé non relu

FAC SIMILI

» Quelque temps après la mort de madame Périer, messieurs et mesdemoiselles Périer communiquèrent cette pièce à un carme déchaussé , qui était un de leurs plus intimes amis, homme très éclairé. Ce bon religieux lira une copie de l’écrit de M. Pascal , et voulut en donner une explication par un commentaire de 2 1 pages in-folio qui est dans la bibliothèque des PP. de l’Oratoire de Clermont. Je n’ai pas voulu transcrire le commentaire , parce qu’il ne contient que des conjectures quise présentent d’abord à l’esprit de ceux qui lisent l’écrit de M. Pascal. Je me suis contenté de copier l’écrit de Al. Pascal sur le MS. du carme, n’ayant pu avoir recours à l’original, qui est à la bibliothèque de St-Germain des Prés à Paris ( 1 ).

» Il faut observer que je n’ai point trouvé dans le manuscrit du carme ces paroles : Soumission totale à J . -C. et à mon directeur , non plus que celles-ci : Eternellement en joie pour un jour d'exercice sur la terre. J’ai consulté le commentaire où l’on examine chaque parole de l’écrit, et j’ai trouvé qu’on passe sous silence ces deux lignes. Quand je dis que je 11’ai pas trouvé ces paroles dans

(1) Cet original de la foilrliolhèque de .Saint-Germain des l 'rds est celui qui est maintenant à la Dildiolliè’qne royale , et dont je donne le fac simili’.

DE I.AMlLEïTE. r>85

le manuscrit il 11 carme, il laul entendre que je ne les ai pas trouvées écrites de la main de ce religieux ; car elles \ ont été ajoutées par une main étrangère, et mademoiselle Périer a écrit deux pages in-quarto de commentaire sur cette addition et a inséré ce feuillet dans le cahier du carme.

«Je fus hier, 3t janvier 1782, chez mademoiselle Périer, pour lui montrer l’écrit du carme et lui demander raison de l'addition faite à celui de \i. Pascal et au commentaire de ce religieux. Elle médit qu’on avait omis ces deux lignes, parce qu’elles étaient fort barbouillées dans l’original et presque effacées, en sorte que ce religieux n’avait pas pu les lire. Quoi qu’il en soit, 1 addition n’a été faite, comme je l’ai appris de celle demoiselle, que trente ans après la mort de M. Pascal. En un mot, ces deux lignes ont été plutôt devinées que lues, il faut encore remarquer qu’il n’y en avait pas la moindre trace dans le parchemin, et que c’est seulement dans le papier qu’on a trouvé ces caractères presque effacés (i). «

L’écrit extrait du pourpoint de Pascal se trouve aussi reproduit intégralement dans plusieurs manuscrits copiés des papiers originaux de Marguerite

(1) Ceci est une erreur du I’. (iuerrier. Ce n’est pas le papier, mais |e parchemin (pii contenait 1rs trois dernières lignes

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