‹ L'an deux mille quatre cent quaranteChapitre 11 sur 46 · Tome ll% F · texte numérisé non relu

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8s l’an deux mille triste , mélancolique , on reconnoissok l’Italien jaloux , vindicatif. Dans le même tableau , son visage sérieux disparoissoit au milieu d’un concert , et le peintre avoit saisi merveilleusement cette facilité de se transformer avec souplesse, et comme dans un coup-d’œil. Le fond du tableau représentoit des pantomimes , faisant des grimaces et autres gestes comiques.

L’Anglais, dans une attitude plutôt fière que majestueuse , placé sur la pointe d’un rocher , dominoit l’océan et faisoit signe à un vaisseau de s’élancer au nouveau monde et de lui en rapporter les trésors. On lisoit dans ses regards hardis que la liberté civile égaloit chez lui la liberté politique. Les flots opposés, grondant sous les coups de la tempête , étoient une harmonie douce à son oreille. Son bras étoit toujours prêt à saisir le glaive de la guerre civile : il regardoit en souriant un échafaud d’où tomboient une tête et une couronne (£).

C b) J’aime les scènes hardies qu’offre le génie anglais , ses débats parlementaires , ses singularités.

quatre ceNt quarante. 83 L'Allemand , sous un ciel étincelant d’éclairs , étoit sourd aux cris des éléinens. On ne savoit s’il bravoit l’orage ou s’il y étoit insensible* Des aigles se déchiroifent avec furie à ses côtés : ce n’étoit pour lui qu’un spectacle : renfermé en lui-même , il portoit sur ses propres destins un œil indifférent ou philosophique.

Le Français , plein de grâces nobles et élevées, présentoit des traits finis. Sa figure n’étoit pas originale, mais sa manière étoit grande* L’imagination et l’esprit se peignoient dans ses regards : il sourioit avec

L’Anglais , attentif au rempart de la liberté , se passionne pour tout ce qui peut l’ébranler 5 ses alarmes dégénèrent quelquefois en extravagances 5 mais tous ses cris désordonnés prouvent la vigilance des sentinelles.

Ailleurs , les princes, les grands occupent seuls le théâtre 5 chez lui les hommes, les citoyens y jouent un rôle : cette république qui soutient la dignité de l’homme , n’est forte et puissante que parce que tous les caractères y ont leur développement : ce peuple donne un grand exemple aux autres nations , et il arrêteroit seul , en cas de besoin , la marche du despotisme qui voudroit envelopper l’Europe.

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une finesse qui approchent de la ruse. Il x régnoit dans l’ensemble de sa figure beaucoup d’uniformité. Ses couleurs étoient douces ; mais on n’y remarquoit pas ce coloris vigoureux ni ces beaux effets de lumière qu’on adiniroit dans les autres ta- ’ bleaux. La vue étoit fatiguée par une multiplicité de petits détails , qui se nuisoient réciproquement. Une foule innombrable portoit de petits tambourins et s’agitoit beaucoup pour faire du bruit : elle croyoit imiter le fracas du canon : c’étoit une chaleur aussi pétulante , aussi active , que foible et passagère.

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