de magnésie p. m
36. 1^'acide phosphorique que l'on constate dans l'insoluble, en règle générale en très faible proportion, provient en partie de la matière organique non complètement épuisée par l'acide chlorhydrique, en partie de certains silicates (feldspath, granit, mica, glauconie) dans lesquels, même à l'état pur, on a rencontré de l'acide phosphorique. »
C'est ainsi que M. Nivoit (Bulletin de la Société géologique de France, 1880) a constaté les proportions suivantes d'acide phosphorique :
Albite 0.218 p. c.
Cristal d'orthose 0.096 —
Phyllades 0.002 à 0.122 —
Quartzophyllade de Le Montcy 0.096 —
Schiste de La Pilette 0.054 —
Schiste calcaire de Haulmé 0.047 —
Heiden {Lehrbuch der Dûngerlehre, Bd. 1) renseigne les
analyses suivantes :
Porphyre 0.26 p. c.
Trachyte 0.50 — -
— oO —
Dans l'analyse des terres au point de vue agronomique, il n'est pas nécessaire d'établir la composition complète du résidu insoluble dans l'acide chlorhydrique; il suffit d'y déterminer l'acide pbosphorique, la cbaux, la mslgnésie et la potasse engagés dans les silicates. Si l'on désire en posséder une analyse complète, on pèsera l'oxyde de fer et l'alumine obtenus lors de la séparation de la chaux et la silice sera dosée en fondant 2 grammes du résidu avec un excès de carbonates alcalins, etc. Nous citons à titre d'exemple la composition du résidu insoluble d'une terre argileuse; il renfermait à l'état sec, d'après l'analyse de M. Graftiau :
Alumine (traces d'oxyde de fer) 23.70
Chaux 0.75
Magnésie 1.07
Potasse 5.75
Soude 5.53
Sahle et silice . 63.40
37. l^a proportion d'bumates non décomposables -par l'ammoniaque est quelquefois très élevée. Exemple :
Essais de
M. Petermann. M. de Marneffe. M. Motquin.
(( Matière noire » sèche, j
cendres déduites,/ , ^ , , . /^ . a
dissoute directement \
par l'ammoniaque. 1
« Matière noire » dis- \
soute par l'ammo-l
niaquei après avoir i
traité la terre préa-^ 2.9 5.5 3.1 5.5
lablement par l'acide l
chlorhydrique éten- \
du et lavé à l'eau. /
38. 11 est difficile de fixer une limite au-dessus de laquelle
le taux de fer soluble doit être considéré comme nuisible; certaines causes peuvent diminuer ou accentuer Finfluence fâcheuse du fer. Heiden a signalé un cas où une pièc^ de terre de 2 hectares présentait une légère dépression d'un demi-hectare environ qui se refusait absolument à porter des betteraves, du froment et du trèfle, qui pourtant végétaient très bien sur le reste de la pièce. L'analyse a donné 0.97 p. c. de protoxyde de fer.
Knop a vu périr toutes les plantes élevées dans des solutions nutritives, lorsque le taux de protosulfatc de fer moiitait à 0.05 gramme par litre.
Vôlcker considère la présence de 0.5 p. c. de ce sel comme pouvant causer la stérilité dans le sens agronomique; à 4 p. c, toute végétation spontanée cesse. Nous ajoutons à titre de renseignement que nous avons examiné en 1882 une terre argilo-sablonncuse, riche en matières organiques, bien pourvue en éléments nutritifs, mais titrant 0.52 p. c. de protoxyde de fer, donnant des récoltes des plus médiocres. Nous avons conseillé le régime suivant : Suspension de l'emploi du fumier de ferme, fort chaulage répété deux -années de suite, fréquents labours sans défoncement, remplacement du superphosphate employé jusqu'alors par le phosphate précipité, application de kaïnite. D'après l'avis de notre correspondant, la situation s'est sensiblement améliorée depuis.
Les résultats heureux quelquefois obtenus par l'application du sulfate de fer ne sont nullement en contradiction avec ce qui précède. Une application de 600 kilogrammes de ce sel à la couche arable d'un hectare pesant, par exemple, 2,400,000 kilogrammes ne correspond, en effet, qu'à 0,025 p. c.
39. L'abbé Renard a fixé l'attention sur la fréquente présence de la tourmaline en Belgique, particulièrement dans les
roches quartzeuses, schisteuses et même dans les dépôts d'argile. {Bulletin de rAcadémie royale de Belgique, 3® série, t. XVIII.) — Voir également : Sm^ la présence du bore dans le sol arable et les cendres végétales, par Hotter [Die landwirthschafîlichen Versuchsstation, vol. 37, p. 437), Jorissen {Bulletin de l'Association belge des chimistes, 1890, n« 1) et Callison {Journal of analy t. chemistry, 1890, p. 191).