‹ L'analyse du sol méthode suive a la station agronomique de l'etat a GemblouxChapitre 6 sur 14 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

Calcul des analyses et modèle de bulletin.

Analyse chimique de la terre fine.

Le dosage des matières combustibles et volatiles étant opéré sur la terre fine séchée à Tair, il faut rapporter le taux obtenu à la terre fine sèche. II en est de même pour les dosages de Tazote sous ses différents états, de Tacide carbonique et du chlore.

Le dosage des éléments solubles dans Tacide chlorhydrique étant fait sur la terre fine sèchCy les chiffres obtenus pour 1,000 ne doivent pas être modifiés.

La somme de tous les éléments solubles dans Tacide chlorhydrique fournit le chiffre à inscrire en dessous du taux des matières combustibles. (Voir le modèle du bulletin d'analyse, p. 57.)* Tous les métaux étant exprimés en oxydes, il y a lieu de retrancher de ce chiffre le taux de Voxygène correspondant au chlore trouvé.

La différence entre 1,000 et la somme des matières combustibles et volatiles et des éléments solubles dans Tacide chlorhydrique, donne le taux de Vinsoluble dans Vacide chlorhydrique, soluble dans Vacide fluor hydrique.

Les titres en potasse, chaux, magnésie et acide phosphorique de cet insoluble, étant obtenus pour 1,000, devront être réduits au chiffre réel d'insoluble contenu dans la terre fine sèche.

Analyse physico-chimique de la terre séchée à Vair.

Le titre pour 1,000 en matières organiques renseigné dans l'analyse chimique de la terre fine sèche sera rapporté au taux

de terre fine sèche contenue dans la terre séchée à l'air.

Les titres en sable et argile obtenus en opérant sur la terre fine séchée à Tair devront être rapportés à la quantité réelle de terre fine sèche contenue dans la terre séchée à Pair, Il en est de même pour la « matière noire ».

Le chiffre « différence considérée comme calcaire » permet d'exercer un certain contrôle sur l'exactitude de l'analyse physico-chimique. En effet, la séparation du sable et de l'argile étant opérée après traitement de la terre par l'eau faiblement acidulée, cette « différence » ne peut être que peu supérieure au taux de carbonates (exprimés en carbonate de chaux) donné par le dosage de l'acide carbonique, et doit toujours être inférieure au « soluble à froid dans l'acide chlorhydrique » rapporté au taux pour 1,000 de terre sèche.

Éléments contenus par hectare dans la couche représentée par r échantillon.

Considérée sur une épaisseur de 25 centimètres, par exemple, cette couche représente un volume de 2,300,000 litres, nombre qui, multiplié par le poids du litre, donne le poids de cette couche. Mais l'analyse chimique se faisant sur la terre fine sèche, le poids trouvé doit être riiultiplié par le taux en terre fine sèche donné par l'analyse physico-chimique.

On obtient ainsi le nombre de kilogrammes de terre fine sèche dont l'analyse chimique donne la composition. Une simple proportion établira ensuite la quantité d'éléments contenus à l'hectare.

Lorsqu'on veut discuter les chiffres ainsi obtenus et les appliquer à la solution de problèmes agronomiques, il ne faut pas perdre de vue qu'ils sont le produit d'une multiplication par un facteur très élevé : de faibles différences

dans les titres représenteront souvent, à Thectare, des centaines de kilogrammes. Il faut, en outre, lors de la comparaison des analyses de différentes terres, tenir compte de l'épaisseur de la couche arable représentée.

Une interprétation intelligente et une réserve prudente sont donc absolument indispensables pour éviter des conclusions fantaisistes.

Nous croyons que, malgré le danger auquel le calcul dont nous nous occupons peut exposer, celui-ci est absolument nécessaire, car il fait intervenir dans l'appréciation d'un sol, outre sa composition chimique, le taux de la terre fine.

Pour terminer la partie analytique de notre travail, nous publions, à titre d'exemples, deux analyses complètes de terre que nous avons exécutées dernièrement :

iV 22216 Gembloux, le 16 février 1891.

Page 1