NOMBRE DE PROPOSITIONS DANS UNE PHRASE
Dans une phrase, il y a autant de propositions que de verbes à un mode personnel (1), exprimés ou sousentendus (2).
EXEMPLES
I. L'agriculture est le métier le plus noble que l’homme puisse exercer.
Dans cette phrase, il y a deux propositions : 1" Prop. : L'agriculture est le métier le plus noble 2° PRoP. : jue l’homme puisse exercer.
IT. Le ;: :nsonge est un vice dont on ne saurait avoir trop d’horreur.
Dans cetie phrase il y a deux propositions :
1® Prop. : Le mensonge est un vice 2° Prop. : dont on ne saurait avoir trop d'horreur. ITT. Ceux qui disent qu’ils connaissent Dieu et qui ne gardent pas ses commandements, ce sont des menteurs.
Dans cette phrase il y a quatre propositions : 1" Prop. : Ceux (ce) (3) sont des menteurs
(1) On nomme modes personnels ceux où il entre des personnes. Il y a quatre modes personnels: l’Indicatif, le Conditionnel, l’Impératif et le Subjonctif.
(2) Lorsqu'une proposition par elle-même a un sens complet, elle constitue une phrase. Ex: À l’œuvre on connaît l'artisan.
(3) Le pronom ce forme ici un pléonasme. Voir le Pléonasme. page 56.
2° PROP. : qui disent 3° Prop. : (qu’ pr que) (1) ils connaissent Dieu
E 4° Prop. : (et) qui ne gardent pas ses commandements. IV. La tempérance est la meilleure ouvrière de
la santé et du bonheur.
que Dans cette phrase il n’y a qu’une seule proposition. sous- V. Quand Dieu a fait l'univers, il a bâti la mai-
son de l’homme; quand l’homme bâtit un temple, il fait la maison de Dieu.
que Dans cette phrase il y a quatre propositions. Réta- | blissant l’ordre direct :
1® PROP. : Dieu a bâti la maison de l’homme le 2° Prop. : (quand) il a fait l'univers ; 3° Prop. : l’homme fait la maison de Dieu jrait 4° Prop. : (quand) il bâtit un temple.
EXERCICES D'APPLICATION
Distinguer chaque proposition dans les phrases sui-
u et vantes :
sont 1. D'Iberville aurait pu être fier des éloges | que sa bravoure lui avait valus.
2. Les : biens | que nous désirons ? ici-bas | sont fragiles ! et fugitifs. =:
3. La terre entière ne peut pas plus contenter | une âme immortelle | qu’une pincée de ondi. Ë farine, dans la bouche d’un affamé, ne peut
le rassasier. Le curé d’Ars.
iplet, isan.
sme,
(1) La conjonction, l'interjection et ies mots mis en apostrophe ne se rapportent à aucun des termes de la proposition. Dans l'analyse, ces mots se mettent entre parenthèses.
— rer ememeeeennennees a Q eee rennatenearannens ane eee
4. Ne détruisons pas ce joli nid ni ces œufs, | d'où sortiront dans quelques jours quatre.
petits oiseaux, | car les oiseaux nous chanteront des airs agréables | et ils mangeront des insectes | qui feraient du mal à nos.
plantes.
5. Tout devient bon pour l’homme | quané it demande sa vie au travail, et sa grandeur à la religion (1).
6. On est obligé de parler toujours sincèrement sl mais on n'est pas toujours obligé de parler.
: Fléchier.
7. Les sources du Saint-Laurent sont des torrents à cascades | qui, de la hauteur des terres courent vers le lac Supérieur.