‹ L'analyse psycho-sensorielle et ses applications a l'education integrale. --Chapitre 18 sur 83 · LECTURE ARITHMETIQUE MOYENNE · texte numérisé non relu

LECTURE ARITHMETIQUE MOYENNE

Ail C. C

Au C. S.

Au C. M.

Au C. E.

La plus grande différence ici, comme pour les garçons, existe chez les plus jeunes. Elle continue et s'affirme ensuite jusques et y compris le C.C., c'est-à-dire après la période pubertaire. Que conclure?

Notons tout d'abord une différence intéressante. Chez les filles, le centre d'intérêt joue davantage en faveur de la lecture, tandis que chez les garçons il s'exerce plutôt pour l'arithmétique. Le graphique 51 permet de voir, d'un simple coup

X X xxx**X X*

d'œil, la constante progressive féminine — sauf un écart initial — dans l'ordre psychogénétique. Ceci décèle un pro-

Le nombre de tableaux et de graphiques étant différent, il ne faut pas s'étonner si les numéros sont différents alors même qu'ils correspondent.

grès conceptuel normal. La courbe masculine est différente. Du CE. au CM., on voit le centre d'intérêt aider la lecture, alors qu'il conditionne fâcheusement l'arithmétique; du CM. au C.S., existe un parallélisme de croissance commun aux deux sexes; mais le fléchissement déjà signalé survient au CC. Remarquons enfin, de nouveau, le groupement intéressant du CM. C'est une confirmation précieuse et de valeur. Il est donc , permis d'en prendre bonne note désormais comme d'un fait acquis. Le reste sera repris ultérieurement et corrobore d'ailleurs nos inductions précédentes.

Pour la précision du lieu et de l'heure, la supériorité féminine se manifeste dans tous les cours : pour l'heure, 97 % contre 43 %; pour le lieu : 70 % contre 48 % chez les garçons.

Quant aux hypothèses précédentes relatives à l'évolution attentiorïnelle, il semble possible de les maintenir.

En imitation de la méthode psychogénique de Binet, inventée pour les anormaux, nous avons appliqué le même genre d'épreuves, mais avec des modalités différentes naturellement, aux petits élèves des cours préparatoires (6 à 7 ans) et des écoles maternelles (au-dessous de 6 ans).

Le premier test consista dans une causerie de géographie locale : « La campagne de Luchon », d'après un croquis fait avec de la craie de couleur au tableau noir. La première question posée fut :

— Quel dessin forment les montagnes qui entourent Luchon?

Les meilleurs élèves ont répondu : « Une couronne .» (C. P., garç.)

Deuxième question :

— Luchon est au pied de cette couronne; quel dessin voit-on alors ?

Meilleures réponses (même origine) « un bassin, une cuvette ».

Un certain symbolisme, d'imitation évidemment, mais réel, existe donc déjà à cet âge. Le langage habituel de la maîtresse ou du maître le crée sans doute.

Voici les autres questions posées :

— Que représentent les lignes bleues?

— Que représentent les rectangles voisins : à droite? à gauche?

— Que représentent les damiers jaunes et verts?

Les garçonnets de 6 à 7 ans reconnurent fort bien, dans le schéma du croquis à la craie, les rivières, les villages voisins, comme les champs et les prés d'après leurs couleurs différentes (jaune ou verte).

Une deuxième causerie analogue fut faite, en application du centre d'intérêt, sur « La Pique », torrent qui passe à Luchon. Elle fut suivie, comme la précédente, de cinq questions très simples, mais variées; les unes d'observation rétrospective, les autres d'identification :

1. Vous êtes allé près de « La Pique ». Qu'avez-vous vu dedans ?

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