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Totaux :
Garçons . . .
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Ensemble . .
Il apparaît, chez les garçons, considérés dans l'ensemble, que les impressions visuelles restent dominantes. Elles provoquent trois fois plus de rêves que les auditives. Même cons-
tatation chez les filles, où les premières de ces impressions sont plus de cinq fois plus fécondes en songes. Si nous faisons, comme dans les tests précédents, la discrimination par sexe et par âge, nous obtenons, pour la supériorité des impressions visuelles :
GARÇONS
PILLES
Au C. C.
Au C. S.
Au C. M.
Au C. E.
Au C. P.
Le renversement des valeurs qui se manifeste au CM. pour les garçons, ne rappelle-t-il pas exactement celui que nous avons signalé d'après le graphique n° 6?
Et, comme ci-dessus, le même fléchissement de la vision, au profit de l'audition, se produit chez les filles, au cours suivant, c'est-à-dire un an après, en moyenne. Ce reooupement nous paraît des plus curieux. Il prouve bien qu'il s'agit, pour l'un comme pour l'autre sexe, d'une modification profonde de tout l'organisme dans cette période prépubertaire, où la sensibilité auditive domine brusquement et momentanément, afin de jouer un rôle synergique, peut-être, dans le schématisme temporel et conceptuel, comme nous le verrons plus loin.
Remarquons encore, dans le même tableau, l'importance de la cénesthésie que nous n'avons pas eu l'occasion de bien distinguer jusqu'ici. Elle provoque l\2 rêves sur un total de 1/41 pour les garçons, soit près de 3o %; et, pour les filles, son influence est égale à celle de la vision, soit 23 %.
L'examen psychogénétique, à ce point de vue spécial, donne :
Au C. C
Au C. S
Au CM
Au C. E
Au C. P
(Le tout ramené à 100.
GARÇONS
FILLES
Le comportement subconscient féminin accuse donc une constance remarquable au point de vue cénesthésique. Il accuse aussi — sauf au G. S. — une supériorité affective sur les
garçons. Et nous constatons encore un renversement curieux des caractères sensoriels dans le fléchissement que marquent les garçons au CM., et les filles, un an plus tard, toujours, au CS. 'Une harmonie profonde semble donc exister entre les manifestations conscientes et subconscientes des différents modes de sensibilité. Cette harmonie offre une double caractère : sexuel d'une part, psychogénétique d'autre part, et suffisamment spécifique maintenant, pour être soigneusement noté.
Le triple graphique n° 7 complète ces remarques. Commençons par la partie B, relative à l'origine des rêves. Dressé d'après les totaux par sexe, ce graphique montre bien la prédominance générale des impressions visuelles en permier lieu, et des affectives aussitôt après. Quant aux impressions auditives, dit M. François Sarrieu dans son compte rendu, elles n'ont provoqué que 10 % des rêves observés. Mais nous avons souligné néanmoins leur valeur particulière qui nous servira plus tard.
L'analyse des comportements, par âge et par sexe, sera complétée utilement ici, par l'étude attentive de l'objet des rêves. Voyons maintenant la partie A du même graphique. Elle donne une constante féminine très nette pour les jeux, les préoccupations personnelles et l'imagination (sujets chimériques). Cette imagination est encore plus déterminante chez les garçons (5o % au lieu de 20). Mais pour le reste, les deux courbes se ressemblent assez. Elles se confondent presque pour les préoccupations personnelles, autrement dit l'égotisme, ainsi que pour les jeux et distractions issus de la même souche, et fléchissent de concert à propos du travail scolaire. Ceci n'est donc point adéquat à cela, malgré la bonne volonté des pédagogues.
Dans l'interprétation du tableau 10, pour le même but, on constate que l'imagination est cause dominante :
— pour les garçons, au C.P. et surtout au CE. (60 %);
— pour les filles, au CM. et toujours un an après seulement. Encore cette prédominance est-elle ramenée, pour elles, à 35 %. L'imagination subconsciente s'atténue ensuite pour disparaître au CC, chez les filles, alors qu'elle oscille chez les garçons.
Les préoccupations latentes du travail scolaire, où l'on peut percevoir un premier état subconscient de la volonté, sont plutôt rares pour les deux sexes. Est-ce la préparation du certificat d'études qui la renforce chez les filles du CM. où elle atteint son maximum? Ceci, ajouté à nos souvenirs d'enfant comme aux résultats d'introspections ou d'externospections — car il faut reprendre ce terme indispensable à Binet — montre que l'attention véritable, psychique et volontaire, se formerait à la période pubertaire. Ce n'est qu'au C.S. et au C.C., en effet, que le travail scolaire intervient dans le rêve d'une manière appréciable. Dans le premier cours, il cause le quart des songes féminins, et le 1/7 des masculins. Dans le second, avec des adolescents, il provoque les 3/8 des rêves féminins et les 3/17 seulement des masculins. Il est donc à l'honneur de nos jeunes filles de savoir à quoi elles rêvent. En général, leur travail est, en effet, bien plus intense et soutenu que celui des garçons dans les deux cours que nous avons actuellement en 'vue. C'est donc le comportement féminin qui prouve maintenant sa supériorité par un décalage antérieur et une courbe nettement supérieure pour les manifestations subconscientes — voire conscientes — de la volonté, facteur essentiel de l'attention psychique complètement évoluée. Nos expériences ultérieures confirmeront tout cela. (V. diagrammes d'après Lasoursky).
Rapprochons de ces éléments, afin de les vérifier, les données du caractère des rêves. Si les invraisemblables recoupent utilement les pourcentages de l'imagination, les logiques, comme les précis, vérifieront peut-être les évaluations relatives au travail scolaire. Voici la comparaison, par sexe et par âge, de ces deux groupes si différents :