‹ L'analyse psycho-sensorielle et ses applications a l'education integrale. --Chapitre 41 sur 83 · C. E. j Garçons · texte numérisé non relu

C. E. j Garçons

(lr^ année) ( Filles (9)

On a profité de l'existence de six classes dans chaque école de Luchon pour établir six degrés d'âge dont deux pour le CE. et pour le G. M. qui comportent chacun réglementairement

deux années ou divisions. Le problème se trouve donc étroitement délimité.

Pour les fautes ajoutées, les filles conservent leur supériorité, si Ton peut dire. Toutefois, ce caractère éminemment suggestible du comportement féminin ne paraît plus aussi constant et offre des oscillations. Il croît jusqu'à la période prépubertaire, puis diminue brusquement pendant cette crise pour devenir nul, dans les deux sexes, entre 12 et i3 ans; après quoi le comportement féminin reprend son caractère antérieur.

Cette spécificité des sexes, eu égard à la suggestibilité, peut compléter utilement, croyons-nous, les travaux de Binet sur la matière. De plus, la courbe masculine et la courbe féminine atténuent leur divergence, au point de se confondre, dans la période pubertaire1, alors que les graphiques précédents montraient plutôt des recoupements pendant cette période. La suggestibilité, condition favorable à l'attention scolaire, suit néanmoins une courbe différente. Est-ce parce qu'elle est un seul élément de ce complexus hétérogène et de caractère toujours •ubconscient? Il serait intéressant de rechercher, plus tard, par des tests analogues, les caractères précis d'interaction de ces éléments psychiques.

Pour le nombre de fautes corrigées après avis, les variations des courbes, par sexe et par âge, ne sont plus les mêmes. Au C. E., les fillettes sont supérieures aux garçons : donc plus suggestibles. Le fléchissement du C. M. (ire année) s'explique physiologiquement pour les filles puisqu'il reparaît, pour elles, et s'accentue au C. S., en pleine période pubertaire. Il disparaît ensuite, car la plus grande suggestibilité féminine se retrouve au G. C, chez les adolescentes.

D'une manière générale, on peut donc affirmer que les filles §ont plus suggestibles que les garçons à peu près à tous les âges scolaires et que la crise pubertaire a pour effet de rapprocher momentanément le comportement de chaque sexe. Ceci suffit à montrer que l'évolution endocrinienne n'est pas étrangère au perfectionnement du processus attentionnel et que la transformation de la suggestibilité enfantine en autosuggestion caractérisant l'émancipation de l'adolescence, dépend

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