I. — Formes
(Dactylésie seule)
GARÇONS
FILLES 1 3/4
(Avec vision)
GARÇONS
FILLES
Pour les garçons, les nouveaux résultats montrent un optimum D vers g ans et l'intervention favorable de la vision dans tous les cours avec un maximum vers la septième année; puis un minimum confinant au zéro, vers la douzième. Quant aux filles, elles accusent un gain visuel encore plus considérable à chaque âge avec le même arrêt, encore plus accusé vers la douzième année. Mais le maximum d'effet de la synergie visuelle n'est plus à 7 ans pour elles, bien qu'il atteigne alors 100 pour 100, mais tout de suite après, vers la huitième année, où elles gagnent de 1 3/4 à 6. L'optimum D, pour elles, ne se marque qu'à la fin.
De cette nouvelle épreuve, il se dégage une constante : l'arrêt de l'influence synergique visuelle à la fin de la seconde enfance et dans la période pubertaire. Il se dégage aussi, de nouveau, l'importance du seuil de la septième année (g) ou huitième (f). Le comportement spécialement visuel des fillettes s'affirme toujours, de plus en plus même.
Dimensions et rapports,
Suivons le même ordre comparatif d'abord :
sans la vision tout
GARÇONS
FILLES
La deuxième expérience, avec vision, donne
GARÇONS
FILLES
L'optimum dactylésique s'accuse ici vers la septième année et pour les deux sexes. Il s'agit pourtant d'une discrimination a priori plus délicate et complexe que la précédente. Ceci prouve, une fois de plus, qu'il faut, en psychologie comme en science, se débarrasser autant que possible de tout apriorisme. Celui qui suit patiemment et modestement la révélation des faits d'expérience, peut se demander maintenant si le schème de la forme, que certaines écoles allemandes modernes étudient tout spécialement, mais d'une manière par trop métaphysique, ne résulterait pas d'un premier schématisme acquis grâce aux percepts accumulés et schématisés, par synergie VKD des dimensions et rapports. Si l'on songe à ce que nous avons fait remarquer ci-dessus à propos du premier modelage de la planche I (test François Sarrieu), il semblerait que la synergie KD ne puisse donner, par percepts discontinus, que des éléments subconscients que l'apport du troisième facteur synergique V compléterait par la perception d'abord et le concept ensuite du contenu spatial. Ce point montre encore la nécessité pressante d'appliquer, pour recou-
pement indispensable, des tests semblables et analogues, à des aveugles-nés des deux sexes et d'âge correspondant, à celui de nos sujets.