‹ L'analyse psycho-sensorielle et ses applications a l'education integrale. --Chapitre 8 sur 83 · OBSERVA- TIONS · texte numérisé non relu

OBSERVA- TIONS

NOTES

B. — FILLES (21 élèves du G.S. + 16 du G.G.)

Très bien . .

Bien

Assez bien .

Passable . . .

Médiocre. . .

Mal

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masculine. Nous constatons, au contraire, une diminution très nette de celle-ci, diminution qui atteint exactement ^00 pour 4oo, ou 5o/ioo. L'amplitude de l'oscillation féminine, si nous éliminons la deuxième question délicate et plus difficile que celle des garçons, ne dépasse pas 8o/4oo, soit : 20/100. C'est à retenir. Déjà notre première investigation psycho-pédagogique révélait des différences caractéristiques dues à l'influence

du sexe

Une deuxième et une troisième enquêtes furent entreprises, au début de 1920, dans le souci constant de vérifier et recouper scrupuleusement tout résultat obtenu.

Binet, en effet., nous apprend à nous défier de la « brutalité des nombres » en psychologie expérimentale. Il faut savoir éviter les erreurs de la psychométrie trop étroitement mathématique. Cependant il est indispensable de prendre comme première base, une interprétation numérique assez précise : le quantitatif précède, éclaire et facilite l'analyse qualitative qui est également indispensable. Afin d'appliquer le principe scientifique : Toutes choses égales d'ailleurs..., le nombre des élèves observés fut, autant que possible, équilibré autour de la vingtaine par cours et par sexe.

Ici encore, des préoccupations pédagogiques se manifestèrent dans le choix des épreuves, mais c'était pour justifier un choix. Il est admis généralement, dans nos classes françaises, que la leçon de grammaire est ennuyeuse, tandis que les leçons expérimentales de sciences physiques et naturelles intéressent spécialement les élèves. On se proposa donc d'opposer ces deux leçons afin de vérifier la remarque piquante de Binet : « La pédagogie est une pseudo-science qui affirme toujours sans jamais rien prouver. » L'une avait pour objet : la proposition; et l'autre : les effets de la chaleur sur les corps (avec expériences).

Ces nouvelles épreuves comportaient une technique nouvelle destinée à mesurer qualitativement, selon la nature de la leçon, et quantativement, montre à secondes en main, l'attention des élèves de quatre cours et des deux sexes. Après chaque période de cinq minutes, le maître ou la maîtresse interrompait son exposé et posait une question de contrôle soigneusement préparée d'avance et à laquelle on répondait aussitôt par écrit. L'analyse et l'annotation de ces réponses, remises à la fin du test, se firent, comme nous l'avons indiqué déjà, mais de o à 5 seulement pour chaque question.

Signalons une différence notable entre ces deux tests. Tandis que la deuxième enquête, qui portait sur les fillettes, était prévue comme devant se faire après avoir prévenu les élèves au début (attention volontaire); la troisième, réservée aux garçons, eut lieu sans préavis (attention spontanée). Le tableau n° i bis donne les résultats obtenus. Il est complété par le graphique I bis qui en résulte.

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