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LS = JR SM
rante, 0°,02 à 0°,03 de sérum de lapin | | préparé par une injection préparante de ce
AS TPE
même antigène.
ANAPHYLAXIE IN VITRO.
Non seulement, dans certains cas, les animaux qui ont reçu du sérum d’anaphylactisés sont anaphylactisés immédiatement, mais encore, si l’on mélange avec l’antigène le sang d'un animal anaphylactisé, on a un liquide qui est extrêmement toxique et qui provoque des accidents immédiats.
C’est ce que j'ai appelé Vanaphylaxie in vitro.
Je crois avoir employé ce terme le premier, et en avoir donné le premier exemple dans mon mémoire de 1907.
« On mélange 58 centimetres cubes du sang d’Achille, anaphylactisé avec la mytilo-congestine, et on l’injecte a Apelle.
« Apelle est tout de suite assez malade,
156 L'ANAPHYLAXIE vomit à 0:",006 (par kil). A 0:,02 il est très abattu, dans un état presque comateux.
Quand Apelle a reçu 0:",045 de mytilo-congestine, on le détache pour l’observer. Il est très malade, titube, peut à peine se tenir sur ses pattes, a de la diarrhée, de la défécation, une respiration difficile. Le contraste | est saisissant entre son état grave et l’état d’'Antisthène, quirecoitle même jour 08,065 de mytilo-congestine mélangée à du sérum normal et n’est presque pas malade. »
Mais c'est surtout avec la crépitine que jai pu obtenir en 1908, en toute netteté, le phénomène de l’anaphylaxie in vitro.
On me permettra de citer cette expérience qui est fondamentale.
«Le 18 juin au matin on prend274grammes de sang à Patagonia (jeune chienne qui a reçu 05,0022 de crépitine le 6 avril et 08,0114 de crépitine chauffée à 103° le 21 mai). Les 274 centimètres cubes de sang de Patagonia donnent 55 centimètres cubes de sérum peu coloré qu'on mélange avec
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… 40 centimètres cubes d’une solution de crépitine au millième. Après avoir laissé les deux liquides en contact pendant 20 minutes environ, oninjecte les 95 centimètres cubes à 3 h. 50 à Mattagrossa, de 10 kilogrammes. Après injection, faite assez rapidement, de 40 centimètres cubes du mélange, Mattagrossa paraît assez malade, avec vomissements intenses, diarrhée et ténesme rectal. On achève l'injection, et, quand les 95 centimètres cubes ont été injectés, on détache Matiagrossa. Elle ne peut se tenir debout, urine sous elle. Les pupilles sont dilatées, les yeux hagards.
Cécité psychique absolue. Abolition presque complète des réflexes. Insensibilité profonde. Respiration dyspnéique, asphyxique. Cœur petit, misérable, extrêmement fréquent. Pouls presque aboli. En un mot les accidents d’anaphylaxie ont été absolument caractéristiques, tels qu'on n’en peut observer que dans les cas les plus nets d’anaphylaxie intense. Vers le soir, à 5 h. 30,
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il y a un peu d’amélioration, mais ténesme rectal intense, avec sang dans les feces.
Le lendemain Mattagrossa est très malade, peut à peine se traîner. Elle meurt dans la nuit du 19 au 20 juin.'[Elle avait reçu en crépitine 0:",004, dose qui n’est jamais mortelle que dix à douze jours après l’injection. | »
Quelquefois l’anaphylaxie prend une autre forme. A Belem, on injecte 0,04 (par kil.) de crépitine jaune mélangée au sérum d’Amérigo anaphylactisé depuis 45 jours. Il y a des troubles nerveux assez peu marqués; mais la congestion intestinale est immédiate et intense, à ce point que, pendant l'injection même, il s’écoule du sang presque pur par le rectum.
Cette expérience est aussi instructive dans un autre sens, parce qu'elle montre que le sang, dans certains cas, contient à la fois l’antitoxine et la toxogénine ; la toxogénine, puisque Belem a eu immédiatement, pendant l'injection même, une diarrhée
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sanglante ; l’antitoxine, car cette dose de 05,04 de crépitine jaune, qui est toujours mortelle, ne l’a pas fait mourir. Deux jours après l'injection il était en excellente santé.
Le prurit intense peut se produire aussi par le mélange im vitro du sérum anaphylactique avec l’antigène. Louverture reçoit 05,017 de crépitine jaune mélangée au sérum d’Ada/a: d'abord ilne paraît pas ma- Jade ; mais, une ou deux minutes après avoir été détaché, il est pris de démangeaisons frénétiques, intenses ; il gratte la terre avec violence, se frotte le museau avec les deux pattes, se roule par terre de tous côtés, se gratte désespérément les flancs avec les pattes. En un mot il est pris d’une agitation pruritique extraordinaire, tout comme s’il avait reçu de la thalassine, et cependant la crépitine ne provoque jamais de prurit, lorsqu'elle est injectée en solution aqueuse à un animal neuf.
Je pourrais citer encore nombre d’expé-
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riences, établissant que, selon diverses conditions (et tres probablement suivant la quantité de toxogénine qui se trouve dans le sérum), la réaction de l’animal récepteur au mélange fait 2x vitro de sérum et d’antigène est très variable, allant depuis un très léger prurit (forme légère) jusqu’à un coma rapidement mortel (forme suraigue).
Il convient de noter que l'expérience, qui réussit si bien avec la crépitine, ne réussit pas du tout avec la congestine des actinies. Mais il suffit qu’avec certains antigènes l'expérience réussisse pour établir d’une manière irréfutable que le sang des animaux anaphylactisés, lorsqu'il est mélangé in vitro avec l’antigène, devient toxique.
Il me paraîl difficile d'expliquer le phé-
nomène autrement que par la production d’un poison de synthèse. L’antigéne, mélangé à la toxogénine du sérum, provoque la formation d’une substance toxique nou-
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velle, que j’appellerai l’apotoxine, dont les effets sont tout à fait différents de la toxine.
La toxine a des effets toxiques lents. Elle n’agit qu'au bout d’une dizaine de jours.
L’apotoxine a des effets foudroyants, qui apparaissent quelquefois pendant qu’on fait l'injection, et qui se manifestent par des vomissements, une diarrhée sanglante, le coma, le prurit, tous phénomènes faisant absolument défaut après l'injection de la toxine seule.
De même, quand on injecte de l’amygdaline, on n’observe rien. Quand on injecte del’émulsine, on n’observerien. Mais, sil’on mélange les deux solutions d’amygdaline et d’émulsine, comme il se développe de l'acide cyanhydrique, on observe, sur l’animal qui reçoit le mélange, les effets foudroyants de l’empoisonnement cyanhydrique.
Ce n’est d’ailleurs pas de la théorie ; c’est