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tiges de soutien, et ceux des Euisopodes en sont privés. En l'état de ces exceptions, le mieux est de ne plus employer de telles désignations dans une classification précise.
Les Leptostracés sont les moins élevés de la classe entière. Ils se rapprochent étroitement des Branchiopodes supérieurs, parmi les Enlomostracés, notamment des Bvanchipiis et des Artemia, au point que plusieurs auteurs les ont rangés avec ces derniers; ils diffèrent d'eux par une réduction plus grande du nombre des pattes thoraciques et des
Décapodes Brachyures
Décapodes Anomoures
Lemodipcdes
Amphipodes
Cirrhipédes Rhizocéphales
Ascothoracides
Cladocéres*
Tableau d'al'liuilés des Cruslacés, Enlomostracés et Malacoslracés.
anneaux de l'abdomen ; ils leur ressem])lent par tous les autres caractères. A leur tour, ils constituent un début, duquel découlent les trois dernières sous-classes, par la possession uniforme de pattes thoraciques cylindriques, et par la diminution, plus complète encore, du chiflVc des segments abdominaux. — Les Arthrostracés composent un type indépendant, caractérisé par la jonction avec la tète du premier anneau thoracique des Leptostracés; parmi eux, les Isopodes se mettent à part, tandis que les Lémodipodes se relient aux Amphipodes, dont ils ont la conformation des pattes thoraciques; pourtant, les Anisopodes rattachent également les Isopodes vrais à ces derniers. Les Stomapodes se rapprochent des Thora-
coslracés par rexislence commune d'un repli céphalo-thoracique; ils sont plus voisins d'eux que des Arllirostracés. Enfin, les Thoracoslracés s'établissent en une série linéaire de complexité croissante, dont les principaux degrés sont donnés par les êtres vivant dans la nature actuelle, caractérisée par une coalescence antérieure de plus en plus complète, et par une ditïérenciation des membres céphalo-thoraciques de plus en plus prononcée. Cette succession de formes commence aux Schizopodes, assez voisins des Leptostracés, continue par les Cumacés, et finit parles Décapodes; les Pe/ieVc/es effectuent unpassage des Cumacés à ces derniers. Ceux-ci, à leur tour, offrent une nouvelle série de groupes, dont la coalescence antérieure, rendue plus évidente par l'atrophie progressive de l'abdomen, se trouve de plus en plus grande; les Macroures, plus proches des Cumacés, se rattachent aux Brachyures par l'entremise des Anomoures.
V. Affinités mutuelles des classes. — Les trois sous-embranchements des Arthropodes, tout en étant distincts les uns des autres, dans leur ensemble, se relient mutuellement par leurs types les plus simples. Leurs différences essentielles portent sur la nature, et sur la position, de leurs membres antérieurs ; or, si les représentants les plus élevés des trois séries diffèrent complètement à cet égard, de telles dissemblances s'atténuent en ce qui concerne les êtres les moins complexes. Les Crustacés montrent ces liaisons avec netteté ; les Entomostracés placés au plus bas de leur sériation, les Cladocères par exemple, ou les Ostracodes, se servent de leurs antennes pour se déplacer et pour nager; ces membres ne sont pas encore spécialisés au complet dans l'allure qu'ils possèdent chez les Crustacés supérieurs. 11 en est de même pour les Acérés; les membres antérieurs, appartenant à la première paire dans la sériation totale, ou parfois à celles qui la suivent immédiatement, ont assez souvent, chez les Trilobites et les Mérostomatés, une disposition mixte, qui ne s'est pas encore affirmée d'une façon exclusive dans le sens de la mastication. Les Dicères, seuls, n'offrent point de tels types ; les inférieurs d'entre eux sont déjà établis dans leur structure entière, mais leur ressemblance avec les précédents permet de leur appliquer les mêmes données. — 11 est possible, en somme, sans dépasser les limites de la méthode scientifique, de rapprocher par leurs bases les trois sous-embranchements, et de les relier entre eux par l'entremise de leurs formes embryonnaires les plus jeunes, dont les segments sont encore peu nombreux, et les appendices peu différents. Après quoi, les trois groupes divergent, en s'écartant de plus en plus dans leur série du simple au complexe, et en subissant, chacun pour son propre compte, les influences des deux impulsions de multiplication et de coalescence.
Parmi les Acères, les Pycnogonides représentent peut-être le groupe le plus simple; car, sans montrer aucune adaptation parasitaire, capable
d'entraîner une dégradalion, ils portent le plus petit nombre d'appendices. Pourtant, la minime dissemblance établie entre ce chiffre et celui donné par les Acariens, autoriserait à les classer auprès de ces derniers, et à les considérer comme subissant à l'excès l'action de la coalescence ; mais les particularités si originales de leur organisation les éloignent de ces derniers animaux, plus que les quantités des membres ne les en rapprochent. Il semble bien que les Pycnogonides soient les moins élevés des Acères ; et la nature de leurs membres antérieurs, comme celle de leurs centres nerveux, leur créent, en même temps, des relations assez étroites avec les Dicères et les Tétracères. — Les Trilobites viennent ensuite, mais les dépassent de beaucoup, par le grand nombre de leurs appendices, comme par leur variation et leur différenciation. Ils composent, à leur tour, une nouvelle base, d'où se dégagent les Mérostomatés et les Arachnides.
MALACOSTBACES