‹ L'anatomie comparée des animaux basée sur l'embryologie (volume 2)Chapitre 23 sur 67 · S CL · texte numérisé non relu

S CL

Pattes peu nombreuses.

Pattes très nombreuses.

Cladocères.

Branchiopodes,

OsTRACODES Ostracodcs.

./Une cara- 1 Un pédoncule.. Pédoncules. w [ pace com- ; Pas de pédon-

■» ] plexe ' cule Operculés.

= I Pas de cara- V ^^^ pattes Abdominaux.

X f pace com->p^^ ^^ ^^^^^ ^ ^^^^ J \ plexe .... ;

AscoTHORACiDES . . Ascotlioracides.

Rhizocéphales.

EucorÉroDEs .

Pièces buccales disposées pour

' broyer

I Pièces buccales disposées pour sucer

Rhizocéphales.

Nageurs.

Parasites.

a venin.

Branchiures Branchiures.

Malacostracés. — Arthropodes munis de deux paires d'antennes, à Vorganisation complexe. Le nombre des anneaux de leur corps et celui de leurs paires d'appendices, constants dans la règle, égalent le chiffre dixneuf; outre les antennes et les pièces buccales, les autres membres possèdent souvent, d'après leur place sur le corps, des formes diverses.

La caraclérislique de ces animaux est plus facile à établir que celle des

Entomoslracés. La supériorité de Torganisalion, surtout la constance du nombre des anneaux et des paires d'appendices, sauf les cas, assez rares, d'une diminution alrophique, constituent autant de particularités essentielles dos plus importantes. C'est chez les Malacostracés que l'impulsion de coaloscence produit ses plus grands effets, et que la différenciation des appendices parvient à son comble (fig. 691 à 789, p. 901 à 1017).

La plupart de ces êtres sont aquatiques; beaucoup d'entre eux vivent dans la mer ; quelques-uns seulement, rangés dans les trois ordres des Amphipodes, des Isopodes, et des Décapodes, habitent les eaux douces. Certains, en petite quantité, sont terrestres ; ils appartiennent aux deux ordres des Isopodes et des Décapodes. Plusieurs enfin, classés dans les trois ordres des Arthrostracés, les Amphipodes, les Lémodipodes, et les Isopodes, sont adaptés au parasitisme ; leurs hôtes sont toujours des animaux marins, des Décapodes, des Tuniciers, des Eponges, des Méduses, des Poissons, ou des Cétacés. — Les Malacostracés fossiles se montrent dès la base des terrains primaires ; beaucoup entrent dans des familles spéciales, ou dans des genres ditférents de ceux d'aujourd'hui. Les plus anciens, dont les vestiges ont été conservés dans les couches cambriennes, font partie du groupe des Leptostracés, c'est-à-dire des plus simples représentants de la classe. Par contre, et par une opposition intéressante, les types les plus compliqués, les Décapodes Brachijuves, où la coalescence et la différenciation sont de beaucoup plus intenses qu'ailleurs, paraissent manquer aux assises primaires, et commencer seulement dans le début de la période crétacée.

La classe des Malacostracés renferme huit ordres, répartis en quatre séries principales, vraies sous-classes de la section entière: les Leplostracés, les Arthrosii'acés,\esStomapodes, et les Thoracostracés. — Les Leplostracés se bornent au seul ordre du même nom, encore désigné, à cause de la nature de ses pattes, par l'expression de Pliyllocarides. Leurs caractères portent sur le nombre de leurs anneaux, et sur la forme de leurs appendices. Leur corps, divisé, comme toujours, en une tète, un thorax, et un abdomen, comprend vingt et un anneaux, deux de plus que la normale; ce complémenl appartient à l'abdomen, constitué par huit segments, au lieu de six. Mais, malgré cette augmentation, la quantité des appendices est de dix-neuf paires, comme de règle : deux paires d'antennes, une paire de mandibules, deux paires de mâchoires, huit paires de pattes thoraciques, et six paires de pattes abdominales. En surplus, les pattes thoraciques sont aplaties et lamelleuses ; celte particularité manque à tous les autres Malacostracés, dont les membres correspondants sont cylindriques.

La série des Arlhroslracés a, pour (pialité essentielle, la nature et le chiffre de ses pièces buccales. Leur corps est divisé en trois régions : une tète, un thorax divisé en sept anneaux, et un abdomen scindé en six segments. Les dix-neuf paires d'appendices se distribuent en : deux paires d'antennes, une paire de mandibules, deux paires de mâchoires, ime paire

(le paltes-màchoires ou maxillipèdes, sept paires de pattes thoraciques ou péréiopodes, six paires de pattes abdominales ou pléopodes. Elle contient trois ordres : les Amphipodes, les Lémodipodes, et les Isopodes. — Ceux-ci se caractérisent par leurs pattes abdominales, lamelleuses et souvent capables de servir à la respiration ; leurs pattes thoraciques sont simples, privées de lames branchiales. Ils se groupent en deux sous-ordres : les Isopodes vrais, encore nommés Eiiisopodes, et les Anisopodes. Chez ces derniers, les pattes abdominales fonctionnent seulement dans la locomotion, et la respiration s'accomplit aux dépens d'un repli tégumentaire, situé dans la région antérieure du thorax, soudée à la tète pour sa part; les mâchoires sont munies de palpes. Par opposition, la respiration des Euisopodes s'établit aux dépens des pattes abdominales ; tout repli tégumentaire fait défaut; les premiers anneaux du thorax sont distincts de la tête, et les mâchoires manquent de palpes. — Les Amphipodes et les Lémodipodes olïrent cette particularité commune, d'avoir des pattes abdominales cylindriques, lorsqu'elles existent, et de porter des lamelles branchiales sur leurs pattes thoraciques. Les premiers ont un abdomen normal, muni de tous ses appendices d'habitude; les seconds manquent de région abdominale comme de membres abdominaux, et cette atrophie s'étend souvent à |»lusieurs des pattes thoraciques.

La série des Stomapodes ne comprend que l'ordre du même nom. Souvenl, ce groupe est rangé parmi les Thoracostracés ; il s'écarte tic ces derniers, cependant, par plusieurs caractères importants. Leur corps est divisé en trois régions : un céphalo-thorax, un petit thorax indépendant à trois anneaux, et un volumineux abdomen à six anneaux. Leurs dix-neuf paires d'appendices se répartissent en : deux paires dantennes, une paire de mandibules, deux paires de mâchoires, cinq paires de pattes-mûchoires, encore dites des pattes-ravisseuses, car leur structure les rapproche davantage des pattes véritables que des vraies mâchoires, trois paires de pattes thoraciques, et six paires de pattes abdominales. Ces dernières, larges et amples, aplaties et lamelleuses, servent, à la fois, à la nalation et à la respiration.

La sous-classe des vrais Thovncoslracés se borne aux trois ordres des Schizo/iodes, des Cmnaccs, et des Décapodes. Elle se caractérise par deux (pialilés fondamentales : le thorax, plus ou moins uni avec la tète en un céphalo-thorax, porte toujours un volumineux repli tégumentaire, recouvert par une carapace, ([ui délimite, sur les deux lianes du corps, (\o\\\ cavités respiratoires et latérales; les pattes abdominales manquent parfois, mais, lorsqu'elles existent, elles ne servent qu'à la locomotion, la respiration étant assurée, soit par le repli tégumentaire du céphalo-thorax, soit par des branchies a|)pen(lues aux pattes-machoires et aux pattes thoraciques. — Les Schizopodes se reconnaissent surtout à l'infériorité de leur organisation, et à la nature de leurs pattes thoraciques; celles-ci, au nombre de sept paires ou de huit |)aires, portent deux longues rames, et

HoiM.iî — Anidnmic. II. '•'

1150 ARTHF?OFOni'S.

présentent, de ce fait, un aspect fourchu, bifide, qui justifie le nom donné à l'ordre entier. Cette dernière particularité manque aux autres Thoracostracés, soit que cette allure appartienne seulement à quelques-unes des pattes Ihoraciques, non à toutes, soit qu'elle fasse complètement défaut, 1 une des rames prenant de beaucoup la prédominance sur l'autre. — Les Ciimacés ont une organisation aussi simple que celle des Schizopodes, mais la différenciation de leurs appendices est plus grande. Les vraies pattes thoraciques, dépourvues de toul rôle masticateur, se trouvent seulement au nombre de sept paires ; celles des deux premières de ces paires sont converties en pattes-ravisseuses, destinées à saisir les aliments, et celles qui leur font immédiatement suite, de quatre paires chez les mâles, et de deux ou trois chez les femelles, se trouvent seules biramées comme leurs similaires des Schizopodes ; les pattes thoraciques postérieures sont simples. — Chez les Schizopodes comme chez les Cumacés, les antérieurs seuls, des anneaux du thorax, se soudent à la tête pour constituer un céphalo-thorax; les postérieurs demeurent libres. Parfois même, notamment en ce qui concerne les Schizopodes, cette union existe à peine, et le thorax entier se trouve indépendant, tout en se logeant sous le repli tégumentaire de la carapace. Il n'en est point ainsi pour les Décapodes ; toul leur thorax se joint à la tête pour composer le céphalo-thorax, et ne laisse isolée aucune de ses parties. En surplus, leurs pattes thoraciques, simples et non bifides, au nombre de six paires chez les Pénéules, demeurent bornées, chez les autres, à cinq paires : de là vient le nom donné à l'ordre. Ces animaux, fort nombreux, qui occupent le sommet de la série générale des Malacostracés, et, par ce moyen, de celle des Crustacés entiers, se distribuent en trois sous-ordres : les Macroures, les Anomoiires, et les Brachyures. Les premiers ont un abdomen volumineux, et résistant : d'où le terme qui les désigne. Les derniers possèdent, par contre, un abdomen mince et petit, réduit à un tablier minuscule, replié sous la région postérieure du céphalo-thorax. Les seconds établissent un passage des uns aux autres, soit que leur abdomen, encore volumineux, se trouve mou, comme il en est pour les Pagarides, soit que cette zone du corps présente des dimensions assez restreintes, et se recourbe, mais en partie seulement, sous le céphalo-thorax, comme le cas est offert par les Galalhéides et les Hippides.

On a souvent l'habitude de rassembler les quatre types principaux des Malacostracés, d'après l'aspect des yeux, en deux groupes : les Édriophthalmes et les Podophlhalmes. Cette classification serait juste dans son ensemble, si elle s'appliquait à tous les ordres; mais il n'en est pas ainsi. Les Édriopht haïmes se caractérisent par ce fait que leurs yeux sont sessiles, alors que ces mêmes organes, chez les Podophthalmes, sont montés sur des pédoncules. Or, les Cumacés, très voisins des Décapodes, ont des yeux sessiles, alors que ces derniers les ont pédoncules; de même, parmi les Isopodes, les organes oculaires des Anisopodes possèdent des

es

te

dJ

■Si

CO

en

aj

ij

.taj

en

O eu

es

'fl

Si ^ ^Si

O -L ^ m oi •«

~ y ?î Jj S -S

^ ï C <u CO

«) ce t. ^ — c ^

iJ c "5 = c« 3

es

fa

tfl

Cq

ai

ss

es

Qi

O en

TS

OJ

u Ta

ryj I

OJ 3 -

- j= .5 .2 o H eu

Page 1