‹ L'anatomie comparée des animaux basée sur l'embryologie (volume 2)Chapitre 31 sur 67 · SI · texte numérisé non relu

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définis, distincts de l'ectoderme, et distants de lui, puisqu'ils se placent en

dedans dn lest, avec les canaux ambulacraires et contre leur paroi. — Les recherches récentes, faites par E. Perrier, ont dénoté que certains Ecliinodermes, les Crinoïdes nolsimment, possèdent en surplus un réseau nerveux complémentaire, paraissant être de provenance endodermique. Ce réseau se condense en centres volumineux, disposés en une masse principale, logée dans le calice non loin du pédoncule, d'où partent des troncs dirigés vers les bras, et les accompagnant sur toute leur étendue.

Système nerveux des Holothurides. — Ces êtres n'offrent aucune particularité caractéristique, s'écartant du plan fondamental. Leur anneau périœsophagien, et leurs cinq nerfs ambulacraires, sont établis suivant l'allure caractéristique des Échinodermes. L'anneau est placé non loin de la bouche, au-dessous même des tentacules péribuccaux; formé de fibres et de cellules, ces dernières sont surtout nombreuses dans les zones qui équivalent aux interrayons, c'est-à-dire qui se trouvent situées entre les bases d'émergence des nerfs ; une certaine condensation en cinq ganglions diffus se manifeste donc en ce centre annulaire. Celui-ci fournit, non seulement les cinq nerfs principaux, mais encore des petits troncs qui se rendent directement aux tentacules (fig. 911, p. 1199).

Système nerveux des ÉciiiNmEs. — Des dispositions analogues se trouvent également chez les Échinides. L'anneau nerveux est situé au-dessous de la bouche. De lui partent les cinq nerfs ambulacraires, qui, dès leur origine, émettent des rameaux pour les branchies orales (ambulacres péribuccaux). Les nerfs se prolongent ensuite jusqu'à l'extrémité du corps, se placent sur la face interne du test, accompagnent les vaisseaux ambulacraires, et arrivent jusqu'au niveau des plaques radiales de l'appareil apical. Parvenues en cette région, leurs extrémités traversent ces dernières, chacune en ce qui la concerne, et se terminent par un pinceau fibrillaire, épanoui dans les téguments voisins.

Système nerveux des Astérides et des OpHiuRmES. — Les Astérides sont remarquables en ce que, de tous les Echinodermes, leur système nerveux présente la structure la moins complexe et la moins condensée. Il possède bien son organisation normale, et comprend un anneau péri-œsophagien muni de cinq nerfs ambulacraires, mais ces cordons, au lieu d'avoir des contours précis et nettement délimités, se confondent par leur périphérie avec le réseau nerveux environnant, et ont, de ce fait, une nature dilïuse ; de plus, ils sont en contact presque immédiat avec l'cctoderme dont ils proviennent. L'anneau est situé au-dessous de l'orifice buccal ; il se relie à un lacis nerveux qui cmToie ses fibrilles dans la paroi digestive. Les nerfs sont placés au fond des gouttières pratiquées sur la face ventrale des bras, et sont recouverts directement par l'épithélium ectodermicpie de ces régions; ils s'unissent par leurs côtés au réseau cutané, et

reviennent eux-mêmes à une condensation, quelque peu plus accusée, de ce dernier. La même disposition d'ensemlde se retrouve chez les Ophiurides, avec cette dillerence que les centres nerveux ont des contours déterminés, et constituent des cordons bien délimités, semblables, par leur aspect et leur structure, à ceux des Holothurides et des Échinides (fig. 948, p. 1249).

Système nerveux des Crinoïdes. — A en juger d'après les études récentes, le système nerveux de ces êtres présente une complexité remarquable, absente ailleurs. Il se compose, non seulement d'un appareil semblable à celui des autres Echinodermes, mais encore d'un volumineux centre complémentaire, diamétralement opposé à la bouche, et situé dans le sommet inférieur du calyce. En surplus, le réseau nerveux superficiel possède de nouveaux lieux de condensation, sur le disque et dans les sillons des bras, qui façonnent, au-dessous de l'ectoderme, un anneau péri-œsophagien et des nerfs aux contours dilïus, doublant le système normal.

Celui-ci est conformé comme son similaire des autres classes de l'embranchement. Il consiste en un anneau péri-œsophagien, bien délimité, dont se dégagent des nerfs, qui accompagnent les canaux ambulacraires. Comme les cinq bras sont bifurques presque dès leur origine, et comme ces derniers conduits se disposent en conséquence, les nerfs radiaires sont au nombre de dix, et non de cinq, afin que chacun d'eux puisse aller dans l'une des branches. Cependant la structure première se retrouve, grâce à la présence de commissures qui unissent, peu après leur origine, ces dix nerfs deux par deux, et en font cinq paires, chacune de celles-ci se trouvant destinée à l'un des bras. En outre, de cette commissure part un cordon nerveux supplémentaire, qui se divise pour envoyer un rameau dans chacune des deux bifurcations du bras.

L'appareil nerveux propre aux Crinoïdes, dont la description est due à E. Perrier, fait, vers le sommet inférieur du calyce, le pendant du précédent. Sa partie principale consiste en un centre logé dans la paroi de l'organe cloisonné (Voy. p. 1284), c'est-à-dire dans l'enveloppe de cette région du cœlome qui se trouve située vers la zone d'union du calyce et du pédoncule. Lorsque tout pédoncule fait défaut à l'adulte, ce centre demeure ainsi, sans plus; par contre, dans le cas où l'individu est muni de cet appendice, le centre nerveux se prolonge dans ce dernier, en suivant son axe central. De cette portion basilaire se dégagent dix cordons nerveux, qui se rendent aux bras, après s'être unis deux par deux, sur un court trajet, non loin de leur origine. Ces nerfs parcourent les bras suivant leur longueur, traversent, poui' ce faire, les plaques brachiales en leur milieu, et envoient des rameaux dans les pinnules.

II. Org-anes des sens. — Ces organes, chez les Echinodermes, sont à peine développés. Une sensibilité générale est fournie par l'ectoderme, auquel se distribuent les fibrilles du réseau nerveux tégumentaire ; et, sauf

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de rares exceptions, aucun appareil précis ne s'établit dans le corps pour assurer une sensation déterminée. Certains appendices, pourtant, paraissent doués d'un pouvoir sensoriel plus grand que les autres parties de la surface de l'économie, les ambulacres et les tentacules péribuccaux, par exemple, peut-être encore les sphéridies (Voy. p. l'2-25) de la plupart des Échinides. Cependant, sauf par l'existence d'un lacis nerveux plus serré, l'ectoderme de ces zones ne diffère pas de ce qu'il est partout ailleurs ; il consiste en cellules épithéliales ordinaires, vibraliles, aux({uelles s'intercalent quelques éléments à cnidocils.' Ces derniers sont plus abondants, et parfois groupés en petits mamelons, dans les régions où la sensibilité tactile paraît être la plus grande.

Les seuls organes, dont le pouvoir sensoriel soit presque certain, reviennent aux otocystes de quelques Holothurides, et aux ocelles des Astérides ou de plusieurs Échinides. — Les premiers se trouvent surtout chez quelques Synaplidés ; ils se placent dans les téguments, sur le trajet des nerfs ambulacraires. Ils ont la structure habituelle, et se composent de petits vésicules, dont les cavités contiennent des cellules renfermant des concrétions calcaires. — Les seconds consistent en petits groupes de cellules pigmentées, sur les bases desquelles se terminent de nombreux filets nerveux ; la part profonde de l'élément est seule munie de granulations pigmentaires, la part superficielle est transparente. De tels ocelles, d'une structure aussi peu compliquée, sont possédés par les Astérides, qui les portent sur les sommets libres de leurs bras, et par divers Échinides de la famille des Diadéniatidés, qui les ont en divers points de leurs téguments, sur les aires interradiales, ou sur les radiales, ou sur les plaques de l'appareil apical.

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