JO
Conauil sexuel
Tuoercule génUat
Sinus uro-genital
Perinee
Flg. 1190. — DÉVELOPPEMENT EMBRYONNAIRE DES ZONES PÉRIPHÉRIQUES DES CONDUITS URO-GÉNITAUX
CHEZ LES Mammifères Monodelphes (diagrammes; ces figures complètenl les dessins E et F de la planche précédente, en ce qui concerne ces animaux). - En A, B, C, D, phases successives, accomplies chez l'embryon, de l'établissement des conduits.- En E, achèvement en ce qui concerne la sexualité femelle; en F, achèvement en ce qui concerne la sexualité mâle.— Se reporter également à la figure iig.î, p. 1897. - Voir, dans le texte, les pages 1904 et suivantes.
— Certains des Anamniotes montrent un début de différenciation de leur rein, c est-à-dire de l'ensemble de leurs canalicules mésonéphridiens, en
Pig. 1189. — Principales dispositions définitives des conduits uro-génitaux des Vertébrés Craniotes (diagrammes en projection horizontale, les conduits étant représentés senls, arec un noml>re restreint de lenrs canalicules). - En A, type des Cgclostomes et de plusieurs Téléostéens, munis de pores abdominaux. - En B, type de la plupart des Téléostéens. - En C, tvpe de la sexualité mâle des Sélaciens et Amphibiens. — En D, type de la sexualité femelle des mêmes animaux. - En E type de la sexualité mâle des Amnioles; les portions atrophiées de l'oviducte sont représentées par une ligne pointillee. - En F, type de la sexualité femelle des mêmes animaux; les portions atrophiées du spermiductesont représentées par une ligne pointillee. — Se reporter aux figures 1188 de la planche précédente (p. 1877), et 1190 à 1202 des planches suivantes (p. 188:^, i88(j, 1^887, 1804 1890, 1897, 1901 et 1905). — Voir, dans le texte, les pages 1879, iSo^ et suivantes.
«IcMix parties, l'une voisine de la glande sexuelle et relativement restreinte, Taulrc éloignée et plus volumineuse. La spécialisation liée à la division du travail s'accentue davantage chez les embryons des Amniotes, car, à son tour, l'uro-spermiducte de chaque côté du corps se scinde en deux conduits parallèles, l'un lié au testicule correspondant, l'autre au rein. Le mol de sci.'^sion n'est pourtant pas applicable tout à fait à ce phénomène, car, d'après les phases du développement, l'uro-spermiducte persiste comme spermiducte strict, et produit dans sa zone basilaire, non loin de son orifice extérieur, une expansion qui devient un conduit rénal (ou un uretère), en se mettant en relation avec des canalicules de formation nouvelle, et pourvus de glomérules. Cet état nouveau, spécial aux Amniotes, est dit de la métanéphridie , ou du métanéphros, ou du rein définitif. L'embryon, au lieu débaucher deux canaux néphridiens, comme danslapronéphridie, et d'en rester là, ou de les subdiviser en quatre conduits vecteurs, comme dans la mésonéphridie, produit six canaux uro-génitaux, qui dérivent tous des canaux néphridiens primitifs, et se rassemblent en deux groupes symétriques, de trois tubes chacun. Chaque moitié du corps possède son groupe, composé d'un uretère, d'un spermiducte ou canal déférent, et d'un oviducte. De même que pour le système mésonéphridien, les destinées varient suivant les sexes. Dans les deux, les uretères persistent également. En surplus, les mâles gardent les spermiductes, et atrophient les oviducles, dont ils possèdent seulement des vestiges plus ou moins volumineux ; et, inversement, les femelles perdent les spermiductes, les laissent à l'état de rudiments, et développent leurs oviductes, semblables et homologues à ceux des Anamniotes munis d'un appareil mésonéphridien complet. Une telle description des successions de formes, et de leurs relations, paraît s'accorder le mieux avec les faits acquis. Cependant, plusieurs données importantes ne sont pas encore élucidées avec précision. Les principales tiennent : aux rapports exacts des canalicules pronéphridiens avec ceux du mésonéphros et avec le cœlome ; à l'origine de l'oviducte des systèmes mésonéphridien et métanéphridien, car, non seulement l'épithélium de ce conduit est, dans certains cas (utérus gravide des Mammifères), capable de se régénérer aux dépens du tissu conjonctif sous-jacent, fait peu conciliable avec la provenance ectodermique des canaux néphridiens, mais encore il est parfois engendré par l'endothélium péritonéal du cœlome, au lieu de provenir de la scission du canal néphridien ; enfin, aux relations du rein métanéphridien et de son uretère avec l'uro-spermiducte et les canalicules mésonéphridiens. On ne pourra avoir une opinion certaine, sur l'é'volulion totale du système uro-génital des Vertébrés, qu'au moment où ces trois ordres de phénomènes seront hors de toute contestation.
H. Reins. — Disposilions générales. -— Malgré leur nature différente, et (|u'il s'agisse de systèmes mésonéphridiens ou métanéphridiens, les reins des Vertébrés Craniotes (Voy. ci-dessus, p. 1878, pour ceux des Acraniens)
présentent un certain nombre de particularités communes. Au nombre de deux d'habitude, symétriques et latéraux, ils sont placés dans la partie supérieure de la cavité abdominale, dun côté et de l'autre de la colonne vertébrale. Leur forme, assez diverse, varie entre celle d'une bande allongée, à la section ovalaire, et celle d'un corps ramassé, quelque peu courbé sur lui-même en croissant. Leur substance se compose de canalicules, terminés par des glomérules, et reliés les uns aux autres de manière à se déverser dans des conduits principaux, qui aboutissent aux uretères. Surtout en ce qui concerne les reins métanéphridiens des Amniotes, la substance se différencie en couches et en lobules pyramidaux de compositions différentes, suivant les dispositions atïectées par les canalicules, et par les vaisseaux sanguins qui se rendent à l'organe (fîg. 1188 à 1198).
Les reins sont fréquemment accompagnés, surtout chez les Sélaciens, ]esAmp/iihiens, et les Amniotes, par des appareils dont la structure, l'origine, et principalement les fonctions, ne sont pas encore élucidées d'une façon suffisante. Ces corps, dits les capsules surrénales, au nombre de deux d'habitude, se placent dans le voisinage des reins, et souvent s'attachent étroitement à eux. Divisés en petites masses lobulaires chez les Sélaciens, ils sont plus condensés et plus compacts partout ailleurs. Leur tissu, scindé en une zone médullaire et une couche corticale d'aspect plus dense, consiste en amas cellulaires plongés dans un tissu conjonctif richement vascularisé; les cellules, rendues polyédriques par leur tassement mutuel, sont serrées les unes contre les autres, et renferment, dans la région médullaire de préférence, parmi elles comme parmi les travées conjonctives, de nombreux éléments nerveux liés au système sympathique. — Les capsules surrénales, dans leur développement embryonnaire, proviennent de deux ébauches d'abord distinctes, qui s'unissent ensuite, et se mélangent jusqu'à se confondre. L'une de ces ébauches dérive du mésoderme; suivant les uns, elle découlerait du mésenchyme ; suivant d'autres auteurs, et la chose semble plus acceptable, elle tire son origine de l'épithélium cœlomique, en une région voisine de celle où les glandes sexuelles prennent naissance. Le second rudiment est engendré par le système nerveux sympathique; il donne la région médullaire, alors que la précédente fournit la couche corticale.
Dispositions spéciales. — Les Cyclostomes gardent leur rein pronéphridien pendant une part de leur vie larvaire ; puis, au moment de la métamorphose en adulte, les canalicules de cet organe s'atrophient en majeure quantité, pour céder la place à ceux du système mésonéphridien, semblables à leurs similaires des Poissons. Une telle persistance d'un appareil embryonnaire, et de durée passagère chez les Gnathostomes, concorde avec la situation des Cyclostomes dans la série des Vertébrés. — Les reins des Sélaciens, des (kinoides, des Téléostéens, et des Dipneusles, appartiennent au type mésonéphridien, et, à peu de choses près, possèdent une allure Roule. — Analomie. II. 119
1886 VERTEBRES.
commune; ils sont allongés, aplatis, et suivent, sur une étendue assez o-rande, la face dorsale de la paroi abdominale. Les Sélaciens conservent,
— Rein
Testicule
Ooaire
-Hein
yessie
Oviûucte
Fig. iigi. — Organes URO-cÉNiTAUx des Téléostéens {disseclion semi-diagrammalique). — Le dessin du liaul représcnle la sexualilé mâle, celui du bas la sexualité femelle. — Se reporter à la figure 1189 B de la page 1882. — Voir, dans le texte, la page 1892.
mieux que les autres, une disposition élémentaire : chez certains d'entre eux, les Scijlliiim et les Acanlhias par exemple, plusieurs de leurs canali-
SYSTEME URO-GENITAL.
cilles rénaux, malgré la présence de glomérules, gardent leurs néphroslomes ouverts dans la cavité péritonéale.
La conformation des Amphibiens, à cet égard, rappelle de près celle des Sélaciens; de même, beaucoup des néphrostomes, au lieu de se fermer lorsque les périodes larvaires sont accomplies, demeurent ouverts. L'allure
- Corps otioeux
Rein , -
■.'•'■• <-^*/— '■-i CanauM efferents
Coros adipeur
OaiHucts
Cloaoue
uretère
Fiir. 1KJ2. — Organes uro-gémtaux des Ampiiibiens Anoures (dissecUon semi-diagrammalique). — Le dessin du haut représente la sexualité mâle, celui du bas la sexualité femelle. — Se reporter aux figures 1189 C et D de la page 1882. — Voir, dans le texte, la page 1893.
des reins est sujette à variations nombreuses, car elle suit celle du corps ; fort longs chez les Gymnophioiies, où ces organes conservent avec netteté les traces de la métamérisation primitive, ils se raccourcissent chez les l'rodèles, pour devenir compacts et ramassés chez les Anoures. — Les embryons des Amphibiens, semblables en cela à ceux des Poissons, commencent par ébaucher un système pronéphridien, dont les canalicules s'atrophient ensuite, et le remplacent par un appareil mésonéphridien, (jui
persiste, et fonctionne seul, clans Téconomie de radulte. Ce dernier se subdivise en deux parts, à cause de la différenciation et de la scission subies par le canal néphridien. L'une de ces portions, antérieure et plus petite, mieux marquée chez les individus mâles, se lie au testicule du même côté pour mener les spermatozoïdes dans le canal; l'autre région, postérieure et plus forte, ne contracte aucune relation avec les glandes sexuelles, et s'emploie strictement dans un rôle excréteur. La première est souvent dite le rein sexuel ou le rein génital^ et la seconde le rein pelvien. Il suffit de subdiviser le canal commun de ces deux reins, datlecter l'un des conduits à la voie génitale, l'autre à la voie rénale, d'accentuer ainsi ce début de ditTérenciation, pour obtenir, dans ses grands traits, la structure des Amniotes. Du reste, cette modification conniience à s'effectuer chez les Anoui^es, dont les canalicules spermatiques s'isolent, mieux que chez les Urodèles., du rein fonctionnel, de sorte que ce dernier paraît simple, plus ramassé, et non pas divisé en deux portions. Quant aux canalicules rénaux, leurs néphrostomes font vraiment communiquer, durant les périodes embryonnaires, la cavité abdominale avec les canaux néphridiens; mais, au moins à l'égard des Anoures, ces connexions s'interrompent, car ces ouvertures se ferment pour une part, et se relient pour l'autre aux branches veineuses du système porte rénal.
Les reins des ylm/n'o/es appartiennent exclusivement au type métanéphridien. Les embryons de ces animaux débutent par engendrer un système pronéphridien,puis un appareil mésonéphridien, et produisentensuite leurs reins définitifs, qu'ils conservent désormais ; seuls, les Reptiles inférieurs, les Sauriens notamment, gardent, au début de leur vie, à côté de leurs reins véritables, une portion de leur mésonéphridie, capable de fonctionner. — Les formes de ces organes se modèlent d'après celles du corps, quoiqu'elles soient, dans la moyenne, condensées et ramassées; les variations, fort nombreuses sur ce sujet, sont d'importance secondaire. Ordinairement, les reins des Sauropsidés sont situés dans la région postérieure de la cavité abdominale, alors que ceux des Mammifères se reportent plus en avant, donnant ainsi à leurs uretères une longueur plus grande. Ils se découpent en lobes, tantôt entièrement distincts et seulement reliés par leurs canaux vecteurs, tantôt confondus entre eux d'une manière complète; tous les intermédiaires se rencontrent en ce sens. La déviation la plus grande est offerte par les Ophidiens, dont les reins, dissemblables de taille et asymétriques, s'étendent beaucoup suivant leuraxe longitudinal, comme le corps lui-même. — La structure est plus complexe (jue celle du rein mésonéphridien des autres Vertébrés ; l'organe se présente nettement sous l'aspect d'une glande tubulcuse composée, différenciée en deux zones concentriques, une couche corticale et une couche médullaire. Les canalicules, à partir de leurs glomérules, se ditférencient en plusieurs régions de structure et de fonctions dissemblables. Ils s'anastomosent entre eux, pour se déverser dans un petit nombre de conduits principaux, qui aboutissent à l'uretère.
SYSTÈME URO-GÉMTAL. 1889
La plupart des Mammifères compViqueni encore celle disposition ; ils dilatent le sommet de l'uretère en une ampoule, le bassinet, munie de diverticules latéraux, les calyces^ dans lesquels les conduits vecteurs principaux viennent se jeter (les figures 1196 à 1198, page 1901, montrent, d'après le rein de VHomme, les dispositions mutuelles de ces divers éléments).
III. Glandes sexuelles. — Ces organes possèdent, chez tous les Vertébrés, un certain nombre de caractères constants [Embryologie comparée, p. 864 et suivantes). L'unisexualité est la règle, l'hermaphroditisme une exception des plus rares. Les ébauches sont fournies par l'endothélium péritonéal du cœlome abdominal, et les glandes achevées sont placées attachées à la paroi du corps, de manière à faire saillie dans la cavité péritonéale, ou à être contenues dans des dépendances de cette dernière. Les cellulesreproductrices dériventdirectement de cet endothélium ; leurmatrice embryonnaire, dite V épithélium germinatif, prolifère pour leur donner naissance, et produit à cet elï'et des cordons cylindriques dans lesquels elles se délimitent ; ces cordons constituent les tubes de Pflûger des ovaires, et les canalicules séminifères, ou spermatiques, des testicules. Dans le cas où le canal principal des systèmes mésonéphridien et métanéphridien s'unit aux ébauches sexuelles pour leur fournir leurs voies d'expulsion, ses propres canalicules pénètrent dans le mésenchyme sousjacent à l'épithélium germinatif, s'y intriquent avec les dépendances de ce dernier, et le tout compose un rudiment génital, hâtivement façonné chez l'embryon, nommé, surtout au sujet des Amniotes, le corps de Woolf. Les glandes sexuelles affectent avec netteté, dans l'économie des Acraniens, une disposition métamérique ; il n'en est plus de même pour la plupart des Craniotes, — sauf parfois dans les premiers linéaments des ébauches — , od elles sont ramassées sur elles-mêmes, et simples (fig. 1188 à l'202).
Outre leurs difTérences d'éléments, les testicules s'écartent des ovaires par plusieurs particularités. Leur substance se composede tubes nombreux, tantôt élargis par places en capsules dans lesquelles se façonnent les spermatozoïdes, tantôt conservant le même calibre et produisant leurs éléments sur toute leur étendue. D'après les données les plus récentes, leurs cellules ont même signification, et représentent, dans leurs diverses formes, les états successifs de la genèse des spermatozoïdes (fig. 1199, p. 1905). Lorsqu'il existe un système mésonéphridien, plusieurs des canalicules de ce dernier, strictement différenciés dans le sens de conduits sexuels, vont s'unir, en s'anastomosant et se pelotonnant sur eux-mêmes, aux canalicules séminifères, de manière à déverser le sperme dans le canal principal de l'appareil. — Il n'en est pas ainsi pour les ovaires. La substance de ces derniers revient à un tissu conjonctif, dérivé du mésenchyme splanchnitjue, parcouru en tous sens par les cordons de PtUïger, morcelés et élargis en capsules, où se façonnent les follicules ovulaires. Dans le cas où l'appareil mésonéphridien se met en rapport avec eux, les canalicules de ce système,
tout en persistant à l'état de vestiges plus ou moins développés, ne concourent nullement à l'expulsion des ovules ; le rejet de ces éléments s'accomplit toujours par le moyen d'un large oviducte pour chaque ovaire, droit ou peu contourné, ouvert dans la cavité abdominale par un pavillon appliqué sur la glande femelle, ou situé à une faible dislance d'elle (fig. 1199 à 1202).
Les glandes sexuelles des Acraniens, nettement métamérisées, consistent en petites masses disposées sur deux rangées latérales et symétriques ; placées dans la paroi du corps, au niveau de la cavité péribranchiale, elles déversent leurs éléments dans cette dernière par l'entremise des canalicules pronéphridiens. — Celles des C//c/o.sfo;?2es, par une exception remarquable, sont simples et impaires. Chaque individu n'en possède qu'une, semblable à une longue bande, étendue au-dessus de l'intestin, suivant l'axe longitudinal de l'économie.
La règle à cet égard, chez les Gnat/wstomes, est que les glandes sexuelles sont paires et symétriques dans l'économie ; il est pourtant un certain nombre d'exceptions, dues à l'atrophie ou à la diminution de l'un des deux organes, et ce phénomène de réduction porte toujours sur les ovaires, rarement sur les testicules. — En général, dansl'organisme des Poissons, et quelles (jue soient leurs relations avec leurs conduits vecteurs, les masses génitales ont l'aspect de corps allongés, parfois rameux, plus ou moins élargis et variqueux suivant le degré de maturité de leurs éléments, situés, dans la cavité abdominale, sous la colonne vertébrale. Un repli mésentérique les attache à elle, et les tient fixes ; cette bande, qui se retrouve du reste chez les Amniotes, au moins à l'état embryonnaire, porte le nom de mesoariiim pour les individus femelles, et celui de mesorchiiim pour Jes mâles. Rarement, chez quelques Sélaciens, les Scyllidés par exemple, et un petit nombre de Téléosléens, l'un des ovaires diminue et s'atrophie, laissant son congénère seul capable de fonctionner. Les glandes sexuelles sont, dans tous les cas, constituées par un assemblage de capsules, issues des expansions de l'épithélium germinatif, plongées dans une gangue conjonctive, et dans lesquelles se façonnent les ovules ou les spermatozoïdes.
Parmi les Amphihiens, les Gi/mnophionesse distinguent par leur structure si)éciale, qui présente les traces évidentes, au sujet des glandes mâles, do la métamérisation fondamentale. Les ovaires sont longs et simples ; mais les testicules se découpent en lobules placés à la file, traversés suivant leur axe par un conduit déférent commun, qui, dans chacun des espaces laissés entre eux, émet un canalicule transversal allant déverser le sperme dans le canal néphridien principal. Partout ailleurs, les glandes sexuelles, les mâles comme les femelles, sont simples et compactes, plus allongées pourtant chez les Urodèles que chez les Anoures.
Les glandes génitales des Reptiles sont placées, avec symétrie, dans la cavité abdominale; cependant, lorsque le corps s'étend en longueur, comme
il en est pour les Ophidiens par exemple, les deux appareils de l'économie cessent de se ranger au même niveau, et se mettent Fun à la suite de Tautre. Leur forme générale dépend aussi de celle du corps, et se modèle d'après elle, comme il en est pour plusieurs autres organes. En général, les testicules ont Taspect de masses compactes, ou faiblement lobées, constituées par l'association d'une quantité considérable de canalicules séminifères. Les ovaires, plus volumineux, de surface plus irrégulière, parfois racémeux, portent, pendant la vie entière, des ovules à tous les états de développement. — Cette disposition se maintient chez les Oiseaux, mais se modifie par une asymétrie des mieux marquées, surtout chez les femelles. Les testicules sont souvent de tailles inégales; mais, pourtant, tous deux se trouvent capables de fonctionnement. En revanche, un seul des ovaires, celui de gauche, persiste dans l'économie, et peut remplir son emploi ; celui de droite s'atrophie, ou, s'il reste, demeure fort petit et stérile.
Parmi les Mammifères, les Monolrèmes rappellent les Oiseaux par la réduction de leur ovaire droit, et par l'aspect lobé de leur ovaire gauche, seul susceptible de fonctionner. Partout ailleurs, les deux testicules, ouïes deux ovaires, sont, de tous points, égaux, symétriques, et compacts, ou faiblement lobés. Le testicule consiste en une masse de canalicules séminifères, divisée par des cloisons conjonctives; l'ovaire est un corps compact, contenant dans sa substance des follicules ovulaires, façonnés pendant la vie embryonnaire et pendant la jeunesse de l'individu. — Les deux sortes de glandes sexuelles s'ébauchent toujours, comme leurs homologues des autres Vertébrés, dans la partie antérieure de la cavité abdominale ; mais elles n'y demeurent pas, et se reculent plus en arrière. L'amplitude de ces déplacements varie suivant les types ; assez faible, dans tous les cas, au sujet des ovaires, elle peut aller, à l'égard des testicules, jusqu'à leur faire (}uilter leur cavité d'origine, et aies placer dans des expansions inguinales de celle-ci, revêtues par les téguments. En ce dernier phénomène, commun chez tous les Mammifères supérieurs, les testicules sont placés dans un scrotiiin, appendu aux aines, comparable à une bourse tégumentaire contenant un diverticule cœlomique où les glandes mâles se trouvent logées. Parfois, les testicules se bornent à descendre dans le scrotum au moment de la reproduction, chez les Marsupiaux, les Insectivores par exemple; ailleurs, comme il en est pour V Homme, ils y restent à demeure. — Ce déplacement des glandes sexuelles s'clfectue à l'aide d'ime portion du mésentère ((ui attache, chez l'embryon, le système uro-génital à la voûte de la paroi abdominale. La zone postérieure de cette lame mésentérique va de l'organe reprochicleur aux téguments de la région inguinale; dite le ligament inguinal, elle cesse rapidement de s'accroître, alors que tous les autres appareils grandissent autour d'elle. Le résultat de cette dissemblance d'amplilication est de faire reculer, à mesure, les glandes génitales vers la partie postérieure du cœlome abdominal. Le recul s'arrête bientôt au sujet des ovaires, qui
1892 VERTE HRIÎS.
demeurent toujours logés dans l'abdomen; le ligament persiste en sa place, ou peu s'en faut, et donne le ligament rond utérin, dans Téconomie achevée, avec les ligaments ovariens. 11 va plus loin à l'égard des testicules, qui descendent dans un scrotum en passant dans un conduit, le canal inguinal, percé à cet effet; le ligament inguinal est plus souvent désigné, dans le cas des glandes mâles, par l'expression de gubernaculiim de Hunter.
IV. Coiiduit»« uro-génitaux. — C'est sur ces canaux vecteurs de l'urine et des éléments sexuels que porte, suivant le système néphridien auquel ils appartiennent, la plus grande diversité. Ils sont toujours chargés de mener au dehors les substances l'ournies par les reins et parles organes génitaux ; mais ils sont loin d'être toujours disposés de même. En certains cas, ils se trouvent capables de manquer, soit d'une façon complète, soit en se laissant remplacer par des formations nouvelles. Leurs orifices extérieurs se munissent parfois d'appendices complexes, qui servent d'appareils copulateurs ; dans l'ensemble, ces derniers ne manquent presque jamais aux \'ertébrés terrestres, tandis qu'ils font souvent défaut aux représentants inférieurs de l'embranchement, qui vivent dans l'eau.
Au sujet des Acraniens, les éléments sexuels parvenus à leur maturité, et désagrégés delà masse dont ils dérivent, passent par les canalicules pronéphridiens situés à leur niveau, arrivent dans la cavité péribranchiale, pénètrent dans la branchie en traversant les trémas de cet organe, et sortent par la bouche (fig. 1012, p. 1385).
Les canaux néphridiens des Cyclostomes servent seulement à l'expulsion des produits urinaires. Les ovules et les spermatozoïdes, à leur maturité, se détachent des glandes sexuelles, tombent dans la cavité abdominale, et sont rejetés par les pores abdominaux (Voy. p. 1834). — Une disposition similaire se retrouve chez les Téleostéens, dont les conduits néphridiens ne fonctionnent également que pour envoyer à l'extérieur les substances excrétées. Seulement, ces animaux possèdent, en surplus, des canaux déférents ou des oviductes, annexés à leurs testicules ou à leurs ovaires, et qui sont donnés par les parois propres de ces glandes, étirées en tubes ouverts au dehors. Il n'est d'exception à cet égard que pour le petit nombre d'entre eux qui se trouvent munis de pores abdominaux (Voy. p. 1834) ; en ce cas, les conduits spéciaux font défaut, et les phénomènes se passent comme chez les Cyclostomes. Quant aux deux canaux néphridiens de l'économie, ils s'unissent l'un à l'autre, d'habitude, pour former un uretère, qui débouche à l'extérieur non loin de l'anus, souvent derrière lui, après s'être dilaté^, sur son trajet, en une poche servant de vessie urinaire(fig. 1191).
Les Sélaciens diffèrent grandement des Téléostéens, en ce que leurs fanaux néphridiens se lient aux glandes sexuelles pour leur servir de conduits vecteurs, et se dédoublent, par surcroît, en uro-spermiductes et en oviductes. — Chez les individus femelles, en chacune des moitiés du corps,
SYSTÈME URO-GÉMTAL. 1893
le système uro-génital, qui appartient au type mésonéphridien, possède deux canaux distincts, séparés l'un de l'autre : un uretère et un oviductc. Le premier correspond à luro-spermiducte des mâles; cylindrique et étroit, il est spécialement chargé de conduire l'urine au dehors. Le second, plus large et mieux dilïérencié, s'unit à son congénère de l'autre côté par ses deux extrémités. L'extrémité antérieure, et interne, s'évase en un ample pavillon, étalé sur l'ovaire, et dans lequel parviennent les ovules; l'extrémité postérieure, et externe, s'ouvre au dehors, en arrière de l'uretère, dans une poche cloacale. Sur son trajet, l'oviducte comporte deux régions principales, qui se balancent sous le rapport de leur développement : l'une antérieure, munie d'une glande coquillère servant à sécréter la coque cornée des œufs; l'autre postérieure, élargie en un utérus où les embryons subissent une gestation (Embryologie comparée, p. 1054). La première est volumineuse chez les types ovipares, et la seconde réduite, alors que l'inverse se manifeste à l'égard des espèces vivipares. — Les individus mâles possèdent également deux canaux en chacune des moitiés de leur économie : un uro-spermiducte, et un oviducte. Seulement celui-ci est fort réduit, presque atrophié, alors que celui-là fonctionne dans un double sens, le rejet du sperme et l'expulsion de l'urine. Muni des canalicules mésonéphridiens, son extrémité antérieure se met en rapport avec le testicule pour y prendre les spermatozoïdes ; et ses autres portions, privées de toute relation de ce genre, servent strictement à l'excrétion. 11 débouche dans le cloaque, comme l'uretère des femelles. Une portion des nageoires ventrales, voisine de l'orifice cloacal, convertit ses rayons en un organe copulateur, dont les pièces sont mobiles les unes sur les autres, et qui, introduit dans l'oviducte de la femelle, fonctionne à la manière d'un écarteur destiné à laisser passer le sperme.
Les dispositions particulières des Ganoïdes et des Dipneustes ne sont pas encore élucidées d'une manière complète. Les Dipneustes ressemblent presque entièrement aux Sélaciens et aux Amphibiens par leur structure générale. De même, les Ganoïdes cartilagineux se rapprochent aussi des Sélaciens, sauf que leur uro-spermiducte et leur oviductc sont unis entre eux sur une portion de leur parcours. Les Ganoïdes osseux etïectuent, en revanche, une transition vers les Téléostéens, surtout au sujet des organes femelles, car leurs canaux néphridiens paraissent n'avoir avec les glandes sexuelles que des relations restreintes.
Les Amphibiens sont établis sur le mtMTie type que les Sélaciens, et, de même, ils possèdent un cloaque, muni en surcroît d'une poche annexe servant de vessie urinaire. Le canal néphridien de chacune des moitiés de leur corps se dédouble en deux contUiils : l'un servant au mâle d'urospermiducte, et à la femelle d'uretère strict; l'autre, s'atrophiant chez le mâle, et devenant l'oviducte de la femelle. — Les ui-elèrcs des fenu'lles consistent en tubes cylindriques étroits, qui vont s'ouvrir dans le cloa(|ue. Les oviductes, plus longs et plus larges, se terminent par un pavillon évasé,
ouvert dans la région antérieure de la cavité abdominale; les ovules mûrs tombent dans celte dernière, entrent dans le pavillon, et suivent le conduit entier pour arriver au dehors. Assez souvent, ce canal porte, sur son trajet,
resticule
Rein
Vessie ~
PoBillon
. Uretère
Ooiaucte
- Canal aérèrent
-— Ooaire
Uretnre
ClottQue
FijT. ijf,3. — Organes uro-gé.mtaux des Reptiles {Sauriens : disseclion semi-diagraminalique). —Le dessin supérieur représente la sexualité mâle, l'inférieur la sexualité femelle. — Se reporter aux ligures 1189 E et F de la page 1882. — Voir, dans le texte, la page i8y8.
une zone plus large, servant d'utérus aux espèces vivipares [Embryologie comparée, p. 1033), et de réceptacle d'ovules à plusieurs des ovipares. — L'uro-spermiducte des individus mâles comprend deux parties : l'une antérieure, liée au testicule, et y puisant le sperme ; l'autre postérieure, plus étendue, pourvue des canaliculos rénaux, et se prolongeant en arrière pour
SYSTÈME URO-GÉMTAL. 1895
déboucher clans le cloaque. La zone testiculaire est pourvue de canalicules,
vésicule séminale
Pauilton
Trompe
Oalducte
Canal défèrent
Uretère
Cloaque
Fiif. ii'j:^. — Organes uro-gémtaux des Oiseaux {dissection semi-diaiirammalique). — Le dessin d'eu haut représente la sexualité mâle, celui d'en bas la sexualité femelle. — Se reporter aux figures 1189 E et F de la page 1882. — Voir, dans le texte, la page 1899.
comme celle qui la suit, mais ces appareils servent à conduire les spcrma-
tozoïdes dans le canal principal. — Les Gymnophiones offrent, à cet égard, la disposition la plus élémentaire. La totalité de leurs lobules testiculaires est traversée par un canal commun, longitudinal, où le sperme commence par s'accumuler. De ce tube, entre les lobules et alternant avec eux, partent des canalicules transversaux, allant se jeter, après un court trajet, dans un deuxième conduit, parallèle au précédent, le canal collecteur., qui longe le rein. Enfin, de ce canal collecteur se dégagent de nouveaux canalicules transverses; ceux-ci entrent dans le rein, et vont y déverser le sperme dans des canalicules urinifères, qui se rendent à l'uro-spermiducte. Les Urodèles présentent, à peu de choses près, une structure équivalente ; seulement, leur testicule étant ramassé en un seul corps, les canalicules transverses, étendus des capsules spermatiquesau canal collecteur, ont une disposition moins régulière; en outre, les canalicules complémentaires, qui mènent le sperme du canal collecteur à Furo-spermiducle, nomljreux, sonl pelotonnés sur eux-mêmes. Les Anoures., par contre, montrent, dans leur groupe, une séiie de types caractérisés par l'atrophie progressive de ces derniers canalicules ; le canal collecteur se spécialise ainsi d'une façon de plus en plus complète, et finit, au lieu de s'unir à l'uro-spermiducte par une assez grande quantité de tubes transverses, par n'avoir plus avec lui qu'une seule zone d'abouchement. Dans ce dernier cas, le sperme, en quittant le testicule, passe dans des canalicules qui le transmettent au canal collecteur, et celui-ci, se prolongeant avec l'uro-spermiducte, l'envoie dans l'intérieur de ce conduit principal. Le canal collecteur n'est autre, du reste, qu'une dépendance de l'uro-spermiducte. Les AJijles font exception pourtant, car ce canal correspond à l'oviducte, moins atrophié que d'ordinaire, et qui va se jeter, après un assez long trajet, dans l'uro-spermiducte, tous deux provenant de la bipartition du canal néphridien primitif (fig. 1192).
Dans leur développement embryonnaire, les Amphibiens débutent par produire un système pronéphridien, puis le diminuent pour lui faire céder la place à un appareil mésonéphridien, qui persiste d'une manière définitive. Chacun des deux canaux néphridiens de l'économie se dédouble en uro-spermiducte et oviducte ; après quoi, ces derniers conduits se modifient de façons différentes suivant les sexes. Pourtant, les pièces qui ne se développent point, à cause de leur absence de fonctions, ne s'atrophient pas en entier et demeurent à l'état de vestiges. Les femelles ont, sur l'extrémité antérieure de leur rein, des traces du canal collecteur, et des canalicules transverses, propres aux maies. De même, ces derniers possèdent des petits oviductes, incapables de tout rôle, à la cavité parfois oblitérée, sauf chez \&sAli]les, où ils s'emploient comme spermiductes. — Les Amphibiens maies sont privés de vrais organes copulateurs; l'accouplement s'effectue par l'apposition des lèvres des cloaques. Pourtant, ces lèvres, turgides au moment de la reproduction, surtout chez les mules, rendent le contact plus élroit. LGsCijmnophiones seuls ont un appareil de copulation, donné par le cloaque lui-même, susceptible, en se dévaginanl, d'êlre projeté au dehors.
SYSTÈME URO-GENITAL.
Tous les Amnioles, Reptiles, Oiseaux, Mammifères, possèdent les mêmes
- Uretero
Vésicule séminale
Tesiicuie
Pauilion
Canal ttefereni
Hem
— Ouaire
■Uretère
Trompe
Vagin
Uretlire -
A... Nieai
Fi- iK.r, - Organes uro-gÉmtaix oes Mammifères Monodelphes {dissecUon senu-dictgrammalique). - Le (iessin den haut représente la sexualilù mâle, celui d'en bas la scxualilo femelle (utérus simple). - Se reporter aux ligures 1 189 E et F de la page 1882. - Voir, dans le texte, la page 1900.
dispositions fondamentales, car leur système uro-g6nital appartient au type métanèphridien. Chacune des moitiés de leur économie porte un urolère,
un spermiducle ou canal déférent, et un oviducte, développés de manières difïérentes suivant les sexes. L'embryon ébauche également ces trois canaux, i|ui évoluent de façons dissemblables, mais en ce qui concerne seulement les voies génitales, car les voies urinaires demeurent, dans les deux sexes, capables de fonctionner. Les maies développent leurs spermiductes, et atrophient leurs oviductes, alors que les femelles accomplissent l'inverse; des vestiges des pièces non fonctionnelles demeurent pourtant, car cette disparition correspond, non pas à une destruction véritable, mais plutôt à un défaut d'accroissement. Ces rudiments sont surtout connus d'après les Mammifères supérieurs. Les mâles conservent les deux extrémités des oviductes ; le bout antérieur, et interne, attaché au testicule sous la forme d'une petite vésicule, constitue Vhydatide non pédiculée de Morgagni; le bout postérieur, et externe, comparable à une poche annexée au canal urétral, est Vutricule prostatique, ïutérusmâle, ou le vagin mâle. En outre, parmi les canalicules mésonéphridiens ébauchés dans l'organisme embryonnaire, et rattachés au spermiducte, les antérieurs seuls se joignent au testicule pour servir à la conduction du sperme ; les autres, munis de glomérules, s'atrophient en majeure pari, et composent un lacis de petits tubes, logés contre le groupe des précédents, et nommé \e paradidyme , ou Vorgane de Giraldès. Inversement, les femelles conservent des portions du spermiducle et de ses canalicules. Les vestiges des antérieurs de ces derniers, assemblés en un réseau de tubules appliqué contre l'ovaire, sont nommés l'organe de Rosenmûller,\e parovaire, ou Vépoophore] les rudiments des canalicules postérieurs, homologues de ceux du paradidyme des mâles et semblables à eux, composent le paroophore. Parfois, chez beaucoup d'Ongulés par exemple, les spermiductes persistent en entier chez les femelles, quoique fort réduits ; ils portent alors le nom de canaux de Gartner, et se placent sur les côtés de l'utérus et du vagin. D'autre pari, les oviductes peuvent demeurer, dans l'économie des individus mâles, sous l'aspect de petits conduits, les canaux de Rathke (fig. 1189, E, F).
Tous les i?e/j ///es possèdent un cloaque, dépression tégumentaire ouverte au dehors par un seul orifice, et dans laquelle débouchent les conduits urogénitaux avec le rectum. — Les deux uretères y accèdent séparément. Les représentants de deux ordres, les Sauriens et les Chéloniens, portent en surplus, sur la face inférieure de leur cloaque, une poche, quelque peu éloignée des orifices des uretères, mais dans laquelle l'urine peut parvenir pour s'y accumuler; cette vésicule, à fonction de vessie urinaire, bilobéeou bifide, ressemble à celle des Amphibiens, mais s'écarte, par son mode de connexions avec les uretères, de celle des Mammifères. — Les mâles possèdent deux canaux déférents, symétriques. Chacun d'eux, muni d'un paradidyme plus ou moins volumineux, se rattache au testicule correspondant par lentremise de nombreux canalicules pelotonnés et anastomosés en un réseau; la région pourvue de ces tubes spermalicjues se plisse également sur elle-même, afin d'augmenter le plus possible l'étendue du trajet suivi
SYSTÈiME URO-GÉNITAL. 1899
par les spermatozoïdes. Cette zone, accolée au testicule, que possèdent aussi les autres Amnioles, est Vépididynie, qui correspond à l'extrémité antérieure, rétrécie, étirée, et pelotonnée, du canal déférent. Celui-ci s'ouvre dans le cloaque suivant deux procédés : tantôt isolément ; tantôt, chez les Sauriens et les Ophidiens, en s'unissant à l'uretère du même côté. Les mâles gardent souvent leurs oviductes embryonnaires sous la forme de conduits étroits, dont la cavité se comble de place en place ; parfois, l'extrémité postérieure de ces tubes, ouverte dans le cloaque non loin du spermiducte, fonctionne comme vésicule séminale en accumulant le sperme dans sa cavité. Sauf les Rhijncocéphales, les Reptiles mâles possèdent des appendices de copulation, disposés suivant deux modes. L'un est propre aux Sauriens et aux Ophidiens : il consiste en deux verges symétriques, attachées à la paroi supérieure du cloaque, capables d'érection par l'aftlux du sang dans leurs tissus, et susceptibles alors de s'étendre à l'extérieur; chacun de ces appendices porte, à sa surface, un sillon, dans lequel s'insinue le sperme. Les Chéloniens et les Crocodiliens appartiennent à un autre type : leur verge, simple, également insérée par sa base sur la face supérieure du cloaque, se compose de deux corps caverneux, masses de tissu conjonctivo-musculaire creusées de nombreuses et spacieuses cavités sanguines, soudés l'un à l'autre; une gouttière spermatique parcourt cette bande de jonction, et se termine au sommet libre de l'organe, établi en un gland, tantôt simple et tantôt divisé en lobes. — Chacun des deux oviductes des femelles revient à un canal allongé, ouvert dans la cavité abdominale, non loin de l'ovaire, par son extrémité antérieure élargie en pavillon, et dans la cavité cloacale par l'autre bout. Il se différencie, sur son trajet, en plusieurs régions glandulaires, destinées à fournir l'albumine et la coque des œufs : ceux-ci, au moment où ils quittent l'ovaire, se bornent au jaune, c'est-à-dire à l'ovule strict, à la cicatricule augmentée de sa réserve vitelline. Les spermiductes embryonnaires, avec leurs canalicules parovariens, s'atrophient dans de grandes proportions, mais laissent pourtant des vestiges, accolés aux oviductes, et plus ou moins volumineux suivant les types. Les femelles ont aussi des organes d'accouplement, désignés par le terme commun de clitoris, fort réduits, et semblables en miniature à ceux des individus mâles (fig. 1193).
La conformation des Oiseaux rappelle de près celle des Reptiles supérieurs, mais avec quelques changements complémentaires. Ces animaux ont un cloaque, toujours privé de vessie urinaire. L'oviducle du côté droit s'atrophie, comme lovaire correspondant, de sorte que les appareils femelles du côté gauche sont seuls capables de s'employer à la reproduction. Des organes copulateurs véritables font souvent défaut, et l'accouplement s'accompHt par l'ajiposilion mutuelle des lèvres cloacalcs; pourtant les mâles des Baliles, des Palmipèdes, et de plusieurs Echassiers, possèdent une verge, comparable à celle des Reptiles les plus élevés, mais plus longue, et, au repos, repliée sur elle-même dans la cavité cloacale (fig. 1 lili).
Les Mammifères olïreiiL la complexité la plus grande au sujet des dispositions de leurs canaux uro-génitaux. Ils appartiennent à deux types. L'un est celui des Monotrèmes, qui possèdent un cloaque semblable à son correspondant des Oiseaux, des Reptiles, et des Amphibiens. L'autre est le propre des Monodelphes et des Dklelphes ; le cloaque précédent, qui fait son apparition et s'ébauche de prime abord au cours du développement embryonnaire, se dédouble en se cloisonnant et se divisant en deux parties complètement séparées : l'une rattachée au rectum, l'autre aux conduits uro-génitaux. Il suit de là que l'anus s'ouvre isolément à l'extérieur, à une certaine thstance en arrière et au-dessus des orifices de l'urine et des canaux sexuels. Cette bande de séparation, dont les Monotrèmes et les autres Amniotes sont privés, est le périnée; tout cloaque fait alors défaut à l'adulte (fig. 1190).
Les uretères affectent, chez tous les Mammifères, des connexions qui leur sont particulières. Au lieu de se rendre directement, soit dans un cloaque, soit au dehors, ils débouchent tous deux, d'une façon immédiate, dans une vessie urinaire, située dans l'intérieur du corps. Cette poche n'est point produite par eux, puisqu'elle dérive de l'allantoïde, qui découle à son tour du fond du cloaque embryonnaire, dans sa zone de jonction avec l'intestin ; il est permis, par là, delà comparer à celle des Amphibiens et des Reptiles inférieurs, qui répond aussi à une dépendance cloacale ; mais, au lieu de demeurer distincte des uretères, elle se raccorde à eux, de telle sorte que ces derniers déversent l'urine dans son intérieur. Puis, de l'extrémité de cette vessie urinaire part un canal impair, Yurètre, qui mène les produits excrétés, soit dans le cloaque des Monotrèmes, soit, partout ailleurs, directement au dehors. Dans ce dernier mode, l'urètre des femelles est court. Par contre, celui des mâles est beaucoup plus long, car il traverse, suivant sa longueur, l'organe de copulation de ces derniers. Au lieu de s'ouvrir à fleur de peau, comme celui des femelles, son orifice extérieur, le méat urinaire, est percé sur le sommet libre de la verge.
Les conduits sexuels des individus mâles ont, à peu de choses près, une disposition uniforme chez tous les représentants de la classe. Les canalicules testiculaires envoient leur sperme dans un certain nombre de canalicules principaux, qui sortent de l'organe en s'anastomosant entre eux, et composent un lacis nommé le réseau de Haller ; les mailles de ce dernier sont occupées par des travées conjonctives, continues avec celles qui découpent en lobules la substance de la glande mâle, et qui constituent le corps d' Highmore . Du réseau partent un certain nombre de canaux étroits
Fig. iiyG à 1198. — Organisation des reins des Vertébrés {roupes semi-diagrammaliques; un rein des plus complexes, celui de YHomme, étant pris comme exemple). — En iiyO, coupe médiane, longitudinale, et verticale, d un rein entier: cette coupe intéresse le début de l'uretère, qui s'élargit en un l)assinet muni de calyces; les conduits urinaires sont groupés en lobes pyramidaux, dits les pyramides de Malpighi. — En 1197, portion plus grossie tl'une de ces pyramides, montrant la disposition des vaisseaux sanguins et celle des conduits de l'urine. — En 1198, un tube urinaire plus grossi, montrant sa structure histologique. — Voir, dans le texte, les pages 1888 et suivantes.
SYSTEME URO-GEMTAL.
Colonne de Berlin
PyramlUd io Bla^pt^i
Papille
Anse (te Henie
Fig. iiij(j à w'jS. — OiiiiANiSATioN Diib uEiNS DES VERTÉBRÉS {coupes semi-diagraminaliqucn). RovLiù.— AnaloDiie. II. 1-0
et lubiileux, les canaux efférents, qui, après un court trajet rcctiligne, se pelotonnent sur eux-mêmes, et se déversent ensuite dans l'épididyme, également pelotonné ; celui-ci se prolonge, en s'élargissant, pour devenir le canal déférent proprement dit, c'est-à-dire le spermiducte principal, ofi tout le sperme vient se collecter. Le canal déférent, au lieu d'aboutir isolément au dehors, va se jeter dans l'urètre, au môme niveau que son similaire du côté opposé; mais, auparavant, il porte sur son trajet une poche glandulaire annexe, servant aussi de réservoir spermatique, la vésicule séminale, plus ou moins volumineuse suivant les types ; sa zone, comprise entre cette vésicule et l'orifice d'accès dans l'urètre, est plus spécialement désignée par l'expression de canal éjaculateur. Les ouvertures urétrales des deux spermiductes de l'économie sont montées, d'ordinaire, sur un mamelon surbaissé, le verumontanum, qui restreint, à sa hauteur, le calibre de l'urètre; cette zone porte en surplus, comme appendice, une masse glandidaire, la prostate, dont le liquide se déverse également dans le canal urétral. — Les individus mâles portent souvent des vestiges, soit de leurs canalicules urinaires mésonéphridiens, soit des conduits femelles, ébauchés au cours des périodes embryonnaires. Les premiers constituent le paradidyme (Voy. p. 1898), et le vas aberrans, canalicule aveugle, enroulé sur lui-même, rattaché à l'épididyme; les seconds, lorsqu'ils demeurent en entier, deviennent les canaux de Rathke, et, dans le cas où leurs extrémités persistent seules, fournissent l'hydatide non pédiculée et l'utricule prostatique. Celle-là correspond au pavillon de l'oviducte ; celuici, semblable à une petite poche ouverte au niveau du verumontanum, au vagin de la femelle (fig. 1889 E, 1195, 1202).
Les dispositions des conduits sexuels, chez les individus femelles, sont plus variées. Il est permis à cet égard, en se bornant aux traits d'ensemble, de discerner trois types principaux : celui des Monotrèmes, celui des Marsupiaux, et celui des Monodelphes. — Chez les premiers, la structure est semblable à celle des autres Amniotes et des Amphibiens : les deux oviductes, nullement différenciés en régions bien distinctes, s'ouvrent également, et séparément, dans le cloaque. — Il n'en est plus ainsi pour les Marsupiaux, où des modifications complémentaires, de deux sortes, surviennent pour changer l'aspect général. Les unes portent sur les oviductes eux-mêmes. Chacun comprend trois régions : l'une postérieure, le vagin, élargie, donnant accès au dehors ; l'autre moyenne, l'utérus ou la matrice, séparée de la précédente par un étranglement, et comparable à une pioche où les embryons subissent leur première gestation; l'autre antérieure, la trompe, ouverte dans la cavité abdominale par un pavillon frangé, appliqué sur l'ovaire pour y saisir les ovules mûrs. La femelle possède ainsi deux trompes, deux matrices, et deux vagins; ceux-ci, coudés en dedans, se rapprochent l'un de l'autre par leurs sommets voisins des matrices, et, tantôt restent seulement juxtaposés, tantôt communiquent entre eux parla résorption de la zone d'adossement, tantôt prolongent cette zone en
un (liverlicule aveugle, formant parfois un troisième vagin dans le cas où il perce son extrémité en cul-cle-sac dune ouverture donnant accès à Textérieur. Les vagins ne communiquent pas directement avec le dehors, et c'est à ce fait que touche la seconde sorte de modifications; ils débouchent au fond dune poche simple, impaire, médiane, le sinus uro génital, qui, seule, communique d'une façon immédiate avec le milieu environnant. ( -ette structure se déduit de celle des Monotrèmes par le dédoublement du cloaque. Celui-ci, en se cloisonnant, se divise en deux parts : l'une supérieure, rattachée au rectum, et munie de l'anus; l'autre inférieure, où se déversent les uretères et les oviductes. Cette dernière, en restant telle quelle, devient le sinus uro-génital, qui correspond, par là, à une portion du cloaque des Monotrèmes. !Mème, chez beaucoup de ^Marsupiaux, le dédoublement cloacal est incomplet, en ce sens que le bord du sinus urogénilal constitue une sorte de vestibule, de cloaque peu profond, où débouche l'anus (fig. 1190).
Les femelles des Monodelphes conservent la différenciation, déjà acquise par les Marsupiaux, de l'oviducte en vagin, utérus, et trompe. Seulement, l'utérus est plus volumineux, mieux marqué, car l'embryon y subit sa gestation entière, et s'unit à sa paroi par un placenta (Embryologie comparée, p. 1122). En outre, les deux oviductes de l'économie, au lieu de demeurer distants, s'unissent l'un à l'autre, dans des proportions variables suivant les groupes. En tous cas, les deux vagins se soudent entre eux, au moins par leurs bases, et composent un vagin uni({ue, qui accède directement au dehors, car le sinus uro-génital, façonné dans l'organisme embryonnaire, s'efface pour une part et se confond avec lui pour l'autre; l'urètre parcourt la face inférieure (antérieure dans l'anatomie humaine) de la paroi vaginale, et s'ouvre à l'extérieur par un méat percé sur le bord correspondant de la vulve, c'est-à-dire de l'ouverture externe du vagin. — Les matrices offrent une diversité plus grande. Dans le type de Vutérus double, offert par plusieurs Rongeurs, les Léporidés, les Sciuridés, par exemple, toutes deux sont complètement distinctes. Dans celui de Vutérus bipartite. que la majorité des Rongeurs possède, elles se bornent à s'unir par leurs bases adhérentes au vagin. Dans celui do Vutérus bicorne, le plus fréquent, elles se soudent par leurs bases et leurs zones médianes, laissant leurs sommets seuls séparés. Enfin, dans celui de l'utérus simple, dont les Primates montrent l'exemple, elles se lient parleur étendue entière. — Les trompes sont toujours isolées, divergent l'une de l'autre depuis l'utérus, et chacune d'elles va vers l'ovaire placé de son côté (fig. 1189 F, 1195, 1-2011.
Les femelles des Mammifères conservent, dans leur organisme, les vestiges des canalicules mésonéphridiens et des spermiductes, ébauchés au cours du développement embryonnaire. Les premiers constituent le paroophore, homologue du paradidyme des mâles (Voy. p. 1898). Les seconds, lors([u'ils sont conservés en entier, donnent les petits canaux de
1904 VERTEBRES.
Gartner; plus souvent, leur extrémité antérieure demeure seule, et s'attache à l'ovaire, pour former l'époophore, homologue réduit du réseau de Haller, des canaux etTérents, et de Tépididyme des individus mâles.
Le développement des conduits uro-génitaux présente, chez les Mammifères, plusieurs particularités intéressantes, au sujet de la concordance de la série anatomique avec la succession des phases embryonnaires. Les Monodelphes, les plus complexes de la classe, passent en eiïet, avant d'arriver à leur état final, par deux phases, dont la première concorde avec la disposition permanente des IMonotrèmes, et la seconde avec celle des Marsupiaux. — Tout d'abord, l'embryon possède un cloaque, semblable à celui des Monotrèmes, dans lequel se rendent les uretères, les canaux sexuels, et le rectum. Le fond du cloaque porte, sur sa face inférieure, \e pédoncule allantoïdien, ou ïoiiraque {Embrijologie comparée, p. 1077), c'est-à-dire la base de la vésicule allantoïde, étirée en un tube. — Puis, le cloaque se dédouble par la genèse d'une cloison épaisse à deux ébauches, qui descend dans sa cavité en partant de son sommet, et qui isole la voie digestive de la voie uro-génitale. Il s'établit ainsi deux cavités : l'une supérieure, raccordée au rectum, continue avec lui, ouverte isolément au dehors par l'anus; l'autre inférieure, le sinus uro-génital, munie des uretères, des canaux sexuels, et de l'ouraque. Cette structure concorde avec celle des Marsupiaux femelles, qui ne vont pas plus loin. A la suite de l'accroissement inégal des parties, les conduits sexuels se déversent vraiment dans le sinus uro-génital, tandis que les uretères se jettent dans la base de l'ouraque, élargie en une vessie urinaire. En ce qui concerne spécialement les Marsupiaux, les choses en demeurent là; la vésicule allantoïde persiste en entier, rentre dans l'intérieur du corps à mesure que l'embryon s'accroît, se confond avec la vessie ui^naire façonnée aux dépens de sa base, et fonctionne désormais comme telle. — Il n'en est plus de même pour les Monodelphes. Leur vésicule allantoïde, convertie en placenta, disparaît vers la fin de la gestation. Son pédoncule demeure seul; sa base est conservée comme vessie urinaire, en gardant ses connexions avec les uretères; son sommet, oii l'ouraque proprement dite, se change en un cordon fibreux, le ligament vésico-ombilical moyen, étendu du sommet de la vessie urinaire à l'ombilic, c'est-à-dire à la cicatrice laissée par la chute de l'allantoïde. D'autre part, le sinus uro-génital se comporte de manières ditïérentes suivant les sexes. Chez les femelles, il se confond avec les bases des oviductes, de façon à former avec elles l'unique vagin de ces individus, et à en constituer le vestiljule. Chez les mâles, il garde ses rapports primitifs, s'étend même en se
Fig. iigg à 1202. — Organisation des glandes sexuelles des Vertébrés {coupes semi-diagrammaliques ; les glandes de l Homme étant prises comme exemple). — En 1199, genèse des spermatozoïdes dans l'intérieur des canalicules tesliculaires (d'après Mathias Duval) ; les numéros I à IX indiquent les phases successives de ce développement. — En 1200, genèse des ovules dans l'intérieur de l'ovaire; les numéros I à VI indiquent les phases successives de ce développement. — En 1201, organisation générale d'un ovaire. — En 1202, organisation générale d'un testicule. — Voir, dans le texte, les pages 1889 et suivantes.
SYSTEME URO-GENITAL.
fiJJ
NlemOrane conjoncttve
Coraon de Pnûger
Fig. 1199 •' 1202. — Okganisation des glandes sexuelles des Vertébrés
[coupes semi-cliai/rammaliques).
1906 VERTEBRES.
prolongeant dans Tappendice copulateur, se rétrécit à mesure, el donne la majeure part du canal de l'urètre (fig. 1190).
Les deux sexes, chez les Mammifères, portent des organes d'accouplement, — Celui des individus mâles consiste en une verge (ou pénis), traversée suivant sa longueur par le canal de l'urètre, et pourvue, dans son intérieur, de trois masses érectiles : un corps spongieux qui entoure le canal luimême, et deux corps caverneux, adossés lun à l'autre et supérieurs au précédent. Il se termine, à son sommet, par un gland, entouré d'un repli cutané, le prépuce. — La verge des Monotrèmes est placée dans une poche annexée au cloaque ; dans le cas d'érection, elle se projette hors de cette loge pour avancer dans la cavité cloacale, et parvenir au dehors. Celle des autres Mammifères, privés de cloaque, est libre par contre. Le gland des Marsupiaux est souvent bilobé, pour se prêter à la présence d'un double vagin chez les femelles ; l'urètre se bifurque en ce cas, d'une manière connexe, et produit deux sillons, qui longentles deux lobes. — Le gland des Monodelphes est simple, de forme très variable suivant les types. Une diversité semblable se retrouve au sujet de la verge elle-même, en ce qui concerne son aspect, ses dimensions, et son adhérence à la paroi abdominale. Cet appareil possède presque toujours des glandes annexes, pinson moins nombreuses et développées : des glandes préputiales, dépendant du prépuce, el déposant leur produit autour du gland, qu'elles lubrifient ; des glandes de Cowper, adjointes au canal urétral, et déversant leur substance dans sa cavité ; les Mammifères aquatiques sont presque les seuls à se trouver privés de ces appendices. Assez souvent, la zone d'adossement des deux corps caverneux s'ossifie sur une longueur et une épaisseur assez grandes; elle donne ainsi un os pénial, fréquent chez les Carnivores, les Cétacés, les Rongeurs, et plusieurs autres groupes.
Les organes copulaleurs des individus femelles, moins apparents que ceux des mâles, encadrent la vulve. Le plus constant, qui ne manque point, bien qu'à des états variables de développement, est le clitoris, comparable à une verge en miniature, située sur le bord inférieur de l'ouverture vaginale. Tantôt, cet appendice est perforé, c'est-à-dire traversé, comme la verge, par l'urètre, chez les Rongeurs par exemple; tantôt il est imperforé, et l'urètre se place au-dessus de lui (en arrière dans l'anatomie humaine). — Moins souvent, l'entrée du vagin est accompagnée de deux replis érectiles, les petites lèvres, latéraux et symétriques, plus ou moins volumineux suivant les types, et entourant la vulve. Enfin, la femme possède, en surplus, des grandes lèvres, mamelons tégumentaires situés en dehors des précédents, et concourant aussi à encadrer le vestibule vaginal. Des glandulcs spéciales, les glandes de Bartholin, rejettent leur produit dans ce vestibule pour le lubrifier; aussi manquent-elles rarement, el surtout chez les Cétacés.
Les organes copulateurs, malgré leurs grandes dissemblances dans leur état d'achèvement, dérivent d'ébauches id(Miti([ues dans les deux sexes.
PRINCIPES DE LA C.LASSIFIC.VTION. 1907
Cette similitude concorde avec la présence, dans Tinlérieur du corps, de tous les canaux uro-g-énitaux. L'embryon est alors, non pas dans une phase initiale d'hermaphroditisnie, comme on le pensait autrefois, mais dans un moment d'indifférence sexuelle. Ensuite, la sexualité s'alfirme, les conduits uro-génitaux se modifient, se développent ou diminuent, d'une façon connexe, et le rudiment copulateur change en conséquence. — Ce rudiment, lors de son apparition, consiste en un mamelon inn)airet médian, V éininence génitale ou le tubercule génital, placé sur le bord inférieur <le l'ouverture externe du sinus uro-génital. Ce dernier se prolonge même, sur sa face supérieure (postérieure dans l'embryologie humaine), en une gouttière, \e sillon génital. D'autre part, les deux côtés de ce mamelon s'étendent, autour de l'orificedu sinus, en deux bourrelets, les replis génitaux. — Cette disposition étant commune aux deux sexes, dans leur état premier dindilTérence, les mâles allongent leur tubercule génital pour en former leur verge. Ce faisant, le sillon génital se ferme par la soudure de ses bords, et devient le canal urétral; les replis génitaux se joignent à lui ; les tissus érecliles se façonnent dans leur intérieur ; et le tout réuni compose l'organe copulateur mâle, avec son corps spongieux et ses corps caverneux. Les modifications sont moindres au sujet des embryons femelles. Le tubercule génital grandit peu, et donne le clitoris ; suivant que ce dernier est perforé ou imperforé, le sillon génital persiste et se ferme comme chez les mâles, ou disparaît ; les replis génitaux demeurent en leur place, et constituent les petites lèvres ; enfin, dans le cas de présence des grandes lèvres, des saillies cutanées, produites en dehors des précédents, fournissent ces dernières. — Les organes copulateurs des deux sexes, malgré leurs ditTérences de forme, ont, par conséquent, une origine identique, et se correspondent avec exactitude (fig. 1190, 1195).
L Division de l'embranchement en classes. — L'embranchement des Vertébrés comprend deux sous-embranchements : les Acraniens et les Craniotes. — Les premiers se caractérisent par la simplicité générale de leur économie, accusée dans les dispositions de tous les organes : les téguments manquent d'annexés ; le système de soutien se réduit à la seule notocorde ; le centre nerveux, uniforme, ne se dilïérencie ])oint en encéphale et moelle ; le tube digestif est privé de glandes localisées ; le système respiratoire consiste en une l)rancliie entourée d'une cavité péribranchiale ; tout cœur fait défaut ; les conduits uro-génitaux reviennent à des canalicules qui mellcuten communication directe le cœlome avec la cavité péribranchiale. — Les Craniotes, plus complexes, otïrent la contre-partie des
données précédentes : les annexes tégumentaires existent presque toujours ; autour de la notocorde s'établit un squelette interne, dont l'une des pièces principales est un crâne (d'où le nom du groupe), destiné à envelopper l'encéphale ; le tube digestif est muni de glandes annexes ; l'appareil respiratoire, quelle que soit sa nature, est dépourvu de cavité péribranchiale; le cœur ne manque jamais ; enfin le système uro-génital s'organise en un réseau compliqué de conduits, dont les principaux débouchent directement à l'extérieur.
Les Acraniens se bornent à un genre, V Amphioxus ; les Craniotes renferment tous les autres Vertébrés, à leur tour répartis en deux séries, les Cijclostomes et les Gnalliostomes. Les premiers, moins élevés que les autres, sont caractérisés par plusieurs particularités d'ordre inférieur, touchant à tous les appareils, et dont les principales portent : sur l'absence essentielle de membres pairs, sur la privation de véritables arcs viscéraux, d'où résulte celle de maxillaires encadrant la bouche, enfin sur la nature élémentaire, par rapport aux Gnathostomes, de presque tous les organes. Ces derniers, par opposition, possèdent toujours des membres pairs, sauf les cas d'une atrophie secondaire, ainsi que des arcs viscéraux et des maxillaires ; les systèmes organiques, quoique disposés suivant le même plan, sont, en outre, plus compliqués.
Les Cyclostomes ne renferment qu'un petit nombre de genres, dont le plus important est le Pelromyzon [Lamproie). — Les Gnathostomes comprennent tous les autres 'Vertébrés, de nouveau rassemblés en deux groupes : les Anamnioles, et les Amniotes. Les premiers, encore nommés les Anallanloïdiens, ou les Ichthyopsidés, manquent, comme ces termes l'indiquent, durant leurs phases embryonnaires, de vésicule allantoïde et d'amnios ; leur respiration s'effectue, au moins pendant une partie de la vie, soit de la larve, soit de l'adulte, au moyen de branchies. Les seconds, encore dits des Allanloïdiens, possèdent, au cours de leurs phases embryonnaires, une vésicule allantoïde [Embryologie comparée, p. 1075) et un amnios [Embryologie comparée, p. 1062); leur respiration est toujours pulmonaire. De plus, l'organisme de ceux-ci est, dans son ensemble, plus compliqué que celui des précédents.
Les Anamniotes se composent de cinq classes : les Sélaciens, les Ganoïcles, les Téléosléens, les Dipneustes, et les Amphibiens. Les quatre premières se distinguent de la cinquième par la nature des membres, lorsqu'ils existent : ces appendices du corps sont conformés en nageoires chez celles-là, et portent des doigts chez celle-ci. Parmi les quatre classes restantes, les Dipneustes se mettent à l'écart en ce qu'ils possèdent, en surplus de leurs branchies, des poumons capables de fonctionner dans la respiration aérienne : d'où le nom du groupe. — Les Sélaciens, les Ganoïdes, et les Téléostéens, renferment tous les Vertébrés, désignés d'habitude par le terme de Poissons, pourvus, à la fois, de branchies seules douées de la fonction respiratoire, et de nageoires. Les deux
premières de ces classes se ressemblent en ce que leur squelette est cartilagineux, soit en totalité, soit en partie : d'où leur désignalion fréquente par le terme de Chondroptérijgiens; tandis que l'appareil similaire des Téléostéens est osseux chez l'adulte. En surplus, les Sélaciens se caractérisent par leurs écailles placoïdes, et par leurs fentes branchiales nues ou peu recouvertes ; alors que les Ganoïdes ont des écailles osseuses établies en plaques plus ou moins larges et épaisses, et possèdent des opercules sur leurs fentes branchiales.
Vertébrés.
Système de soiilien rêduil à la nolocorde seule ; centre nerveux uniforme;
une cavité péribranchiale ; pas de cœur A(:r.\niens.
Nolocorde entourée par un squelette dont la partie antérieure se modifie en crâne; un encéphale ; pas de cavité péribranchiale ; un cœur (Cramotes).
Pas d'arcs viscéraux ni de membres pairs Cyclostomes.
i Écailles placoï-
Squelette ' des ; fentes
Des branchies / , cartila- l branchiales à
au moins pen-/ , Q^g Igineux. ' nu Sélaciens.
dantunepar-1 |bran-) [Chon- i Écailles plates; tie de la vie ; l Membres l chics idroptéry-l des opercuj embryon sim- 'conformés 'seules / giens). ' les bran- 1 pie, privée en j ' ' \ chiaux Gano'ides.
ÎVs arcs vis l '^ ' ^ "^ " J,° ^ / nageoires, f \ Squelette osseux Téléostéens .
i>esarcsvis-i comme d al- t^-
céraux (des jiantoïde \ ^'^^ branchies et des poumons. . . . Dipneustes.
n^a^'l''i^-'( Afiamnio<es)\ Membres à doigts Amphihiens.
res), et des i ,p, ■ n .
'' , 1 /Des écailles :
membres j ,
I deux crosses
pairsfGna- I / Des plumes ou des écailles; pas 1 ,'.
I (--^^[ i aorticiues ou
thostomes\l rr ■ i de mamelles ; un seul condyle l , ^, ' n„, /.■;„„
' I louiours des, . ., , , ; davantage.. lieptiles.
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p o u m o n s ; l ' ' . jDes plumes ;
bi tiiiLi(^> "U iiiums, tju une; acuité § i
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V ' tournée a droite ISauropsi-l
pourvu dam-- ^ ' j crosse aor-
nios et d'al- i ''^'' \ tique Oiseaux.
lantoïde(.lm-r ^^g p^jig ^^ jgg niamelles; deux condyles occi-
niotes) j pitaux; une seule crosse aortique tournée A
\ gauche Mammifères.
Les Amniotes renferment trois classes : les Reptiles, les Oiseaux, et les Mammifères. — Les deux premières, à cause de leurs nombreux traits communs, sont souvent assemblées en un seul groupe, dit des Sauropsidés, et caractérisé par : rabscnce de poils sur les téguments, et la présence de plumes ou d'écaillés; la privation de mamelles; la possession d'un seul condyle occipital pour l'articulation du crâne avec la première vertèbre ; enfin l'existence de deux crosses aortiques, ou bien, dans le cas où une seule de ces crosses est développée, sa direction à droite. Les Reptiles recouvrent leurs téguments avec des écailles ou des plaques osseuses, alors que l(!s Oiseaux protègent les leurs avec des plumes; les
premiers onl, au moins, deux crosses aortiques d'habitude, tandis que les Oiseaux n'en possèdent qu'une : tels sont, tellement les liaisons entre les deux classes sont étroites grâce aux types fossiles, les principaux des caractères distinctifs. — Les J\Iammîfères ont, sur leur peau, des poils plus ou moins abondants ; ils portent des mamelles pour allaiter leurs petits; leur occipital est muni de deux condyles; enfin, leur crosse aortique, unique, est tournée vers la gauche.
II. Etude particulière des classes. — Classe des Acraniens. — Vertébrés dont loiil l'appareil de soutien se borne à la notocorde^ et privés de crâne en conséquence ; au centre nerveux uniforme: à la branchie entourée d'une cavité péribranchiale ; au système circulatoire privé de cœur.
Cette classe, qui constitue à elle seule le sous-embranchement du même nom, ne paraît contenir qu'un genre bien connu, VAmphioxus, dont les représentants vivent dans la mer, à des profondeurs minimes ou moyennes.
Classe des Cyclostomes. — Vertébrés Craniotes dont le squelette cépha ■ lique viscéral est formé d'un certain nombre de travées cartilagineuses, et non de vrais arcs viscéraux disposés symétriquement par paires.
Cette classe contient deux ordres : les Pétromyzonidés, et les Myxinidés. Les premiers se caractérisent surtout par ce fait que leurs fentes branchiales prennent leur origine commune dans une poche impaire, qui seule communique avec la zone initiale du tube digestif ; leurs larves portent le nom d'Ammocètes; ils vivent dans la mer, et remontent les cours d'eau. Les seconds sont marins, et parasites de plusieurs Poissons ; leurs fentes branchiales partent directement de l'œsophage.
Classe des Sélaciens. — Vertébrés Craniotes Gnatlwstomes Anallantoïdiens, aux téguments recouverts d'écaillés placo'ides, aux fentes branchiales nues ou protégées par un petit opercule, aux membres toujours présents et établis en nageoires, au squelette cartilagineux.
Trois ordres sont contenus dans cette classe : les Prosélaciens, les Ilolocéphales, et les Plagioslomes. — Les premiers, les plus inférieurs (lu groupe, se caractérisent par leur bouche terminale, et par la nature bisériée de leurs nageoires pectorales ; ils sont fossiles dans les terrains supérieurs de la période primaire. — Les autres, par contre, ont une bouche ventrale, ou à demi ventrale, et toutes leurs nageoires paires s'établissent suivant le type uuisérié. Les Plagioslomes ont leur palalocarré isolé du crâne, leiir arliculalion de la mâchoire disposée suivant les
PRINCIPES DE LA CLASSIFICATION. l'Jll
modes liyostylique ou amphislvHque, et leurs fentes branchiales à nu ; ils comptent de nombreux représentants dans la nature actuelle, après avoir fait leur apparition dès la période primaire. Chez les ÎJolocéphales, le palato-carré se soude au crâne, l'arliculalion du maxillaire inférieur est aulostylique, et les fentes branchiales se recouvrent d'un opercule ; ces animaux, dont deux genres vivent aujourd'hui, débutent également dans les terrains primaires.
/ Bouche terminale : nageoires pectorales bisériées Prosélaciens
\ „ , , , , f Palato-carré isolé du crâne : SÉLACIENS.. / Bouche ventrale ou sub-ven- l ,, , m ■ /
^ ^ ••• ^ , , , , , .1 pas d oijercule Plaqioslo
I traie : toutes les nasreoires s r> . ,
f . , . . ° j Palal
V uniscriees /
*• \ un
mes.
to-carré soudé au crâne ;
opercule Holocéphales.
Classe des Gaxoïdes. — Vertébrés Cranîoles Gnathoslomes Amdlanloïdiens, aux téguments recouverts cVécailles ganoïdes, aux fentes branchiales recouvertes par un opercule, aux membres conformés en nageoires, au squelette cartilagineux ou ossifié en partie.
Cette classe renferme trois ordres : les Proganoïdes, les Crossoptérggiens, et les Euganoïdes. — Les premiers, tous fossiles dans les terrains primaires, sont remarquables par l'excessif développement de leur cuirasse d'os dermiques, qui, dans la région antérieure du corps, compose une volumineuse carapace céphalique. Partout ailleurs, cette cuirasse existe encore, mais elle est moins forte, et présente à cet égard tous les degrés d'atténuation. — Parmi les derniers, les Crossoptérygiens se distinguent des autres par la nature bisériée de leurs nageoires paires; ils existent depuis la période primaire, et conservent encore dans la nature actuelle plusieurs genres, dont le principal est le Polypterus. Les Euganoïdes, par opposition, ont des nageoires unisériées ; il est permis de les ranger en deux sections, suivant que leur squelette est cartilagineux, ou ossifié en partie. La première tribu, des Ganoïdes cartilagineux, comprend la famille des Acipenséridés ; la seconde, des Ganoïdes osseux, renferme les Amiadés et les Lépidostëidés. Ces animaux se montrent dès les premiers terrains primaires, et se maintiennent jusqu'à l'époque actuelle, oii ils habitent la mer et les eaux douces.
Cuirasse dernii([ue épaisse, surtout volumineuse
dans la région céphalique Proganoïdes.
Ganoïdes. ■( / Membres bisériés (Crossoptérygiens.
Cuirasse dermique \ / Squelette carmoins forte y Membres \ tilagineux. . Euganoïdes carlilagincux.
[ iiniséi-iés. S Squelette ossi-
( lié en partie. Euganoïdes osseux.
Classe des Téléostéens. — Vertébrés Craniotes Gnathoslomes Anallantoïdiens, aux téguments lisses ou couverts d'écaillés minces, aux fentes
branchiales protégées par un opercule, aux membres conformés en nageoires, au squelette ossifié.
Ces animaux sont groupés, d'habitude, en cinq ordres principaux : les Lophobranches, les Plectognathes, les Acanthoptérygiens, les Physostomes, et les Anacanthines; ces deux derniers sont souvent assemblés sous le nom commun de Malacoptérygiens. Ils font leur apparition dès le début de la période secondaire, prennent un grand développement dans les terrains tertiaires, et comprennent, dans la nature actuelle,- qui est celle de leur maximum, un nombre considérable de types divers, répandus dans les eaux douces, et dans la mer, à toutes les profondeurs.
Les Lophobranches ont des branchies en houppes, faisant saillie en dehors de l'orifice operculaire. — Chez les représentants des autres ordres, les branchies sont internes, couvertes par l'opercule, et formées de lames juxtaposées. Les Plectognathes ont une bouche petite, et une mâchoire peu mobile, car leurs prémaxillaires et leurs hyo-mandibulaires sont soudés au crâne; partout ailleurs, ces dernières pièces sont libres, de sorte que la bouche peut s'ouvrir largement, en projetant plus ou moins le museau vers l'avant. Les Acanthoptérygiens se caractérisent par ce fait que les rayons de leurs nageoires, surtout les antérieurs de la dorsale, sont ossifiés et durs. L'inverse a lieu pour les Malacoptérygiens, les Physostomes et les Anacanthines, dont les rayons sont mous et flexibles ; les premiers ont une vessie natatoire ouverte dans le tube digestif, alors que cet organe est clos, à l'état adulte, chez les seconds.
Branchies en houppes Lophobranches.
Prémaxillaire et hyo-mandibulaire soudés au crâne. Plectognathes. '^' \ Branchies V ' Rayons rigides Acanthoptérygiens.
^ \ Draucnies i ' nayons rigmes
I [ .^" \ Prémaxillaire et \ Rayons Ç Vessie natatoire
-^ { peigne. / hyo-mandibu- / mous. S ouverte Physostomes.
[ laire libres I [Malacoptéry-\ Vessie natatoire
V giens). { close Anacanthines.
Classe des Dipneustes. — Vertébrés Craniotes Gnalhostomes Anallantoïcliens, aux téguments couverts cVécailles minces, aux fentes branchiales protégées par un petit opercule, à la vessie natatoire ventrale et capable de fonctionner comme poumon, aux membres conformés essentiellement en nageoires bisériées, au squelette cartilagineux.
Ces êtres apparaissent dans le dévonien, et se maintiennent jusqu'à l'époque actuelle. Ils comprennent deux ordres : les Monopneumones, {Ceratodus de l'Australie), au poumon simple; les Dipneumones [Protoplerus de l'Afrique, Lepidosiren de l'Amérique du Sud), au poumon bi^Dartite, et semblable par là à celui des Vertébrés plus élevés.
Classe des Ampuibiens. — Vertébrés Craniotes Gnalhostomes Anallanloïdiens, aux téguments lisses ou couverts d'écaillés minces, aux fentes
branchiales peu nombreuses ou absentes, à la respiration pulmonaire , aux membres pourvus de doigts, au squelette ossifié en partie.
Ce groupe se subdivise en deux sous-classes : les Stégocépliales, et les Euamphibiens ou Amphibiens proprement dits. — Les premiers sont tous iossiles dans les terrains primaires ; ils renferment des genres nombreux, de formes diflérentes et très diverses; ils jouaient à celte époque, parmi les animaux terrestres, le rôle des Reptiles dans la période secondaire, et celui des Mammifères dans les temps actuels; les Amphibiens d'aujourd'hui peuvent être considérés comme les restes fort diminués de ces types disparus. Ils se caractérisent par la nature de leur squelette, fort voisin de celui des Poissons, des Ganoïdes, et des Dipneustes; leur crâne, notamment, possède un certain nombre de pièces dont celui des Euamphibiens est privé : le sus-occipital, l'épiotique, le post-orbitaire, et le supra-temporal. Us comprennent quatre ordres principaux : les Labijrinlhodontes, dont les dents ont une couronne plissée; les Aistopodes, aux dents simples, et aux membres absents, de manière à avoir une allure semblable à celle des Serpents parmi les Reptiles ; les Branchiosauriens, aux dents simples, aux membres présents, mais dont la colonne vertébrale se réduit à une gaine notocordale à peine ossifiée ; les Microsauriens, aux dents simples, aux membres présents, et à la colonne vertébrale faite de vertèbres amphicœliques.
Les Amphibiens vrais n'ont laissé des vestiges certains que dans les terrains tertiaires ; plusieurs débris ont été trouvés, pourtant, dans les couches jurassiques. Ils se distribuent en trois ordres : les Gymnophiones o\x Apodes, privés de membres, et couverts de petites écailles ; les Urodèles, pourvus de membres, aux téguments lisses, et munis d'une queue ; les Anoures, qui diffèrent des Urodèles par leur défaut de queue à l'état adulte.
Crâne composé
Amphibieks.
Dents plissces Lahiirinthudontes.
de pièces nom- ) / P^'s de membres Aistopodes.
breuses (Sté- i T-)gj,t, \ Gaine notocor-
GociîPHALEs) . I gin-,pies ( i dale à peine
I Membres i ossifiée Branchiosauriens.
\ présents, i Des vertèbres ' amphi c œ 1 i - \, ques Microsauviens.
Crâne de corn- / p^^ ^j^ membres ; des écailles Gijmnophiones.
l)OSltlOn plus > . ^T rr I ->
simple fEuAM- i '^^^ membres; tegu- ( Une queue Urodèles.
,.i.>>.>i x=\^ ' I monts lisses ( Pas de queue.. Anoures.
Classe des Reptiles. — Vertébrés C.ranioles Gnathostomes Allantoïdiens, aux téguments couverts d'écaillés, à Voccipital muni d'un seul condyle, au cœur pourvu de deux ou de quatre crosses aortiques.
Les auteurs, (jui se sont occupés de la classification des Reptiles vivants
et des fossiles, diffèrent d'opinions à cet égard ; ces animaux sont si nombreux, si divers, et leurs groupes secondaires si bien liés parfois les uns aux autres, qu'une subdivision précise est des plus difficiles. Il est pourtant permis de reconnaître, parmi eux, onze ordres principaux, rangés en cinq sections.
La première section est celle des Enaliosaiiriens, tous fossiles. Ces êtres se caractérisent par l'infériorité générale de leur squelette, (jui les rapproche des Stégocéphales et des Amphibiens. Leurs vertèbres sont amphicœliques; leur os carré est soudé au crâne ; leurs dents sont implantées sur le bord des mâchoires; enfin, leurs membres sont convertis en palettes natatoires. Ils se rassemblent en deux ordres : les Ichthi/osaiiriens, à la tète volumineuse et au cou très court ; les Plésiosaiiriens^ ou Sauroptérygiens, à la tête petite, et au cou fort long. Leurs vestiges se trouvent dans les dépôts de la période secondaire, surtout dans ceux du trias et du jurassique.
La deuxième section se home kV ordre des Rhijnchocéphales^ autrefois placé parmi les Sauriens. Les caractères d'infériorité du squelette sont aussi nets que ceux du groupe précédent ; de même les vertèbres sont amphicœliques, et les dents acrodontes. Seulement, les membres servent à la marche, et sont munis de doigts. Cette série débute dans le permien et se maintient jusqu'à l'époque actuelle, où elle est représentée par le genre Ilatteria.
La troisième section, entièrement disparue, est celle des Théromorphes. Semblables aux précédents par la nature élémentaire de leur squelette, pourvus de membres à doigts, ils dilïèrent d'eux par les qualités de leurs dents, enfoncées dans des alvéoles, et souvent de formes dissemblables. Ces êtres sont fossiles dans les terrains supérieurs de la période primaire, et inférieurs de la période secondaire.
Les représentants de la quatrième et de la cinquième section ont un squelette d'organisation plus élevée; les vertèbres, plus complètes, sont rarement amphicœles, et, d'habitude, planes (platycœles), procœles, ou opisthocœles. — Dans la quatrième section, dite des Saiirophidiens, sont compris trois ordres, également caractérisés par plusieurs parlicvdarités, dont l'une des principales porte sur la mobilité de l'os carré par rapport au crâne : les Sauriens, les Pijthonoinorp/ies, et les Ophidiens. Les premiers {Lézards) ont, pour la plupart, des membres toujours terminés par des doigts ; ils débutent dans la période secondaire, et parviennent jusqu'à l'époque actuelle. Les seconds, tous fossiles dans le secondaire supérieur, ont aussi des membres, mais conformés en palettes natatoires. Les troisièmes [Serpents] manquent de membres, de sternum, et même de ceintures ; ils commencent dans le secondaire supérieur, et atteignent aujourd'hui leur maximum.
La cinquième section, des Archosaurien's, comprend les Reptiles les plus élevés ; leur os carré est soudé au crâne, et les dents, lorsqu'il en existe, sont implantées dans des alvéoles. Elle renferme quatre ordres. — Les
PniN'CIPES DE LA CLASSIFICATION. 1915
Chéloniens [Torlues) ontourenl leur corps d'une enveloppe plus ou moins complète, formée de pla({ues osseuses dermiques, soudées à plusieurs pièces du squelette; les dents manquent, et la bouche s'encadre d'un bec; les membres sont conformés pour la marche ou pour la natation ; ils commencent dans le secondaire, pour arriver à la période actuelle. Les Crocodiliens n'ont de fortes plaques dermiques ossifiées que sur la face dorsale de leur corps; ils ont toujours des dents, et leurs membres sont établis pour la marche ; la ceinture postérieure est relativement petite; ils débutent à la base du secondaire, et parviennent jusqu'à la période contemporaine, hes Piérosaiiriens, tous fossiles dans le secondaire, étaient capables de voler, car le cinquième doigt de chacun de leurs membres antérieurs s'allongeait en une tige, capable de supporter une membrane aliforme. Les Dinosaiiriens, également fossiles dans le secondaire, se rapprochent des Crocodiliens, mais s'écartent d'eux par le développemeni, souvent excessif, de leur ceinture postérieure et des membres correspondants ; ils sont, de tous les Reptiles, les plus proches des Oiseaux.
/Membres en iia- ^ Cou court. . . . Ichlhyosaurians.
Squelette à caractères cl infé- V geoires ^ Cou long Plésiosauriens.
riorité ; vertèbres nettement < ,, , , , . . . , , n, . , ■
amnl \c -pies r ^lembres a doigts ^ Acrodontos. . . . Hnyncocephales.
\ normaux t Tliécodontes. . . Théromorphes.
/Carré mobile
, ,, , / '"'^ "^° '( Ordinairement des k en nageoires. . . Piilhonomorphes.
, Squelette a ca- vertèbres ^ i j • i • t c •
I ^ ,, ,1 M'ii^cuics ^ membres. ^ a doigts Sauriens.
racteres de procœles; ) , , .,,.,.
supériorité ; [ acrodontes. ' ^^^ "^^ membres Ophidiens.
g ] vertèbres! / Pas de dents et un bec :
es i faiblement ' l une carapace autour
[ amphicœles \ / Membres ) du corps Chéloniens.
f ou planes ,l(^gj,j,^ sou^l^i .[normaux . ; / Ceinture posté-
ouprocœles,f vertèbres ) f Des ) rieure petite. Crocodiliens.
ou opistho- variables;] l, dents, i Ceinture posté-
cœles thécodontes. f ' rieure forte.. Dinosauriens.
\ Membres antérieurs en ailes Plérosauriens.
Classe des Oiseaux. — Vertébrés Craniotes Gnathostomes Allantoïdiens, aux légiimenis couverts de plumes, à l'occipital muni d'un seul condijle, au cœur pourvu d'une seule crosse aortique tournée à droite.
Cette classe contient quatre sous-classes, à leur tour rassemblées en deux sections : les Paléornithes, et les Euornithes. — Les premiers, tous fossiles, se distinguent des autres par leurs caractères, plus voisins de ceux des Reptiles, et notamment par leur possession de dents sur les mâchoires. Ils renferment: les Saururés [Archeoplerij.r) du jurassique, pourvus d'une longue queue, et n'ayant de plumes (|ue sur cet appendice et sur les membres antérieurs ; les Odontornithes,dii crétacé de l'Américjue, possédant une allure générale d'Oiseau, couverts sans doute de plumes sur leur corps entier, au sternum tantôt muni et tantôt privé de carène, et à la queue fort courte. — Les seconds sont dépourvus de dents, et possèdent un bec. Ils
comprennent: les Ratites, dont le sternum manque de carène ; les Carinates, dont le sternum porte, par contre, une carène saillante.
/ Une longue queue ; des plumes seulement
\ sur la tiueue et les membres antérieurs. Saiirurés.
[ Des dents /
V ) Une queue très courte; sans doute des
OisE.vux . . . \ plumes sur tout le corps Odontornithes.
f --. , , , \ Sternum sans carène Ratiies.
1 as de dents . ■ ,
( Sternum muni d une carène Carinates.
Les Ratites apparaissent dans le secondaire supérieur, et sont encore représentés par plusieurs genres. Les Carinates débutent un peu plus tard, dans le tertiaire, et comprennent, à Tépoque actuelle, un nombre considérable de types, sur la classification desquels les auteurs diffèrent d'appréciations. Cependant, dans la moyenne, et pour simplifier, on admet sept ordres principaux : les Palmipèdes, aux pattes courtes et palmées ; les Échassiers, aux pattes longues, dont le tarse est à moitié, au moins, dégarni de plumes ; les Gallinacés, aux pattes courtes, dont les doigts sont unis par une petite membrane, et au bec épais, recourbé vers son sommet; les Colombins, aux pattes courtes, à doigts libres, au bec étroit et renflé autour des narines ; les Passereaux, groupe ambigu, de beaucoup le plus riche de tous, difficile à caractériser en raison de sa diversité ; les Grimpeurs, dont les pattes ont deux doigts en avant et deux en arrière ; enfin les Rapaces, au bec fort, crochu, et aux doigts armés de puissantes griffes, les serres.
Classe des Mammifères. — Vertébrés Cranioles Gnalhostomes Allantoïdiens, au corps revêtu de poils en totalité ou en partie, aux téguments munis de nombreuses glandes sudoripares et sébacées, pourvus de mamelles sécrétant le lait destiné à ralimeniation des jeunes, possédant deux condyles occipitaux, et une seule crosse aortique tournée à gauche.
Cette classe contient trois sous-classes, les Monotrèmes, les Didelphes, et les Monodelphes, rassemblées en deux séries : les Protot/iériens, et les Euthériens. — Les Protothériens, qui se bornent aux seuls Monotrèmes, sont caractérisés par l'infériorité de leur organisation, plus voisine de celle des Sauropsidés et des Amphibiens. Cet état élémentaire se révèle dans toutes les particularités de leur structure ; entre autres faits, à en juger d'après les types actuels, leurs glandes mammaires ne sont pas groupées en mamelles, leur intestin et leurs conduits uro-génitaux débouchent dans un cloaciue, leurs ovules sont volumineux et contiennent une grande quantité de vitellus nutritif. — Les Euthériens offrent la contre-partie de ces dispositions; ils ont des mamelles, manquent de cloaque, possèdent un périnée, et sont vivipares, leurs ovules se trouvant petits et privés de réserves nutritives. Parmi eux, les Didelphes, encore nommés Implacentaires, ou
Marsupiaux, se caractérisent par leur privation de placenta ; la vésicule allantoide de leurs embryons demeure simple, et persiste en entier pour devenir la vessie urinaire. Ils ont, de plus, une poche marsupiale, dans laquelle sont placées les tétines des mamelles. Il découle de ces données que les petits subissent deux gestations successives: la première, fort courte, dans l'utérus; la seconde, plus longue, dans la poche marsupiale. Les Monotrèmes manquent également de placenta et portent une loge marsupiale ; seulement, ils sont ovipares, et non point vivipares. Les Monodelphes, ou Placentaires, otîrent, par opposition, ce trait commun d'avoir un placenta, et de ne subir qu'une gestation utérine; la vésicule allantoide de leurs embryons se convertit en annexe placentaire {Emhrijologie comparée, p. 1122), et sa base produit seule la vessie urinaire.
{ Organisation inférieure; un cloaque (Protothériens). .. . Monolrèmes.
Mammifi'-res. . . . \ Organisation supérieure; pas de ( Pas de placenta.... Didelphes.
{ cloaque {Eiilhériens) / Un placenta Monodelphes.
Les Monotrèmes sont les premiers Mammifères apparus à la surface du globe; ils débutent dans le trias, et se maintiennent jusqu'à l'époque actuelle. Les formes fossiles, dont on ne connaît que les mâchoires, portaient des dents; les types contemporains, bornés à deux genres de la province australienne, V Ornithorhyncus et VEchidna, manquent de dents et possèdent un bec.
Les Didelphes contiennent deux ordres principaux : les Polijprotodontes, et les Diprotodontes. Les premiers ont, à leurs mâchoires, des incisives nombreuses ; ils commencent dans le secondaire supérieur, et vont jusqu'à l'époque actuelle. Les seconds ont une quantité restreinte d'incisives, qui ne dépasse pas trois par moitié de mâchoire; ils sont quaternaires et actuels.
„ \ Incisives nombreuses Pohjprotodontes.
Didelphes ^ Incisives peu nombreuses Diprotodontes.
Le groupe des Monodel/ihes est, de beaucoup, le plus riche de tous. Il ne renferme pas moins de seize ordres principaux, groupés en six sections. — Parmi ces dernières, deux, les plus inférieures de toutes, sont caractérisées par leurs dents, sauf les cas d'atrophie secondaire ; leurs représentants sont monophyodontes et souvent homodontes, c'est-à-dire que leurs mâchoires portent une seule dentition composée de dents semblables. Les uns sont terrestres et munis de membres normaux pourvus de doigts. Les autres sont a(iuatiqu(>s ; leurs membres postérieurs s'atrophient, et les antérieurs se transforment en palettes natatoires. — Les Monodelphes des quatre autres sections sont diphyodontes et souvent hélérodontes, ont une double dentition et des dents dissemblables. Le groupe des Ongulés se distingue i»ar la nature de ses membres ; ceux-ci appuient sur le sol par l'extrémité même des doigts [Onguligrades] entourée d'un sabot. Ailleurs, les Roule. — Aimtoinii;. II. t-1
oniflos sont moins volumineux, conformés en grifTes, de taille comme d'allure tliverses [Onguiculés)^ et les membres reposent sur le sol par une surface plus large (Digitigrades et Planligrades). Deux sections se mettent à part d'après les qualités de leurs membres antérieurs, qui se prêtent à la locomotion seule ou à une préhension peu marquée : le radius est immobile, ou peu mobile, et les doigts, courts d'ordinaire, se déplacent faiblement dans le seul sens vertical. Parmi elles, l'une se caractérise par ce fait que les incisives sont courtes, et l'autre par l'extrême développement de ces dents en grosseur. La troisième section des Onjguiculés s'oppose aux précédentes par la nature des membres antérieurs, capables à la fois de locomotion et de préhension : le radius peut tourner autour du cubitus ; les doigts, longs, sont capables de déplacements en divers sens, surtout le pouce, qui est opposable aux autres.
, ir t j j ( Terrestres.
f Monophyodontes . , , ,.
\ ( Aquatiques.
.MoNoni-LPHEs. j . Ongulés.
{ Diphyodontes.. . . < f Mains peu ou pas ( Incisives courtes.
\ Onguiculés. / préhensiles.... ) Incisives longues. ( Mains préhensiles.
Les Monophijodontes terrestres se bornent à l'ordre des Edente's, fossiles et actuels, qui débutent dans l'éocène. — Les Monophyodontes aquatiques comprennent deux ordres : les Cétacés, à la lète largement confondue avec le corps, aux dents semblables ou nulles, fossiles (éocène) et actuels ; les Sirénides, munis d'un cou, aux dents dissemblables ou nulles, qui vont également de l'époque éocène à l'actuelle.
I Membres normaux, munis de doigts Édenlés.
MoxODELPHEs I ^Icmbrcs postéricurs abscu ts: ' Pas de cou: dents semiila-
MONOi'HYODONTiis 1 membres antérieurs con- ) blés ou nulles Cétacés.
vertis en palettes nata - ] Un cou: dents dissembla-
?n palettes nata- \ Un cou:
' Ijles ou
toires ' blés ou nulles Sirénides.
La section des Ongulés contient quatre ordres : les Condglarthres, tous fossiles dans le tertiaire depuis l'éocène, munis d'incisives normales, aux os du carpe et du tarse disposés en séries superposées, au péroné distinct, pourvus de cinq doigts; les Diplarthres, fossiles depuis l'éocène et actuels, munis d'incisives normales et rarement atrophiées, aux os du carpe et du tarse disposés en alternance, aux os de l'avant-bras et de la jambe plus ou moins soudés entre eux, pourvus seulement d'un petit nombre de doigts fonclionnelset reposant sur le sol, trois ou un pour les Périssodactgles ou Imparidigitcs, deux chez les Artiodactyles ou Paridigités ; les Proboscidiens, fossiles depuis le miocène et actuels, voisins des Gondylarthres par leur carpe ou leur tarse sériés et par la présence de cinq doigts, mais munis dune trompe, et aux incisives en petit nombre ou nulles ; enfin, les Toxodontes oligocènes, auxquels il convient sans doute de joindre les Hyraciens
actuels, semblables égalemeni aux Condylarthres, mais dont les incisives sont grandes et fortes.
/ Cinq cloij;ts ( Pas de trompe.. (^ondi/Lirthres. l fonctionnels ; ■
/ Incisives normales 1 carpe séiné. ( Une trompe Prohoscidiens.
\ ou nulles. ) Trois, deux, ou un, doigrts fonc-
OiVGULiîs. \ I tionnels: carpe et tarse à pièces
/ \ alternantes Diplarthres.
\ Incisives grandes et fortes Toxodontes-IIi/j'aciens.
Les Onguiculés aux incisives courtes, et aux membres antérieurs pas ou peu préhensiles (Carnivores en général), renferment cinq ordres : les Insectivores, fossiles depuis l'éocène et actuels, aux dents peu dissemblables, et aux membres normaux munis de cinq doigts ; les Chéiroptères (Chauvessouris), également fossiles depuis l'éocène et actuels, aux dents peu dissemblables, mais aux membres antérieurs ayant les doigts allongés pour soutenir une membrane aliforme ; les Créodontes, tous fossiles dans l'éocène et l'oligocène, aux dents dissemblables, mais n'ayant pas de carnassières (dernière prémolaire supérieure et première molaire inférieure, plus fortes que les autres dents), au scaphoïde distinct du semi-lunaire dans les os du carpe, à l'astragale articulée avec le cuboïde et le naviculaire dans le tarse (Voy. p. 1565); les Carnivores proprement dits, semblables aux Créodontes, mais possédant des carnassières, ayant leur scaphoïde soudé au semi-lunaire, et leur astragale seulement articulée avec le naviculaire, fossiles depuis l'oligocène et actuels ; enfin les Pinnipèdes, fossiles depuis le miocène et actuels, voisins des Carnivores, mais s'écartant d'eux par leurs membres, tous présents et conformés en palettes natatoires.
Dents peu ( Membres normaux înscctivorea .
(IvHMvoREs l dissemblables. ( Membres antérieurs aux doigts allongés. . . Chéiroptères.
r Pas de carnassières Créodontes.
} r ■- l Membres normaux. Carnivores.
À carnassières i ■\ r i i i
f , . ,, i Membres en paiet-
V plus ou moins nettes. / , . ■ ■ n- • . .
' ( tes natatoires. . . rinnipedes.
Les Onguiculés aux membres antérieurs non préhensiles, et aux incisives longues, se l)ornent à deux ordres: les T/Z/of/o/i/es, tous fossiles dans l'éocène, (!t pourvus de canines ; les Rongeurs, fossiles depuis l'éocène et actuels, <|ui manquent de canines.
0>GLicuLi':s ( Des canines Tillodontes.
à longues incisives. ( Pas de canines Rondeurs.
Les Onguiculés aux membres antérieurs préhensiles renferment également deux ordres : les Lémuriens, dont la fosse temporale crânienne est incomplètement séparée de la fosse orbitaire, pourvus de mamelles pectorales et abdominales, d'un cerveau petit et lisse, fossiles depuis l'éocène et
en ;énéral. / Dents
dissemblables.
actuels ; les Primales, dont la fosse orbitaire est entièrement distincte de la temporale, munis de mamelles pectorales au nombre de deux, au cerveau grand et couvert de circonvolutions plus ou moins abondantes, fossiles depuis le miocène et actuels.
! Fosse orbitaire et fosse temporale incomplètement séparées ; des mamelles pectorales et abdominales : un cerveau petit et lisse Léinurienx.
Fosse orbitaire et fosse temporale entièrement distinctes : seulement deux mamelles pectorales: cerveau grand et muni de circonvolutions Primates.
TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS ZOOLOGIQUES
Les nombres qui suivent les noms expriment les numéros des pages. Chaque nom s'accompagne des numéros de toutes les pages où il est signalé. En surplus, comme les chapitres se rapportent aux embranchements des animaux, et dans le but de ]iermettre la recherche des données relatives à des groupes moins étendus, la fiche de chaque classe est scindée en paragraphes consacrés aux principaux systèmes organiques de ses représentants. De cette façon, le lecteur pourra diviser Touvrage à son gré, étudier par embranchements ou par classes; il trouvera aisément, pour chacune de ces dernières, malgré que le texte entier soit rédigé d'après les premiers, les lieux où sont mentionnés les faits, soit généraux, soit spéciaux, qui la concernent.
Abdominaux (Cirrhipèdes, Crustacés Ento-
mostracés], 846,1115,1117.
Abeille (Voy. Apis).
Acalèphes {Scyphoméduses), 217, 225, 22G,
Acanthias, 18S6.
Acanlhobothrium, 106.
AcA>THOCii;pnALES, 319.
Acanlhocystis, 52, 53, 61.
Acanthodesmides, 54.
Acanthodrilus, 765.
Acanthométrides, 15, 37, r)3.
Acanthoptérygiens(re7eo.s<ee7is), 1807, 1812,
Acariens {Arachnides), 887, 894, 897, 898,
Acatamnates {Acalèphes), 303.
Acéphales (Voy. Lamellibranches) .
AciîRES {Arthropodes), 1127.
Aceros, 356.
Acervularia, 2s4.
Achatina, 624.
Achètes (Voy. Ilirudinées).
Acinefa, 84, 89.
Acipenséridés, 1 9 J I .
Acœles {lihabdocœles), 340, 341, 370, 407,
ACR.VMEXS.
Généralités, 1362, 1363, 13()i, 1365, 1366,
Orffanisation (fénérale, 1369, 1371, 1372,
Téguments, 1391, 1394, 1417, 1420.
Notocorde, 1435, 1143, 1446, 1452, 1476.
Crâne, 1491.
Squelette inscéral, 1507, 1515.
Membres, 1527, 1536.
Muscles, 1582.
Centres nerveux, 1610, 1614, 161.'i, 161G, 1621, 1623, 1633, 1662.
Nerfs rachidiens, 1673, 167 4, 1676.
Xerfs crâniens, 1693.
Système sympathique, 1696.
Organes du tact, 1701.
Organes olfactifs, 1725.
Cavité buccale, 1758.
Tube digestif, 1772, 1778, 1782.
Glande thyroïde, 1787, 1790.
Branchie, 1793, 1795, 1799.
Système uro-génital, 1875, 187N. 1889, 1890, ' 1892.
Classification, 1907, 1909, 1910.
Acraspèdes (Voy. Acalèphes).
Acridides, 1018, 1123.
Actinides, 236, 248, 252, 257, 266, 275, 310,
Actinifères, 89.
Actinobolus, 81.
Actinocephalus, 18.
Actinocrinides, 1309.
Actinometra, 1294.
Actinomma, 5 1.
TAIîLE ALPHABETIQUE DES NOMS ZOOLOGIQUES.
Actinoi)hrys, 37, 01.
Actinospli;erium. ^n, (il.
Actino-suctifères, 89.
Actinolroque, 522.
Actimila, 172.
Acycliques {Anthozoaires), 313.
Aclamsia, 275, 276.
Adelops, 1042.
jEginidées, 211.
.^<;pophilus, lias.
uEquorea, 165.
^î<]quoréiclces, liM.
Agelaci'inus, 1236.
Aglauridées, 211.
Ag:lyphodontes [Repliles], 1768.
Aislopodes {Sléfjocéphales), L544, 1561, 1913.
Alcidés, 1426.
Alciopides, 66S.
Alcippides (Cirrhipèdes), 852, 1102.
Alcyonaires (Alcyonides), 236, 237, 265, 310.
Alcyonides, 273, 294, 295, 296, 310, 311.
Alcyoninées. 310, 311.
Allantennks [Arlhropodes), 1125.
Allantoïdiexs [Vertèhrés]. 190S.
Alloïocœles (/î/ia7)docœZes), 408, 413, 414.
Allopora, 410.
Alveolina, 24, 48.
Alytes, 1S96.
Améividcs, 1405.
Amétabolaires {Insectes), 1138.
Amiadcs, 1911.
Ammocœlc {Cycloslomes), 17S8, 1X03,1804.
Ammonilides, 572, 576, 669, 7S6.
Ammothéides, 902, 1128.
Amniotes {Verléhrés), 1908.
Amœba, 12, 33, 58,68.
Amœbidium, 62, 63.
Amœbiens, 12, 33, 56, 67.
Anipelisca, 1010.
AjIPHtUIE>S.
Considérations ffénérales, 1368, 1369.
Organisation çfénérale, 1370, 1372, 137 4.
Téguments, 1395, 1.399.
Glandes tégumentaires, 1402, 1403, 1404.
Squelette en général, 1435.
Notocorde, 1456.
Colonne vertébrale, 1459. Ii60, 1461, 1467,
Côtes et sternum, 1481, 1482.
Crâne, 1494, 1502.
Squelette viscéral, 1512, 1514, 1519, 1521,
Membres, 1533, 1536, 1539, 1541, 1543, 1544,
Système musculaire, 1582, 158i, 1586, 1588,
Centres nerveux, 1621, l<i26, 1627, 1629,
1630, 1634, 1639, 16i0, 1642, 16 li, 1616,
1650, 1653, 1662, 1663. Organes du tact, 1701, 1702.
Organes guslatifs, 1706.
Organes 'auditifs, 1708,1712, 1719. 1720,
Organes olfactifs, 1726, 1727.
Organes visuels, Il AI, 1744, 1716, 1747.
Système digestif, 1758, 1760, 1764, 1765, 1766, 1767, 1778.
Annexes digestifs, 1780, 1786, 1789, 1790,
Organes respiratoires, 1793, 1794, 1795, 1799, 1802, 1807, 1808, 1809, 1810, 1814. 1815, 1821.
Système irri^^a/cHr, 1825, 1827. 1832, 1834, 1837, 1849.' 1856, 1858, 18o7. 18()9, 1870. 1872, 1874.
Système uro-génital, 1875, 1879, 1884, 1885, 1887, 1889, 1890, 1892. 1893.
Classification, 1907, 1909, 1912.
Amphigéniques [Sporozoaires), 63.
Amjiliileptus, 74.
Amphilina, 354,361, 364, 386, 417.
Aniphilinidés (Voy. Amphilina).
Amphineures {Mollusques}.
Considérations générales, 487.
Formes extérieures, 531.
Téguments, 604.
Système respiratoire. 612.
Organes sensoriels, 665.
Système digestif 674, 683, 690.
Système irrigateur, 708.
Systèmes excréteur et sexuel. 738.
Classification. 772, 779.
Ampliioxus (Voy. Acraniens).
Amphipodes {Crustacés Malacostracés), 864
Amphiporus, 343, 395.
Aniphiptychus, 354.
Amphisbénidés, 1471, 1483, 1504, 1563.
Amphistomum, 353.
Amphizonella, 13.
Aniphoriscus. 1 12.
Amplexus, 300.
Ampullaridés, 562. 623.
Anacanlhines, 1912.
Anallantoïdiens {Vertébrés), 1908.
Anammotes (Vertébrés), 1908.
Anatinact'S, 743, 744, 781 .
Anatinidés (Voy. Anatinacés).
Anccidés, 867.
Anchiteriuni, 1566.
Anclasnia, 846, 848.
Anenionia, 266.
ANEuniENS (Voy. Mésozoaires).
Anguillulidés, 460, 465.
Anguis, 1635.
Angutislellés {Échinides). 1217, 1228.
Aniso[)odes {Isopodes), 1036, 1080, 1149, 1151.
Ankilostomiim, 144.
TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS ZOOLOGIQUES
AyyÛLiDEs [A rchiannélides, Iliriidinées, Ché-
topodes), 773.
Anomia, 000, 010, 711.
Anomidcs, 530,700. 7S1.
Anomodontes {Reptiles), 1470, 1556.
Anomoures (Décapodes; Crustacés Mala-
voslntcés], .S76, SM. OJS, 970, 971, 1000,
Anonymus, 350.
Anopiithalmus, 1042.
Anopla {Xéinertines), 340, 415.
Anoures (Amphibiens), 1520, 1544, 1552,
Antedon, 1289, 1292.
Anthipathides, 237, 257, 238, 270,278, 295, 296,
Antlioméduses(ffi/draires}, 170, 183, 191,210,
Anthopliysa, 23.
Anthopolype, 314, 315.
Anthozoaihes.
Considérations générales^ 217, 218, 210,
Organisation générale, 22 1.
Formes extérieures. 230.
Si/stème digestif, 217.
Structure histologique, 265.
Organes sexuels, 270.
Si/stènies squelettiques, 272, 273, 274, 275, 276, 2S0.
Colonies, 202.
Classification, 300.
Anthracomarlhes, 1131.
Antilope, 1407, 1410.
Antipathides ^Voy. Anthipathides).
Anuropus, 025.
Aphacellées {Méduses), 103.
Aphanéropefimés, 777.
Aphides, 1007.
Apides, 017, 938, 1020. 1111, 1115, 1122, 1124. Apiocrinides, 1292, 1310.
Apis (Voy. Apides).
Aplacophores [Amphineures), 779.
Aplysia, 558, 608, 028, 053.
Aplysidés, 749.
Aplysilla, 157.
Apodes {Cirrhipèdes}, 845. 1145, 1147, 1203,
AiTiîNDic.ui.AiREs (Voy. Tuniciers Perenni-
cordes).
Aptères (/n.secfe.f), 923, 1138, 1140.
Aptéryx, 1427.
Ajjus, 835,839, 840, 842, 860, 982, 1138. AaAf:HMDES.
Organisation générale, .S12.
Appendices, 893.
Téguments, 920, 93.S, 942.
Organes respiratoires, 961, 964.
Sgstème nerveux, 908, 984, 988, 1002.
Organes sensilifs, 1000, 1014, 1023, 1026, 1039.
Système digestif, 1045, 1040, 1054, 1056, 1002, 1003, 1000.
Système musculaire, 1066.
Systètne irrigateur, 1074, 10S5.
Système excréteur, 1087, 1094.
Système sexuel, 1006, 1108.
Classification, 1120.
Arachnospliiura, 54.
Arancides [Arachnides), 894, 800. 808, 902,
Arca, 600, 010, 704, 745, 782.
Arcella, 13, 20, 33, 38.
Archéoptéryx, 1428, 1915.
Archiannélides.
Forme extérieure, 5S1.
Structure des téguments, 393.
Système nerveux, 627,646,648.
Organes sensoriels, 632, 634, 656.
Système digestif, 072, 677, 678, 686.
Système irrigateur, 692, 718.
Systèmes excréteur et sexuel, 720, 758, 701.
Classification, 773, 7S7.
Archichétopodes (C/ie7o/)Of/es), 387, 588, 7!S8. Archigetes, 333, 354, 301, 362, 364, 419. Archigétidés (Voy. Archigetes). 417.
Archipolypodes {Myriapodes), 1131, 1135.
Arcliiteuthis, 508.
Archosauriens, 1014.
Arcidés, 700.
Arénicolidés, 780.
Argiope, 330.
Argonauta, 373, 370, 738.
Argulus, 804.
Arhopaliens, 303.
Arion, 555, 560.
Artemia, 836, 838, 839, 840, 860,861,994,996,
Arthropodes, 700.
Arthrostracés, 114.S.
Articulés {Brachiopodes). 776.
Articulés ICrinoïdes), 1300.
Artiodactyles, 1918.
Artiscon, 1065.
Asaphidés, 889.
Ascarides, 450, 460.
Ascaris, 444, 455. 460, 402, 473, 474.
Ascidia, 1343, 1344, 1300.
Ascidies composées, 1331, 1342,1355.
Ascidies simples, 1334, 1312, 1349.
Ascones {Calcisponges), 122, 123, 12 1, 125,
Asconides (Voy. Ascones).
Ascothoracides {Crustacés Fnlomostracés).
AscUus, 803, 1004, 1042, 1104.
Asiphonés {Lamellibranches). 510,