LES
[Atrophiées.
Atropliiées
Atrophiées.
Atrophiées.
Atrophiées.
Atrophiées.
.atrophiées Manquent.
Les membres désignés, dans ce tableau, comme atrophiés, sont ceux qui prennent naissance chez les larves, et disparaissent par la suite, au cours des métamorphoses embryonnaires; par contre, ceux indiqués comme maïK^uant ne se façonnent point dans la série des phases du développement, et font défaut d'une manière complète, du moins à ce qu'il semble d'après l'état actuel des connaissances acquises.
Séru: dks Copépodes. — Les Copépodes sont à divers égards, et surtout en ce (pii louche à la forme extérieure, les plus élevés des Entomoslracés. Leur corps montre, en etïet, mieux que celui des autres, les effets de
rimpulsion de coalescence ; il est divisé nettement en trois régions distinctes, la tête, le thorax, et \ abdomen ; souvent même, chez les parasites de préférence, les deux premières zones s'unissent pour composer un céphalo-thorax. La tête porte deux paires d'antennes, une paire de mandibules, et deux paires de mâchoires ; le thorax se divise en cinq anneaux, dont chacun est muni dune paire de pattes biramées ; enfin V abdomen, également scindé en cinq anneaux, mais privé d'appendices, plus étroit que le thorax, termine l'organisme en arrière. — Ce sont là les qualités normales, montrées par les types qui mènent une existence libre. Plusieurs d'entre elles manquent aux parasites, et la série des Copépodes montre, en ce sens, des altérations semblables à celle de la précédente, conduites dans la même direction à cause de l'identité des adaptations, mais aboutissant à des résultats différents, car elles s'exercent sur une autre structure. Les Copépodes parasites conservent toujours des membres, et gardent leur tube digestif; les modifications principales tiennent à l'atrophie de l'abdomen, à la soudure de la tète avec le thorax, et à l'accroissement inégal de ce céphalo-thorax ainsi produit, d'où provient souvent une dissymétrie marquée entre les deux côtés de l'individu. Pourtant, dans l'ensemble, ici comme chez les précédents, la succession des êtres, en allant de la vie libre au parasitisme, présente une réduction toujours plus accentuée des appendices et des appareils de relation, un changement des pièces mastricatrices en aiguillons destinés à piquer, et une amplification exagérée des glandes reproductrices ; de même, le dimorphisme sexuel intervient à son tour, et d'une façon identique, en imprimant les plus grandes modifications aux femelles, et en conservant aux mâles une allure qui rappelle celle des larves, ou celle des Copépodes moirts transformés (fig. 071 à 090, p. 872, 873, 879, 883, 890, 891, 895).
Au sujet de l'aspect du corps, les Copépodes nageurs offrent la disposition typique de l'ordre entier. De petite taille d'habitude, ces animaux sont allongés, et nettement divisés en tête, thorax, et abdomen. La tête, volumineuse, égale presque, par sa masse, au tiers ou au quart de l'économie entière, se termine en avant par une zone amincie, souvent convertie en aiguillon ; les quatre antennes se dégagent de cette dernière, et constituent des appendices volumineux, deux à droite et deux à gauche, qui divergent sur le corps, et servent d'une manière efficace à la locomotion. Le thorax répond à la plus grosse des trois régions; il est divisé en cinqanneaux, qui vont en diminuant de taille d'avant en arrière, tous pourvus de pattes. L'abdomen est la plus petite des zones; mince et long, privé d'appendices, scindé en cinq anneaux, il se termine en arrière par deux lobes pourvus de longs poils plumeux. Par cette structure, l'individu, dans son ensemble et sous le rapport de sa forme, paraît ovalaire, l'ovale étant plus large en avant que dans l'extrémité postérieure. — Quelques particularités distinguent les mâles des femelles, et modifient, suivant les sexes, l'allure gêné-
raie. Chez ceux-là, les deux premiers anneaux abdominaux sont distincts l'un de l'autre, alors qu'ils sont soudés, chez celles-ci, de façon à constituer un plancher solide sur lequel s'attachent deux sacs à œufs, appendus au corps. Dans le cas où les sacs font défaut, ainsi qu'il en est pour les femelles des Notodelphydes, commensaux de la chambre branchiale des Tuniciers, les deux derniers anneaux du thorax s'unissent entre eux, et émettent, par leur face dorsale, des expansions lamelleuses, qui s'agencent avec des plaques semblables, produites par les autres segments thoraciques, pour composer une sorte de berceau dorsal oi^i les œufs sont incubés (fîg. 671 à G77, p. 872, 873, 879).
Les changements, apportés à cette structure par les autres Copépodes, plus ou moins adaptés au parasitisme, sont de plusieurs sortes, mais reviennent à deux principaux: la diminution de l'abdomen en taille, et la soudure des deux régions restantes en un céphalo-thorax, qui s'élargit, grandit dans des proportions considérables, devient parfois asymétrique, et pousse même des expansions superficielles, semblables à de volumineux mamelons latéraux. Ces modifications sont, dans la plupart des cas, plus prononcées chez les femelles que chez les mâles; et la dissemblance des deux sexes se trouve d'autant plus grande que l'adaptation au parasitisme est plus complète. L'atrophie de l'abdomen commence à s'accomplir chez les Corycéides, où cette région comprend seulement deux et trois anneaux ; elle est complète partout ailleurs, et le premier anneau abdominal demeure seul, soit qu'il reste distinct, soit qu'il se joigne au céphalo-thorax pour se confondre avec lui. Le céphalo-thorax s'élargit de son côté, et prend un aspect de bouclier ; les changements subis ainsi ne vont pas plus loin en ce qui concerne les Branchiiires et les Caligides, dont les deux sexes sont peu différents. Ailleurs, chez les Chondracanthides, les Lernéopodides, et les Lernéeiis, ils s'accentuent davantage ; le céphalo-thorax des Lernéopodides femelles perd toute trace de segmentation, mais garde encore une allure symétrique et assez régulière. Par contre, dans les deux autres familles, mais seulement chez les femelles adultes, il émet en surcroît des mamelons latéraux, qui lui donnent un aspect dissymétrique et irrégulier ; le corps des Chondracanthides est, en moyenne, deux ou trois fois plus long que large, alors que celui des Lernéens, très allongé, prend une disposition vermiforme (fig. 678 à 690, p. 883, 890, 891, 895).
Fig. 66i à GGV — Organisation des Cirrhipèdes {coupes et figure d'ensemble). — En 661, coupe longilufliiiale, médiane et verUcale, d'une larve de Lepas, prise à sa phase de pupe (voir, dans Y Embnjolocjie comparée, p. 4g4) ; celte figure montre les organes déjà formés, mais encore à l'état d'ébauches, le manteau avec la carapace composée seulement de deux valves en cet instant de l'évolution, le pédoncule encore court et donné par la région antérieure du corps, enfin la volumineuse glande cémenlaire. — En 662, un Scalpellum mâle, laissant voir, par transparence, ses organes rudimenlaires ; en 663, coupe transversale du même. L'individu hermaphrodite, et parvenant à son complet développement, est représenté par la figure 656 (p. 847). — En 664, coupe transversale du pédoncule d'un Lepas; les cercles noirs expriment les lobules de la glande cémenlaire, et les clairs ceux de l'ovaire. — D'après les recherches faires par Ilœck et Kœhler. — Se reporter aux figures 654, G56, 609 et 660 des planches précédentes (p. 8'i7, 853 .
Moelle neroeuse
manteau
Carapace
eionile
Cirrtiss
Psaoncule
Antenns
Lacune^ //J
■■^^^^'■■- Cctoierme
Ganglion ^
Intestin
- Testicule
Canal déférent
Canal
éé4
Ouaire
tstomac -
""'III,,..: -ii. it o'^"'"-^ '
eianue
Vésicule séminaia
Testicule
Glande
IfV
• Ectoderms
muscles
Fig. 66i à G64. — Organisation des CinRiiiptoES {coupes el figure d'ensemble).
/ Tète ■ Typique chez les Copépodes nageurx. Division \ rp, ' .
\ du corps eu ) . , , ' ' "
I '■ I Alidouien.
Forme extérieure 'Modifié, chez/ Diminution de l'abdomen.
du corps • les Copépo- ) , R^Joulier
des Copépodes. i ^/^^ parasi-)^oudure de la tète et du ^'lofax \ jj.^^^.j^^^^j,j ^,^
r tov iinr 1 en un céphalo-thorax ) " t x
\ tes par \, f ( mamelonné.
Si radaptation au parasitisme entraîne à sa suite, chez les Copépodes, des altérations dans la forme du corps, elle détermine égaleiuent des modifications au sujet des appendices. Ces changements sont du même ordre que ceux présentés par les autres Crustacés parasites : les membres diminuent en nombre, et ceux qui persistent diminuent en taille. Les antennes se réduisent et se convertissent en crochets; les pièces masticatrices se transforment en aiguillons; et les pattes restantes se changent aussi en crochets fixateurs. En somme, les appendices liés, par leur emploi, à la vie de relation, perdent de leur importance; et ceux (jui dépendent de la vie de nutrition, c'est-à-dire les mandibules et les mâchoires, deviennent des piquants, destinés à traverser les téguments de rhôte pour permettre au parasite d'en aspirer les sucs.
Les Copépodes nageurs possèdent dix paires d'appendices ; c'est là le chiffre typique pour les représentants de l'ordre entier. Ces membres se répartissent en : deux paires d'antennes, une paire de mandibules, deux paires de mâchoires, insérées sur la tête; et cinq paires de pattes portées parle thorax, une paire des premières par chacun des anneaux du second. — ■ Les antennes de la première paire sont grandes et longues, plus fortes que celles de la seconde; toutes les quatre servent également à battre l'eau, et à permettre la locomotion; en surplus, les antérieures des mules, plus trapues que leurs similaires des femelles, sont employées pour tenir ces dernières lors de la fécondation. Les deux mandibules, courtes et fortes, sont munies de palpes. Les deux mâchoires de la première paire sont également pourvues de palpes, et, en outre, se subdivisent latéralement en un petit nombre de lobes hérissés de poils. Les deux mâchoires de la seconde paire se caractérisent en ce que chacune d'elles se scinde en deux fortes rames divergentes, qui ressemblent presque à deux membres distincts, et font que chaque mâchoire paraît double; ces pièces servent, d'une manière efficace, à la préhension des aliments. — Les pattes des cinq j^aires thoraciques diminuent de longueur en allant d'avant en arrière, mais toutes se ressemblent par la forme: chacune se compose d'une courte base à deux articles, sur laquelle s'attachent deux grandes branches à trois articles, et comporte ainsi nu protopodite muni dun exopodite et d'un endopodite. Toutes sont quelque peu aplaties; cette disposition est plus accentuée qu'ailleurs dans la cinquième paire, parfois absente, plus petite chez les mâles (|ue chez les femelles, et destinée à servir aux premiers d'organes copulateurs, aux secondes de supports pour les sacs ovigères (fig. ()72 à 077, p. 873, 879).
Les changements, apportés par les Copépodes parasites à la structure des précédents, tiennent au nombre des appendices, et à leur forme. — En ce qui concerne le nombre, les pattes thoraciques disparaissent de quantités variables, mais non chez tous les types; les Chondracanlhides gardent les deux paires antérieures, alors que toutes font défaut aux Lernéopodides: ailleurs, ces membres sont conservés, quoique réduits. — Au sujet de la forme, la règle constante est que les antennes avec les pattes thoraciques se changent en crochets, ou s'aplatissent en courtes rames, alors que les pièces masticatrices se convertissent en piquants; mais il est, à cet égard, plusieurs types. Les pattes se bornent à se raccourcir chez les Branchiiires el les Caligidés, prenant un aspect de cirrhes chez les premiers, et conservant à peu près la disposition normale chez les seconds; celles des Lernéens deviennent des petits crochets, de taille minuscule, qui permettent à rindividu de se cramponner au corps de son hôte. Les antennes se raccourcissent dans tous les cas, et, tantôt se garnissent de soies recourbées, tantôt se modifient complètement en crochets. — Les pièces buccales, tout en perdant leur aspect masticateur pour se convertir en aiguillons, se transforment de trois manières principales; les changements atteignent surtout les mandibules et les mâchoires de la seconde paire, car celles de la première paire s'atrophient assez souvent. Chez les Corijcéides et les Chondracanthides, ces pièces conservent encore un aspect lamelleux, mais se recourbent en faucilles ; aucune autre particularité ne se présente à leur égard. Partout ailleurs, le pourtour de loritice buccal s'allonge en une trompe cylindrique, dans laquelle se placent les mandibules, changées en piquants; les secondes mâchoires encadrent cet appendice, et concourent à la fixation de l'individu. En ce qui concerne les Branchiiires, la trompe contient ([uatre stylets, qui équivalent aux deux mandibules, et aux deux mâchoires de la première paire ; les mâchoires de la seconde paire portent une ventouse fixatrice sur l'une de leurs rames, et changent l'autre en un aiguillon; une glande venimeuse s'annexe à la trompe. Au sujet des Caligidés, des Lernéopodides, et des Lernéens, la trompe renferme seulement les mandibules comme organes bien développés, car les premières mâchoires diminuent en taille; les secondes mâchoires convertissentleurs deux rames en autant de crochets, petits chez les Lernéens, plus gros dans les deux autres familles et surtout chez les Lernéopodides, oi\ ils contribuent pour beaucoup à permettre l'adhérence du parasile sur son hôte (fig. 678 à 690, p. 883, 890, 891, 895).
/ .. 2 i^aii-es d'antennes.
/ Disposition typique, chez les Copépodes\... 1 paire de mandibules. nnr/eiirs : dix i)aircs d'appendices, éta- < ... 2 paii-es de mâchoires, blis en j ... 5 paires de pattes thora-
Appendiccs
, ' \ ciques.
des • '
Copépodes. / Disposition modi- [ diminution des pattes en nombre
f fiée par le para- ^i'^nsCn-inaVum dcs^ t-n crochets fixateurs.
1 saisine. ' ' / membres persis- ^ En aiguillons J Sans trompe.
\ y tants y buccaux.. . ) .-Vvcc trompe.
Série particulière des Leptostracés. — L'ordre des Leploslracés esl représenté, dans la nature actuelle, parle seul genre Aebalia et quelques autres formes secondaires, alors qu'il a laissé des vestiges fossiles assez nombreux pour témoigner de sa haute importance dans les périodes géologiques. Il se caractérise par la simplicité de son organisation, qui le place à la base des Malacoslracés, et par la manière d'être de cette organisation même, qui fait de lui un intermédiaire entre les Phyllopodes supérieurs, tels que les Artemia, et les précédents. Par son moyen, les deux classes des Crustacés ne sont point distinctes l'une de l'autre, mais bien liées en une succession continue ; de plus, sa structure lui permet de constituer une sorte de point de départ, auquel se raccordent les séries des Arthrostracés et des Tlîoracostracés (fig. 691 à 693, p. 901).
Le corps, allongé, comprend vingt et un anneaux, en ne comptant point comme segment véritable la zone qui porte les yeux montés sur des pédoncules; il se subdivise en un céphalo-thorax ei un abdomen. Le premier, constitué par treize anneaux, est recouvert par une carapace fort ample, semblable au bouclier des Apiis parmi les Phyllopodes, mais plus grande encore, et recourbée sur ses côtés de façon à protéger complètement les flancs du céphalo-thorax avec les appendices portés par eux ; cette carapace est, en outre, assez vaste pour s'étaler de même sur la partie antérieure de l'abdomen. Cette dernière région, plus longue que la précédente, mais plus étroite et s'effilant d'avant en arrière, comporte huit anneaux, dont les six premiers possèdent des membres de tailles dissemblables, une paire pour chacun d'eux ; le huitième segment, postérieur et terminal, muni de plusieurs aiguillons chez les types fossiles, est pourvu, en ce qui concerne les genres actuels, de deux expansions allongées et cylindriques, divergentes, hérissées de soies.
Les appeiîdices sont au nombre de dix-neuf paires, en s'abstenant de considérer comme tels les pédoncules des yeux. — Ceux du céphalothorax, qui reviennent à treize paires dans leur totalité, se répartissent en deux groupes : les antennes et les pièces buccales d'un côté, les pattes lamelleuses de l'autre. Les premières, dans cette région coalescente, formée par l'union de deux parties souvent distinctes chez les autres Crustacés, dépendent de la tête, et les secondes du thorax. — La quantité des antennes est de deux paires : celles de la première paire, plus courtes que les autres, comprennent une tige terminée par un fouet, à la base duquel se place une lamelle aplatie; celles de la seconde paire, plus fortes, ont également un fouet, mais plus allongé, et encore plus grand chez le mâle que chez la femelle. Léf^ membres buccaux, au nombre de trois paires, se distribuent en : deux mandibules, deux premières mâchoires, et deux secondes mâchoires; chaque mandibule possède un petit palpe à trois articles ; de même, chacune des quatre mâchoires porte un palpe, mais plus gros que le précédent, et, en surplus, la mâchoire elle-même sulidivise ses bords en lobes contigus. — Les pattes lamelleuses; ou pattes thora-
ciques, remarquables par leur forme aplatie, se groupent en huit paires placées à la file, séparées les unes des autres par des espaces étroits, et presque juxtaposées; chacune d'elles comprend un court protopodite basilaire, au sommet duquel s'attachent un exopodite assez étroit, un endopoditc lamelleux, et une pièce supplémentaire large et plate, dite la lamelle branchiale, car, plus que les autres parties du membre, elle concourt à assurer la respiration. — Il existe six paires d'appendices abdominaux, insérées sur les six premiers anneaux de la région abdominale. Parmi elles, les quatre antérieures sont plus fortes que les deux suivantes. Dans celles-ci, les membres se réduisent presque à de courts moignons; dans celles-là, chacun comporte un fort protopodite, duquel se détachent deux rames puissantes, nullement aplaties, dont le rôle dans la locomotion est des plus efficaces (fig. 767 à 770, p. 999).
/Corps à vin^d et un ( Céphalo-thorax, recouvert par une ample carapace, segments, divisé l comprenant treize anneaux, en ( Abdomen comprenant huit anneaux.
Leptostracés. / (2 paires d'antennes.
j , -r. ' 1 I XI ;1 paire de mandibules.