‹ L'anatomie comparée des animaux basée sur l'embryologie (volume 2)Chapitre 9 sur 67 · I . ,. /Du céphalothorax. <o · texte numérisé non relu

I . ,. /Du céphalothorax. <o

[ Appendices \ >- pan-es de mâchoires.

' (19 paires en tout), i (s paires de pattes thoraciques.

De l'abdomen | 6 paires de pattes abdominales.

La structure des Leptostracés, en ce qui touche à la distribution des anneaux de leur corps et de leurs appendices, fait de ces êtres un groupe de passage entre les Entomostracés de la section des Phyllopodes supé rieurs, et les Malacostracés; aussi, leur situation taxonomique a-t-elle prêté à de nombreuses controverses. — Ces animaux se rapprochent, par plusieurs caractères, des Phyllopodes de la section des Branchiopodes : par la quantité et la nature de leurs appendices céphaliques, distribués en deux paires d'antennes, une paire de mandibules, et deux paires de mâchoires; et par la forme de leurs pattes thoraciques, aplaties en lamelles foliacées. Le rapprochement est même d'autant plus grand, que certains des Branchiopodes, et notamment les Artemia, sont munis comme eux d'yeux pédoncules. Les seules différences essentielles tiennent : à la quantité moindre des anneaux du corps, et encore cette diminution est-elle fort peu marquée, comme à la dissemblance, relativement considérable, étabhe entre les appendices du thorax et ceux de l'abdomen, dissemblance qui n'existe point chez les Phyllopodes. Ces divergences peuvent être considérées comme le résultat, au sujet des Leptostracés, d'une plus grande impulsion de coalescence.

D'autre part, les Leptostracés constituent, en ce qui concerne la quantité et la distribution des appendices, la base de la classe entière des ]\Lalacostracés. Le chiffre qu'ils présentent en ce sens devient constant chez tous ces derniers, dans la règle, et sauf quelques rares cas d'une atrophie secondaire. D'une manière normale et permanente, les autres Malacostracés

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ont un corps divisé en tête, thorax, et abdomen ; leur tête comprend essentiellement deux paires d'antennes, une paire de mandibules, et deux paires de mâchoires; leur thorax se compose de huit anneaux, dont chacun est pourvu d'une paire de pattes; enfin, leur abdomen, divisé en six anneaux, porte également une paire d'appendices sur chacun de ces derniers. La concordance avec les Leptostracés se trouve des plus complètes ; la seule différence tient à la disparition des deux anneaux postérieurs de l'abdomen, de façon à faire tomber à six le chiffre de ces derniers. — Seulement, l'impulsion de coalescence est plus prononcée chez les autres Malacostracés que chez les Leptostracés. Les segments antérieurs du thorax des premiers s'unissent à la tête, et se confondent avec elle d'une manière complète; leurs membres perdent leur qualité de pattes, se placent non loin de la bouche, et se convertissent en maxillipèdes. Une telle union ne s'accomplit point de la même façon dans tous les groupes, et des divergences s'établissent à cet égard. En ce qui tient aux Arthrostracés, le premier segment seul s'unit à la tête, de telle sorte que le thorax véritable demeure constitué par sept anneaux seulement ; chez les Thoracostracés, le nombre des segments, ainsi destinés à se souder avec la tète pour en faire partie, se trouve plus considérable encore, et, en conséquence, le chiffre des anneaux thoraciques descend à six et à cinq. Mais, dans sa totalité, la concordance est entière; les Leptostracés, avec tous les autres iNlalacostracés, ont treize anneaux et treize paires de membres dans l'ensemble de leur tête et de leur thorax, six à huit anneaux et six paires d'appendices dans leur abdomen.

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