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vent contre les études du genre de celles que nous entreprenons ici.
Reconnaissant donc toute l’importance d’une définition exacte des mots analogue, homologie, homotypie, nous allons exposer tout d’abord les différences qui existent entre ces termes.
Qu’entend-on par analogie ? |
Deux parties de l'organisme sont dites analogues quand elles présentent entre elles une ressemblance de constitution, de rapport, de connexions, quelle que soit la différence de forme, de volume ou de fonctions. |
Qui dit analogue ne dit point identique.
L’analogie sera toujours constatée au moyen des connexions. On devra rechercher ces dernières, non seulement dans les parties adjacentes, mais encore dans l’origine première des vaisseaux et des nerfs. L'étude de l’analogie dans la constitution
élémentaire des appareils, organes, tissus que l’on comparera entre eux ne devra jamais être négligée. Ainsi on pourra établir un parallèle entre les appareils de la génération dans les vertébrés et les imvertébrés ; mais on se gardera de comparer directement le squelette des vertébrés avec le système chitonéal des articulés par exemple.
L’analogie entre deux parties sera donc reconnue au moyen des connexions, quelle que soit, du reste, la différence de forme, volume ou fonction de ces parties.Mais si l’on entre plus avant dans le cœur de la question, on ne tarde pas à s’apercevoir que le mot analogie, par cela même qu’il a un sens très général, est insuffisant pour désigner les différentes espèces danalogtes. Ainsi, les os du membre thoracique droit, sont analogues à ceux du côté gauche. L’humérus de l’homme est analogue à l’humérus du mammifère, de l'oiseau, du reptile. Le corps d’une vertèbre est analogue au corps d’une autre vertèbre, et par la même raison le basilaire est analogue à un corps vertébral. Enfin l’humerus est analogue au fémur.
Homologie
générale.
Dans tous ces cas, l’analogie est-elle la même ? Le terme analogue suffit-il pour établir le résultat de ces comparaisons? Non, car autrement on tomberait dans le vague, la plus grande faute que l’on puisse commettre dans les discussions scientifiques.
L'expression analogue a donc un sens trop étendu et il faut avoir recours à d’autres termes pour indiquer les cas particuhers d'analogie. Ces nouveaux termes dont nous sentons Ja nécessité sont les mots : homologie spéciale, homologie générale et homologie sériale où mème homotypte. ÿ
D'une manière générale, deux parties sont dites homologues quand, comparées entre elles sur le même animal ou sur deux animaux différents, elles sont reconnues être anatomiquement les mêmes, eu égard à leurs connexions et à leur structure. Les os pairs du côté droit et du côté gauche sont homologues. L’humérus de l’homme est lhomologue de lhumérus du mammifère, de l'oiseau. |
Quand, examimant un organe chez deux animaux, on arrive, au moyen des connexions, à reconnaître que cet organe est le même, on énonce son homologie spéciale. Ainsi, les connexions démontrant que le frontal de homme est l’homologue du frontal de l'oiseau, du reptile, du poisson, on appliquera à cette pièce osseuse, reconnue pour être {a même dans les vertébrés, le même terme : frontal. Nous nous expliquons en conséquence comment, à l’aide de lhomologie spéciale, on peut donner le même nom aux os reconnus homologues et comment on peut créer une nomenclature homonymique bien plus simple et plus générale que toutes celles adoptées jusqu’à ce jour. Un second résultat non moins important est de pouvoir suivre pas à pas, sans crainte de s’'égarer, les modifications innombrables que les os subissent dans les diverses classes, familles, etc.
L’homologie spéciale une fois établie pour toutes les parties du squelette, si on s'élève à des vues plus générales, on recher-