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source de confusions nuisibles aux études comparatives. Les organes homologues doivent être homonymes, mais les organes homotypes ne sauraient l’être d’une manière absolue. Il est bien évident que l’humérus n’est pas le méme os que le fémur du même individu, dans le même sens que l’humérus d’un individu comparé, à celui d’un autre individu, de la même espèce ou non : par conséquent il ne saurait être, à proprement parler, son homologue. Il faut donc appeler les os qui ont ce rapport dans le même squelette homotypes et restreindre application du mot homologue aux os, muscles, nerfs, etc., qui se correspondent
dans les espèces différentes et qui portent ou doivent porter les
mêmes noms (R. Owen).
L’homotypie est ainsi un des casparticuliers de l’analogie anatomique, dans lequel certaines des parties du corps sur un même animal, n'ayant pas les mêmes rapports, présentent un même type de constitution, comme les vertèbres, les côtes, dont, chacune diffère pourtant assez de la suivante pour être distinguée numériquement ou nominalement.
L'homotypie se dit sériale (et aussi mélamérique) lorsque l’on compare des parties qui se répètent dans l’axe du corps (vertèbres ; anneau des annelés). L’homotypie est fransversale lorsqu'on reconnaît une analogie de type en comparant les parties similaires qui serépètent dans les appendices des côtés du corps. C’est ce qu'on voit dans le cas des phalanges évidemment analogues les unesaux autres et qui, en dehors du nombre 3 qui est le plus habituel, peuvent attemdre les chiffres 8 et 13 dans le médius et l’annulaire de quelques cétacés ; c’est ce qu’on voit encore pour les articles des pattes des crustacés, des insectes, etc.
On appelle alors répétitions homotypiques les homotypies observées non plus sur les parties principales du tronc, se succédant longitudinalement d’une extrémité à l’autre, mais sur les appendices ou membres eux-mêmes dont les parties se répètent en
Différence avec a Physiologie.
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nombre plus ou moins considérable, comme on le voitpourles phalanges, le métacarpe, les rangées de carpe, l’avant-bras, le bras et l’épaule ou leurs homotypes des membres postérieurs. Les répétitions homotypiques ne sont pas, autant que les homolopes, soumises à la règle de constance et du nombre d’une espèce à l’autre: mais pourtant on peut, à leur égard, établir certains tvpes servant de guides dans les descriptions.
Les termes homologue et homologie, tant générale que spéciale, lesmots Lomotype et homotypie sont des expressions anatomiques, applicables seulement aux parties du corps et nullement à leurs actes : faire intervenir, dans leur définition, les notions de propriété, d'usage et de fonction, pourrait faire commettre plus d’une erreur, faire assimiler des choses d'ordres divers ou éloigner des
parties qui se ressemblent. C’est ainsi que des parties que lPana-
tomie à montrées homologues sont reconnues, en physiologie, comme douées d’usages très différents, ainsi qu'on le voit, par exemple, en comparant l'aile des oiseaux au bras de Fhomme ou encore au membre antérieur des autres mammifères.
Cet ordre de considérations et les termes qui en expriment les résultats conservent naturellement toute leur valeur, lorsque de la comparaison des parties similaires relativement simples on s’élève de la comparaison des organes proprement dits à celle des appareils et surtout des organismes eux-mêmes et de leurs membres. C’est à anatomie homologique qu’on a donné le nom d’anatomie comparée.
Elle se subdivisait en :
1° Anatomie analogique où comparée ordinaire définie par Condorcet en 177% » Observations des rapports et des différences qui existent entre les parties analogues de l’homme et des animaux. » 2° Anatomie homologique que Vicq d’Azir définit en 1774 « L'examen des rapports qu'ont entre elles les différentes par-
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Distinction de l'Analogie et de l'Homologue.
Mais tous les auteurs ne sont pas d'accord sur ces divisions de l’analogie et voici déjà Owen qui demande à distinguer les homologues des analogues.
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M.R. Owen a proposé d’appliquer le mot analogie aux organes
qui exécutent une même fonction. Il y aurait, dans ce cas, une
différence notable entre lanalogie et l’homologie , puisque la pre-
mière indique que deux organes possèdent la même fonction et
: que la seconde nous faitentendre que deux organes sont composés
des mêmes parties sous toutes les variétés pôssibles de formes et de fonctions.
Le professeur anglais pour rendre plus complètement sa pensée choisit l'exemple du Draco volans : « Les membres antérieurs de cet animal étant essentiellement composés des mêmes parties que les ailes de l’oiseau, leur sont homologues ; tandis que le parachute étant composé de parties différentes et pourtant remplissant la même fonction que les ailes de Poiseau leur est analogüe. » R. Owen (cité par C. Bertrand.)
M. Lærenouiuer, dans son excellent article du Dictionnaire Dechambre consacré à l’anatomie philosophique, établit une division basée sur la différence des homologues et des analogues. Nous résumons cette idée dans le tableau suivant.
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