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LES ÉVÈQUES ET LA CHARITÉ

sollicitude s’étendait sur tout le diocèse, et il n'était pas un progrès pouvant améliorer la condition matérielle ou morale de leurs ouailles, qu'ils ne fussent prêts à provoquer, à appuyer de leur crédit et de leur bourse. + On ignore généralement que c'est à eux que l'on doit sous l’ancien régime le fonctionnement de nos assurances contre l'incendie, sous forme de contribution à une quête annuelle. Dans l’est, dans le nord, les maisons couvertes de chaume étaient fréquemment la proie des flammes. Les victimes de ces désastres faisaient des quêtes sans fin dans les diocèses. Pour parer à ces abus, les prélats établirent un bureau de secours pour les incendiés.

Un mandement de M. de La Luzerne, évèque de Langres, daté de 1771, explique parfaitement le fonctionnement de cette institution. Les curés ont ordre de choisir dans leur paroisse une ou plusieurs personnes qui auront mission de faire la quête pour les incendiés deux ou trois fois par an. Ils sont exhortés à les accompagner chez leurs paroïssiens. Le curé inscrit le produit de la quête sur un registre dont l'évêque détermine avec soin la forme. Tous les curés versent à leur doyen les sommes recues ; les doyens, à leur tour, remettent cet argent au trésorier général qui est un chanoine de la cathédrale. Quelques paroisses n'ayant pas contribué à cette quête générale, il leur est signifié qu'elles n'auront pas droit aux secours si elles ne prennent point part aux charges. Les curés qui ont ainsi réuni les fonds, ont mission de les répartir. En cas d'incendie, ils appellent un ou deux experts pour connaître le dommage. Ils leur adjoignent « deux ou trois des principaux habitants et des plus honnètes gens, pour voir et estimer la perte du mobilier, bestiaux, grains, denrées, etc. Tous signeront le certificat !. »

Cette forme d'assurance ne valait-elle point la nôtre? Elle avait l'avantage d’enrôler tous les habitants d'un diocèse, alors qu'aujourd'hui encore c’est le petit nombre qui

1. Œuvres complètes du cardinal de La Luzerne. édit. Migne, t VI, p, 743-748.

LES ENVÈQUES ET 2a CHARITÉ

rité siegeant à l'evèche. et compose de l'evèque, de l'inteadant de la province. d'un chanoine de la cathédrale. d'un délégue des eures de la ville et d'autres notables. I aura pour mission de dirirer les bureaux particuliers qui. etabiis dans chaque pamisse. secoarent les pauvres à demicile par des duns en nature et s'efforcent surtout. ea procurant du travail aux ouvriers. de diminuer le nombre les mendiants.

Nous voyons se multiplier les fundations à Nevers et dans

la plupart des diocèses de France. Depuis 1313. tionne à Auxerre un établissement du mème genre euunu

sous le nom d'aum

e generule. Les bureaux de charite.

d'ac-

tout en poursuivant le méme but. varient leurs moyens tion suivant les pays. Celui du Mans. fonde en 184. par Mgr de Gonssans. achète des quantites de ble. le doune aux idigents, le livre a très bas prix aux culti n detressauve par un prèt genereux. À Embrun. un grenier sle nom de mont de piete. par

se qu’ public, organise. en 1773,5 Mgrde Leyssin qui s'est faitle principal pourvoveur. gages aux pauvres le ble necessaire à leurs besoins. Plusieurs copa-

paroisses du diocèse suivent l'exemple de la ville ep le. Le mont de pieté etabli à Reims par Mur de Tallevrand- Périgord previent la ruine de plus de huit cents Le bureau de charité organise à Soissons par Mgr de Bourdeilles, a un vaste programme et aflirme la volonte « d'interdire pour toujours la mendicite!.» On comprend admira-

milles.

1. Le bureau de charité de Soissons. 7 mai exposait ainsi son programme : « Secourir les vrais pauvres. fuire subsister les vieillards et les infirmes dans une bonnète aisance selon leur état. en leur fournissant le logement, le vétement et la nourriture: pourvoir aux besoins des malades que des raisons solides ne permeltent pas d'admettre dans les hapitaux : essuyer les larmes des veuves desulées en leur procurant les m nourrir leurs enfants et les mettre en état de gagner leur vie : detr sure tout l'oisiveté et la paresse en accoutumant de bonne heure les enfants au

en les mettant

les ce quent pur leur acti onteux. suus le voile du

leur bonne condi secret, les secours qu

sévéritéindispensable: étendre ses charités jusque sur les prisonniers et les vorageurs indigents.» Cf. Pècheur. Annales du diocése de Soissons.t. VII, p. 451-452.

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