‹ L'ancien clergé de France (volume 2)Chapitre 30 sur 31 · M. Ize de Saléon fut s · texte numérisé non relu

M. Ize de Saléon fut s

de Digne, d'Agen, de Rode:

snivement administrateur de Senez, évêque enfin archevêque de Vienne.

CONCLUSION sit

de remplacer le malheureux Bonteville, M. du Tillet dunna un consentement qui lui fut demandé de toutes parts, puis Orange. A cette nouvelle minée, toute la population court à,

le retira et rentra

a ville est illu-

rencontre de son p:

table délire. « C'est trop. mes enfants, c'est trop ». repétait le bon évêque. Ces exemples, ces nombreux prélats que nous avons vus s'attacher aux diocèses les plus modestes

teur, détèle ses chevaux et s'abandonne à un vé

malgré la leur offraient

d'en sortir, nous prouvent quel esprit de désintéressement,

cilité que la protection.le crédit de leurs amis

quelle foi animaient de tels évêques.

Le lecteur connait maintenant les conditions et peut embrasser d'un coup d'œil l’étendue de l'administration épiscopale sous l'ancien régime. À l'action sociale et politique que nous avons fait connaitre, les prélats de la vieille France joignaient une magistrature religieuse ct morale plus large, plus puissante que de nos jours, ct dont l'heurense influence se traduisit par des bienfaits

Jusqu'à la Révolution, les évèques nous app:

séculaires.

issent véritablement pasteurs des peuples, au sens patriareal du mot. Comme ils sont les chefs d'un clergé qui avait lumières, richesses, puissance, lorsque les autres classes de la nation les cherchaient encore, ils ont gardé de la longue tutelle par l'Eglise, la sollicitude. le patronage de tous les grands intérêts du pays. La F travers les âges, de se décharger sur eux du soin de l'instruction publique toutes ses formes.

exercé

ance a trouvé commode, à

tous ses degrés, de la bienfaisance sous

tes, ses écoles, ses collèges. ses ducation intellectuelle, lui fournirent les movens de faire figure dans le monde, que la charité, symbolisée par cet admirable prêtre qui s’appela Vincent de Paul, enfantait des prodiges pour soulager toutes les misères. Lei, les prélais que nous avons vus

universités

en prodiguant l

ndis

marcher à la tête du progrès dans les assemblées provineia-

Lin CONCLUSION 513

nait à des millions d’êtres humains la pensée, l'occasion et un admirable moyen de régénération morale. Malgré la malheureuse diversion du jansénisme, malgré les brèches faites par les philosophes dans les antiques croyances, on peut dire que l'influence religieuse de l’épiscopat, de l'Eglise, avait continué à s'exercer dans la multitude. La nation française, fière de la née lumineuse que les siècles glorieux de ses annales avaient marquée dans l'histoire des peuples, arrivait à la Révolution encore pleine de sève, préservée de la décomposition du vice par les vertus que la religion fait éclore, avec une population nombreuse et sans cesse accrue par la fécondité d’unions que la crainte de Dieu empèchait alors d’être stériles, avec des élans, des ardeurs, où les qualités de la race s’alliaient heureusement aux inspirations de la foi. Un courant ennemi fera dévier le mouvement de 1789 et précipiteraune crise terrible ; mais telles sont les réserves de courage, d'honneur, de dévouement, d'activité, d'intelligence, accumulées dans notre pays par plusieurs siècles de christianisme et de vie nationale, que la France jouera longtemps encore le premier rôle sur la scène du monde.

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