‹ L'ancien clergé de France (volume 3)Chapitre 48 sur 130 · UAIXE DE LA REVOLUTION · texte numérisé non relu

UAIXE DE LA REVOLUTION

Ne croyons pas cependant que tous les évoques du dehors aient montré le même entliousiasme pour la coalition. L'un des prélats les plus attachés à la monarchie, M. Asselinej évoque de Boulogne, veut bien se rassurer dans un écrit, public vers la (in de 1792, contre la crainte d'un « démembrement » de la France par l'Europe victorieuse, à la pensée que la justice habite dans le cœur des rois; mais d'autres motifs lui font redouter l'intervention de l'étranger. « Si le retour à l'ordre, dit-il, s'opère par la force, ne restera-t-il pas dans l'àme de bien des gens un levain de haine et d'animosité contre ceux qu'ils appellent aristocrates ? » Un peuple qui a conquis la liberté, l'égalité, qui ne paie plus de dîmes, n'aura peut-être pas l>caucoup d'ardeur pour le rétablissement de l'ancien régime. M. Asseline voudrait donc que le retoui' au passé concordât avec un « cliangement dans l'opinion publique. Je leur prédis, s'écrie l'évêque de Boulogne, que la monarchie se relèvera en France » ; mais c'est surtout « Dieu qu'il faut intéresser à notre cause ' ».

Un évoque, qui était un politique, le cardinal de Bernis, ne partageait point la conhance un peu naïve de M. Asseline, qui n'était qu'un théologien, dans la justice des rois. Il était toujours à Rome ce prélat andiassadeur, y représentant encore brillamment la France avec les débris de sa fortune, ce témoin d'un autre ùge, qui paraissait se survivre pour assister à la ruine de toutes ses affections. On devine avec quelle attention, quel intérêt, il suivait les événements de son pays, lui qui écrivait le 27 septembi*e 1770, au ministre Vergennes, qu'il « était de ceux qui

I. Réjlexions chrétiennes et politiques sur l'êlat actuel de la France et sur les moyens d'y remédier.

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