CHAPITRE II Les prélats politiques de l'éinigpration
I. Si les prélats exilés se mêlèrent activement à la politique. — Danger de s'engager sur ce terrain glissant. — Chassé-croisé d'intrigues. — La famille royale divisée contre elle-même. — Compétitions autour des princes.
— Les favoris. — On se croirait à Versailles. — Que vont faire les évêques. — IL Les rares prélats appelés officiellement dans les conseils de Louis XVIIL — Caractère de M. de Tallcyi-and-Périgord. — L'évêque de Boulogne, théologien de la cour et de l'émigration. — M. de La Fare, évêque de Nancy, ambassadeur à. Vienne. — Diflicultés qu'il y rencontre.
— Son rôle. — III. L'épisode le plus important de son ambassade est le mariage du duc d'Angoulême avec Madame Royale, lUle de Louis XVI. — Activité de I«i Fare. — Caractère de Madame Royale. — Son départ triomphal de Vienne. — Son mariage à Mitau. — IV. Un grand politicien dans l'épiscopat, M. de Conzié, évêque d'Arras. — Il est l'homme du comte d'Artois.
— Son activité brouillonne. — Il est mêlé à toutes les intrigues. — Sa correspondance avec toutes les cours de l'Europe. — Vrai Pierre l'Ermite de la croisade politique. — Reçu froidement par Pie VI et Bernis. — Comment il va de Vérone à l'armée de (x)ndé, de l'armée de Condé en Angleterre. — Quels hommes il y rencontre. — l'n plan de coalition européenne arrêté avec Pitt. — Ses accointances avec Cadoudal. — Il traite La Trémoille de polisson. — Ce qu'il valait. — V. Un autre intrigant, Maury.
— Dès son arrivée à Rome il est comblé d'honneurs et d'argent. — Il fait pâlir rétoile de Bernis. — Rôle politique de d'Agoult, évêque de Pamiers; de La Marche, évêque de Saint-Pol-de-Léon ; de Pressigny, évêque de Saint-Malo: du cardinal de Rohan. — Goût des évêqucs pour la politique.
— VI. Un héros, M. de Hercè, évêque de Dol. — C'est moins un politique qu'un chouan. — Son caractère. — Avec quelle émotion il suit des rivages d'Angleterre les guerres de Vendée et de Bretagne. — N'y tenant plus, il part avec l'expédition pour Quiberon. — Son mandement enflammé. — C'est le cri de l'apôti-e, du missionnaire, plus encore que du royaliste.
— Son martyre. — Contraste entre son courage et la conduite du comte d'Artois.
Ces évêques du dehors, qui avaient l'œil sur la frontière, qui suivaient avec tant d'émotion les événements