‹ L'ancien clergé de France (volume 3)Chapitre 50 sur 130 · HAINE DE LA IIEVOLUTION · texte numérisé non relu

HAINE DE LA IIEVOLUTION

pourrons le guérir. » Bcrnis n'a d'ailleurs aucune eonliance dans l'entourage des princes et dans la conduite des émigrés. « Ces talons rouges et ces têtes folles » ne lui disent rien qui vaille pour l'issue d'une entreprise si témérairement engagée. Juger ainsi d'avance la conduite des émigrés, prédire la république un an avant l'écroulement du ti'ône, était d'un politique clairvoyant. Il y avait du tlésintéressement à pousser si mollement à une restauration qui, disait-on, devait faire le cardinal premier ministre. Il y avait encore plus de mérite à faire acte de patriotisme, en affichant hautement les craintes que la coalition inspirait pour l'intégrité de la France. Bernis nous montre (jue tous les prélats exilés ne partaient point aveuglément en guerre contre leur pays, sans s'inquiéter si la rentrée des princes n'entraînerait pas l'amoindrissement du territoire '.

I. Cf. L. PiNOAUD, Corresponfiance intime du comte de Vaudreuil et du comte d'Artois pendant l'émigration, 1889, 2 vol. iii-8». — Massox, Le Cardinal de Bernis, pp. 5iG-528, 556.

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