‹ L'ancien clergé de France (volume 3)Chapitre 58 sur 130 · LES PRELATS POLITIQUES DE L EMIGRATION · texte numérisé non relu

LES PRELATS POLITIQUES DE L EMIGRATION

raient de la part des princes. Dans telle lettre, écrite* de sa inain, Monsieur, comte d'Artois, lui demande d'ôtre lintermédiaire de la correspondance secrète d'un des nombreux agents qu'il a la manie d'entretenir i. M. de la Marche ne perd point l'occasion de parler politique avec les ministres du roi d'Angleterre ^. Dans ses missives à Louis XVIII, il lui arriva de faire des déclarations qui tranchent avec l'optimisme habituel. A ses yeux, « la contre-révolution ne peut se faire que par les mêmes moyens qui ont, dit-il, décide la Révolution et qui la maintiennent ». Tel est d'ailleurs l'imprévu des événements qui depuis tant d'année» déroutent toutes les prévisions, que bien habile serait le prophète assuré de prédire l'avenir. La Révolution paraît à M. de la Mai*che assez forte pour déjouer tous les calculs. « Un pouvoir, dit-il, qu'on a laissé s'accroître au point où est parvenu celui qui domine en France, un pouvoif dont les ressources sont en raison de sa force, auquel tous les moyens conviennent, qui ne connaît ni bonne foi ni droit des gens, qui, pour faire le moindre pas vers son but, prodigue également l'or et le sang, auquel l'audace et la témérité tiennent lieu de prudence,

1. « M. Wells, qui vous remettra cette lettre, mon cher évèque, vous instruira lui-même de l'importante mission dont il vient d'être chargé auprès du gouvernement britannique. Ce M. Wells, dont le vérilaUIc nom est Mézièrcs, est employé de|)uis longtemps et avec beaucoup d'utilité par les agents du roi dans l'intérieur. Il a du zèle, du e<i«r;ige, de l'intelligence. Il va retourner tout de suite à Paris; et comme il m'est très important de connaître ce qui s'y passe, j'ai accepté l'offre qu'il m'a laite de me rendre un compte détaillé de tout ce qu'il sera dans le cas de découvrir. Mais cette mesure exigeant beaucoup de secret, j'ai pensé que, dans la circonstance actuelle, je ne pourrais mieux l'aire que de vous l'adresser et de m'en rapporter entièrement à vous sur les moyen* que vous adopterez avec lui pour l'établissement et la suite de cette correspondance. Lorsque vous aurez vu M. Wells, et que vous serez convenu de vos faits avec lui, vous m'instruirez des résultats que vous aurez i adoptés. Vous déciderez si la correspondance doit vous être adi-essée directement, ou si vous préférerez de prendre un intermédiaire. » Lettre du comte d'Artois à l'évêque de Saint-Pol-de-Léon, datée d'Edimbourg, 14 octobre 1^98. Archives aff. étr., loc. cit., vol. 5t)4, p. 4''**-

2. « J'irai chez le marquis de Buckingham, et je tâcherai qu'il ne soit pas inutile que je confère sur divers objets avec le frère du ministre d<'s Affaires étrangères. » Lettre au roi des '3 et 29 janvier 1798. Archives aff, étr., loc. cit., vol. 594, pièce 26.

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un tel pouvoir ne laisse que des conjectures très incertaines à la sagacité des plus habiles politiques. Il paraît incalculable et sa marche imprévue peut déranger les calculs et la marche de toutes les autres puissances. »

On voit que ces prélats, dans leur correspondance avec le roi, succombaient facilement à la tentation de lui parler de ses affaires et de la Révolution. Le seul fait de lui écrire était d'ailleurs un acte politique. Louis XVIII savait ([u'il pouvait compter sur eux, et il ne craignait point à l'occasion de faire appel à leur dévouement pour des démarches périlleuses, comme il le fit, en 1797, pour M. de Pressigny, évêque de Saint-Malo '.

Non seulement le roi, mais tous ceux qui semblent jouir de sa confiance sont assurés de trouver de l'empressement chez les cvêqucs. Il est si doux de recevoir même par réfraction les rayons qui viennent d'en haut ! On sait, par exemple, avec quel esprit d'entreprise, quelle activité nerveuse, et aussi quelle absence de scrupules, le comte d'Antraigues dirigea pendant trois ans la correspondance secrète de l'émigration. Ce personnage si compromis, cette « fleur des drôles », comme l'appelle (pielque part d'Avaray, rencontra des courtisans même dans l'épiscopat. M. de Mercy lui écrit une lettre aflectueuse, lui recommande son neveu et termine sa lettre par ces paroles qui ont une gri\ce, une saveur d'ancien régime : « Nos cœurs vous sont connus. Ils ne pourraient changer que pour vous aimer davantage 2. »

1. La Farc écrivait de Vienne au roi, le 12 juillet 1-97 : « M. l'évêque <'.e Saint-Malo, à qui j"ai communiqué la dernière détermination de Votre Majesté à sou égard, craint qu'elle n'ait vu dans ses observations quel- <iue motif de crainte. Dans cette appréhension, il me mande qu'il ne craint point les dangers de la mission proposée, qu'il en voit même fort peu ; (|u'il a cru de son devoir de faire connaître franchement son caractère, qu'aucune considération de périls ni de fatigues ne l'arrêtera, lorsque Sa Majesté jugera qu'il peut être utile. » Arch. aff. étr., ibid., vol. 610.

2. Dans une lettre du 3 décembre 1798, M. de Mercy, évêque de Luçon, donne à d'Antraigues diverses nouvelles politiques et lui recommande son neveu. « Soyez bien assuré, lui dit-il, que partout mon neveu suivra vos ordres, comme nous sommes sûrs que dans tous les temps vous vou-

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Parmi tous ces prélats si nettement acquis à la contrerévolution, y en eut-il qui passèrent eux-mêmes à une action militante? Sous la Constituante, les agissements du cardinal de Rolian, retiré à Ettenheim, au-delà du Rhin, furent plusieurs fois dénoncés à la tribune, en particulier parle prince de Broglie dans la séance du 4 avril 1791. On accusa le prince-évôque de Strasbourg d'avoir recruté, sous le nom de légion noire, un corps militaire qui, commandé par Mirabeau le jeune, était destiné à coinl>attre la Révolution. On sait que Condé se rabattit sur Ettenlieim avec une année d'émigrés. Rolian, obsédé de leurs exigences, s'enfuit au couvent de Saint-Blaisc dans une gorge retirée de la forêt Noire. La brouille ne dut pas être bien grande, car le comte de Mérode rencontrait plus tard auprès de Gondé le héros de l'allaire du collier. Ettenheim abrita l'amour de deux jeunes gens destinés, semble-t-il, à tous les bonheurs de la vie, Charlotte de Rohan et le duc d'Enghien. Le cardinal avait marié sous le manteau sa nièce avec un Bourbon. On sait que c'est à Ettenheim que Bonaparte fit enlever le prince pour le faire fusiller dans les fosses de Vincennes.

droz bien le trailor comme votre enfant, puisqu'il est celui de votre ami. Les nouvelles politiques nous paraissent bonnes. Elles sont excellentes surtout si l'armée de la Vendée, qui, selon toutes les apparences, va enlin donner la main aux Angolais, poursuit ses avantages. Recevez l'assurance de l'inviolable attachement de toute ma famille. Nos cœurs vous sont connus. Ils ne pourraient changer que pour vous aimer davantage. » Arch. art", élr., vol. C40, pp. 4*3? 44- — ^'' f^*^ Mcrcy écrit de Chiasso le i" juin i;;«)J :« M. d'Antraigues est notre voisin et le correspondant intime de presque toutes les puissances et de nos princes. » Lettre inédite. — Dans la correspondance entre d'Antraigues et M. de La Fare, citons cette lettre écrite par d'Antraigues le 21 août 175)8 : « Je ne voudrais pas. Monseigneur, que vous puissiez m'accuser de manquer aux engagements que j'ai contractés envers vous au sujet des insinuations dont j'ai dû défendre mon honneur, d'abord auprès du roi mon maître, et auprès du public si j'y étais forcé.» Dans une lettre du - octobre i;»)() au duc de La Vauguyon, d'Antraigues proposait « une guerre de religion à faire déclarer par le pape ». Arcliiv. alf. étr., ibid., vol. (>34, p. 112-11;, 167 cl suiv. — Les papiers de d'Antraigues forment plusieurs volumes aux Archives des Affaires étrangères. On y voit les détails de la terrible brouille avec son secrétaire, l'ubbé Dufour.

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Le seul prélat qui ait paru et qui se soit fait tuer dans l'armée royaliste est M. de Hercé, évéque de Dol. Celui-là n'obéissait point à des considérations humaines. El même à un Conzié, à un Maury, à ces ambitieux qui s'en vont s'agitant, bourdonnant, prophétisant, remplissant Rome et tous les chemins de l'émigration de leur encombrante personnalité, on pourrait opposer cet homme qui voulut servir la cause monarchique moins en politicien qu'en chouan. Nous connaissons déjà lévéque, son amour de la résidence, sa piété, sa vie angéli«jue. Il y avait de plus en lui un citoyen défiant des nouveautés, partisan résolu de la tradition pour la monarchie comme pour l'Kglise. Membre de l'assemblée des notables, il lit de telles remontrances à Louis XVI sur les projets présentés à la discussion que le roi lui demanda de quel droit il lui adressait ces observations. « Du droit que me donne ma crosse ». aurait répondu révê(|ue. M. de Hercé se montra un des plus ardents adversaires de la constitution civile du clergé, et ne se laissa arracher de son sicge et de son pays qu'au dernier moment, à la fin d'août l'^u, tpiand la situation n'était plus tenable. Réfugié en Angleterre, lévéque de Dol, l'œil fixé sur la patrie, suit avec une émotion poignante les terribles événements de France, et frémit d'impatience, comme évêque et comme gentilhomme, de ne pouvoir s'associer aux luttes et aux dangers des Vendéens et des Bretons. N'y tenant plus, le i" janvier i7<)5, il adresse de Londres aux « ecclésiastiques non assermentés attachés aux fonctions du saint ministère près l'armée catholique et royale de Bretagne », une lettre pastorale qui a je ne sais quelle allure guerrière. Il félicite ces prêtres d'avoir tout sacrifié pour défendre la cause de la religion et de la monarchie contre tant d'attentats et de

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crimes i. Il marque sa pai-ticulière reconnaissance à « ces combattants intrépides qui, si souvent et si courageusement, ont exposé leur vie sous le drapeau d'une armée qui se glorifie du titre auguste d'armée catholique et royale, armée aussi imposante par la valeur et l'activité des chefs cpii la commandent que par son dévouement à la religion et sa fidélité à son légitime souverain; à ces vertueux citoyens, à ces fidèles lîretons qui, se trouvant dans l'impossibilité de prendre les armes, ont rendu d'ailleurs les services les plus signalés, et n'ont pas craint d'exposer leur vie en prodiguant aux ministres des autels, et aux défenseurs de la cause du plus malheureux des rois, tous les secoui*s qui étaient de leur pouvoir ».

(iCS pages, écrites au commencement de 1795, font pressentir que M. de Hej'cé ne pourra se défendre de prendre part à l'expédition de Quiberon qui se prépare pour le printemps. Il se consume d'impatience en Angleterre. « Que de cliagrins, dit-il, ont empoisonné depuis trois ans notre malheureuse existence ! » Il y a là-bas des fidèles, ses enfants spirituels, qui souffrent, ([ui combattent pour Dieu et pour le roi, et M. de Hercé, leur père et leur j^ontife depuis trente ans, n'est point avec eux pour les soutenir et les consoler. Sa résolution est prise, il va partir. On essaie de le retenir en lui montrant le danger qu'il

I. « Vous avez sacrifié vos biens, votre liberté, votre vie même pour la défense de cette sainte religion que nos pères nous ont laissée comme leur plus précieux héritage... La férocité (les tyrans q«ii ont osé tremper leurs mains dans le sang du plus juste et du meilleur des rois, le noml)re incalculable des victimes qu'ils ont immolées à leur haine et à leurs vengeances; la nature et la cruauté des supplices qu'ils mettent en usage, n'ont fait qu'augmenter votre constance et votre fermeté. Vous êtes environnés de ce guerrier généreux, de ce nouveau Judas Macchabée, que le zèle de la maison du Seigneur a armé contre les ennemis de la religion et du trône, et que la patrie compte déjà parmi ses héros et ses libérateurs. Vous avez, comme lui, bravé les éléments, la rigueur des saisons, les cachots, les prisons, les échafauds, la mort même. Votre récompense est assurée dans la céleste patrie. » Les lettres pastorales de M. Ilercé sont données par Fabbé Guillon, Les martyrs de la foi, i. III, p. 29t-3o4, et la première par l'abbé de LunEUSAC, Journal de l'émigration, i8o3. — Voir aussi Ch. Robert, Urbain de Bercé, éeêque de Dol, 1900, in-S", p. ■}45-4r)8.

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affronte; mais Tévêque de Dol ne veut rien entendre, parce qu'il a conscience d'accomplir un devoir, parce qu'il pense servir, non des intérêts humains, mais une cause sainte pour laquelle il est prôt à verser son sang. On peut l'en croire quand il s'écrie : « Dieu nous est témoin que si, du fond de cette terre étrangère, nous soupirons après le moment de voir finir notre exil, ce n'est ni l'indigence à laquelle nous sommes réduits, ni l'espoir de renti*er dans nos biens, ni l'ambition d'occuper une j)lace éminente, qui excite en nous cette extrême impatience, mais le seul désir de nous réunir au troupeau que la divine Providence nous a confié, de courir après tant de brebis égarées qui, malgré leur infidélité, ne cessent de nous être chères, de consoler ceux qui soulï'rent pour la foi de Jésus-Christ. » Voilà le cri du pasteur, du missionnaire apostolique, titre qu'il a re(;u du Saint-Siège pour toute la Bretagne. S'il meurt en accomplissant cette fonction sainte, il sera martyr. De quel ton il répond à ceux qui lui [)réchent la prudence : « Que peut-il nous arriver cpie de perdre la vie pour Jésus-Christ? Ne savez-vous pas <|u'on a détruit toutes les anciennes reliques dont la France était en possession? Eh bien! nous allons lui en fournir de nouvelles. » Il va donc faire des reliques. Avant de s'embarquer pour Quiberon, il rédige et fait inq)rimer le mandeuient qu'il se propose d'adresser à ses diocésains en mettant le pied sur les côtes bretonnes. Il y baise d'avance la terre de sa chère patrie. Il s'écrie avec émotion : « De tristes récits venaient sans cesse, de l'extrémité des mers, répandi-e l'amertume sur notre vie, et nous faisaient désirer à chaque instant de pouvoir aller nous jeter au milieu de vous pour vous consoler dans vos peines, avec l'espérance que notre courage déconcerterait nos ennemis, ou, s'ils conservaient leur férocité, de vous donner du moins, en expirant sous vos yeux, d'utiles leçons et de grands exemples. » Nous reprenons parmi vous

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notre ministère « dont, quoi qu'il arrive, nous n'interromprons plus les saintes fonctions ». Il y a dans ces paroles l'accent d'im pontife qui croit que sa place est au milieu de spn troupeau, surtout quand ce troupeau est assailli par les loups, et qui veut le défendre, marcher à sa tête et partager son sort. M. de Hercc ne dissimule ni la grandeur du danger, ni l'énergie de ses résolutions. « Mourir à vos côtés, dit-il à ses (idèles Bretons, notre sort nous paraîtra préférable à la vie et nous regarderons la mort comme un nouveau bienfait. » I^a mort vint en elTet. On connaît le sort de l'expédition de Quiberon. Lévéque de Dol, débarqué le i6 juillet 1796, refusa d'abandonner, pour sauver sa vie, ses compagnons d'infortune, (condamné à mort avec son frère et d'autres prêtres, il se montra liéroïque et fut fusillé à Vannes, le 3o juillet, à l'Age de soixante-neuf ans.

Les catholiques, les royalistes, saluèrent en M. de Hercc un martyr. Bien que la cause de Dieu fût au premier rang de ses préoccupations, bien qu'il participât à l'expédition moins en soldat, en giierrier, qu'en prêtre, en aumônier, et que le premier salut adressé à ses diocésains ait été cette parole évangélique : Pax vobis, la paix soit avec vous, les déclarations de ses mandements, les prières qu'il y demandait pour « les princes », pour Louis XVII, l'enfant royal, qui en ce moment même était expirant au Temple, nous rappellent que l'évoque de Dol ne séparait point la cause de la religion de la cause de la monarchie ; mais, en combattant pour l'une et pour l'autre, il croyait remplir un devoir sacré, et marcher en quelque sorte au martyre par un double chemin. On conviendra que cette confusion avait été puissamment aidée par les crimes de la République. Aussi saluons ce héros. Lorsqu'on fait à une conviction sincère le plus grand sacrifice qui soit au pouvoir de l'homme, celui de sa vie, on est sûr de n'être point confondu avec de vulgaires politiciens et de s'ou-

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vrh" la voie, sinon à la gloire du martyre, du moins à l'estime, au souvenir ému de la postérité. On s'explique que M. de Hercé ait voulu qu'il y eût un évéque dans ces armées bretonnes et vendéennes qui avaient compté tant de prêti'es '.

L'évoque de Dol eut occasion de correspondre avec le comte d'Artois, qui devait prendre le commandement de l'expédition 2. Celui-ci fut, en eilct, réclamé par les Vendéens qui disaient en combattant : Où estlei)rincedu sang qu'on nous avait profliis ? Le prince ne vint pas. Réflexion faite, et malgré sa promesse, il ne voulut j)as « aller chouanner ». Il ne comprenait pas comme Henri IV la conquête d'un royaume; il ne i)araissait avoir aucun attrait à recevoir des balles. Ce n'était pas le tempérament du duc d'Engliien qui écrivait qu'un prince « est toujours à sa place quand il est aux coups de fusil ^ ». Tandis (|ue le comte d'Artois sortait ainsi amoindri de cette désastreuse expédition de Quiberon, l'évoque de Dol y concjuérait pour jamais cette estime, nous allions dire cette gloire que la postérité ne refuse jamais au courage et à la foi poussés jusqu'à l'héroïsme.

1. Il paraît que l'évêque de Nantes, M. de La Laurencic, voulait marcher sur les traces de M. de Hercé. Le Moniteur (réimpression du Moniteur, t. XXV, p. 7(Ja) dit que l'évêque de Nantes aurait quitté Londres pour aller à Southampton, le 24 août 1795, s'embanjuer avec lord Moira, dans l'intention de rejoindre l'armée des émigrés, où il devait remplacer comme aumônier l'évêque de Dol, fusillé. A la fin de 1-98, il lit un appel aux Bretons et aux Vendéens pour le rétablissement dtj trône et de l'autel. Cf. Lai.lié, Le diocèse de Xantes pendant la Rt-t'olulion, 1893, II, 201, 202. — « Le débarquement de Monsieur n'ayant pas eu lieu, M. l'évêque de Nantes n'est pas parti. » Lettre inédite de M. de Mercx,'y décembre i-^.

2. Lettre du 18 juin 1794. Archives aflf. étr., ibid., vol. 588, pièce 5;.

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